Blida
Introduction
Le patrimoine musical algérien est riche grâce à la diversité des événements et des civilisations communes au reste des pays nord africains. La musique populaire est un élément culturel très important dans la mesure où elle recèle des valeurs civilisationnelles et culturelles interactives avec la réalité du milieu social.
La musique populaire a contribué à l'éducation des générations à travers ses paroles de grande portée et de bons sens transmis à la société à travers la belle mélodie.
La Wilaya de Blida est une ville d'art et de civilisation grâce à la diversité et la richesse de son patrimoine culturel et artistique. Outre ses caractéristiques locales, son patrimoine culturel et artistique contribue avec le reste des traditions musicales algériennes d'une manière particulière et la musique du Maghreb arabe, en général, à constituer une unité harmonieuse.
Sans trop détailler, nous tenterons de mettre en relief les genres musicaux les plus importants du patrimoine musical blidéen et vous présenter dans ce modeste exposé l'ensemble des instruments musicaux traditionnels propres à la Wilaya de Blida et les genres dans lesquels est utilisé chaque instrument.
Les variétés musicales dans la wilaya de Blida
La musique classique (la musique andalouse)
Histoire de la musique andalouse
L'origine de la musique andalouse est, comme son nom l'indique, un mélange entre la musique arabe et la musique andalouse qui était appelée « El ala ». C'est la musique classique du Maghreb en particulier. Elle était chantée en langue arabe classique (littéraire).
La musique arabo – andalouse a fait son apparition avec Ziryab, élève de Ishak El Mosseli au 9 ème siècle. On lui reconnaît le mérite d'avoir déterminé le système des noubas estimées à 24 avec tout ce qu'il comporte comme genres et modes y compris l'aspect relatif à la troupe musicale. Parmi les musiques qui ont influencé la musique algérienne à travers le temps, on retrouve la musique turque qui a été conservée religieusement par l'Algérie et transmise par l'oralité et la musique. C'est une musique qui obéit à une structuration scientifique et technique précise.
Elle représente l'activité musicale « Hadri », riche de sens, précise dans sa composition. Elle est le fruit d'une civilisation séculaire et produit d'une société civilisée qui a vécu et a évolué dans un environnement commun à tous les pays du Maghreb arabe considéré comme le berceau des « Noubas ».
Le terme « Nouba » a pris ce sens qui lui est restée propre, il est attribué à une séquence ou une œuvre musicale harmonieuse qui comporte des sons instrumentaux et acoustiques et qui adopte dans ses chants l'unité du timbre ou de la gamme (d'où le nom de « Nouba », on dit par exemple « Nouba Maya » c'est-à-dire la « Nouba » composée avec le timbre de « Maya ». avec l'utilisation des différents rythmes et mouvements qui se suivent selon un système précis.
Ce genre appelé par erreur « l'andalou » est surnommé à Constantine le « Malouf » et à Alger « Sana » et Tlemcen « El Ghernati ».
Le terme « musique andalouse » s'est répandu pendant l'ère coloniale et a été adopté par les Maghrébins eux-mêmes.
Cette musique a une grande valeur dans le patrimoine algérien et notamment blidéen car il y a un mélange de caractère religieux et artistique qui donne une touche particulière à la chanson.
Les chanteurs qui interprètent ce genre joignent le sens artistique et la pondération qu'ils puisent de leur position religieuse, de même que les paroles de l'art andalou sont puisées d'oeuvres poétiques « soufie » célèbres inspirées de la vie quotidienne de la société algérienne. Ce genre musical utilise des instruments à cordes dans la mesure où il compte sur le sultanat et le chant improvisé qui s'appuie sur le gosier.
Le nombre de « Noubas » algériennes :
Elles sont au nombre de douze (12) à savoir :
« Edhil », « El medjnaba », « El hocine », « Erraml », « Raml El Maya », « El Ghrib », « Ezzidane », « Essika », « Errasd », « EL Mazmoum », « Rasd Ennil » et « El maya ». En plus des morceaux isolés tels que les « Istikhbarates », « Becharef », « Touchia », « Messadrates » et un certain nombre de « Insirafates » dans le genre du « Maoual ».
Les parties de la « Nouba » algerienne.
Le terme |
Le contenu |
« Daira »
« Moustakhbar Sanaa/Metsalia »
« Touchia »
« Koursi »
« Messadrates »
« Betaihia »
« Koursi »
« Dradj »
« Touchia Insirafates »
« Koursi »
« Insirafates/Insirafates
« Makhless/Makhless
« Touchia El Kamel » |
« Istiftah » vocal
« Istiftah » instrumental
Introduction instrumentale
Préambule instrumental
Premier recueil musical
Préambule instrumental
Deuxième recueil musical
Préambule instrumental
Troisième recueil musical
Préambule instrumental
Quatrième recueil musical
Dernier morceau musical
Dernier morceau instrumental |
« El mouachah », sa définition et ses parties.
Ce sont des paroles assemblées selon un rythme spécifique. Il a été défini par l'Algérien Mohamed Bencheneb comme étant une « Qacida » élaborée pour la chanson.
-« El Mouachah » est une unité artistique harmonieuse que ce soit pour son auteur ou pour le lecteur. Il est constitué de deux parties fondamentales :
- « El Matlaa », « El Kafl », « El Kherdja ».
- « El Beyt » (le vers).
Les rythmes des « Mouchahates » :
Ce sont les grandes tentatives qui n'ont pas précédé ou atteint la sortie des rythmes traditionnelles. Ibn Sina (Avicène) avait relevé qu'elles sont scindées en deux parties :
-Celles qui sont élaborées selon les rythmes des poésies arabes.
-Celles qui s'écartent des rythmes arabes.
La « Nouba »
Elle a été attribuée à l'exécution musicale périodique de la garde du Calife devant les portes du château au moment des prières.
Ces anciennes significations sociales existent toujours à Tlemcen par exemple il y a une « Nouba » qui est exécutée devant les mausolées et les mosquées.
C'est Ziriab qui a organisé la « Nouba » en Andalousie selon la méthode de son Maître Ishak El Mosseli, il a rendu le chant dans la « Nouba » sur plusieurs vers de différents rythmes avec la chanson d'un même genre.
La « Nouba » à Alger se compose de la « Daira » ou la séquence lyrique. Le nom de « Nouba » correspond à Alger à « Sanaa ».
Les instruments utilisés par la troupe musicale (orchestre) andalouse.
Il est à constater que sept (07) instruments musicaux sont utilisés dans l'orchestre andalou :
La « Derbouka », le luth arabe (Constantine), le « Rebab » ( instrument du chef d'orchestre qui joue le rôle du soliste principal), la « Kouitra », la grande « Kamandja »(violon), le « Kanoun » et le « Nay ».
La musique populaire
Elle occupe une place de choix dans le patrimoine musical blidéen.
Elle émane des profondeurs populaires exprimant ses préoccupations, ses ambitions diverses qui l'accompagnent tout au long de sa vie et animent ses cérémonies publiques et privées.
C'est une musique riche et diversifiée dans ses styles et ses chants. Elle jouit d'une grande popularité dans les milieux sociaux modestes d'où son nom.
L'art populaire se caractérise par la « Qacida » (composition poétique) constituée de vers ainsi que les « Mizanes » populaires « El goubahi », « El Berouali », « Bourdjila » et « El Mouzdaouidj » (le binaire). La « Qacida » commence généralement par « El Koubahi » et se termine par « El Berouali » qui est largement suivi par les chanteurs.
Le chanteur dispose de la liberté de choisir entre lire un vers sans le chanter. Le poète peut également ajouter des morceaux de « Khalasse » pour donner une touche artistique différente qui, à son tour, donne plus de vitalité à la musique populaire.
L'art populaire se singularise par son animation des cérémonies de mariage. Les hommes célèbrent les mariages avec un orchestre musical formé du « Ali », « El Meddah » formé de sept (07) musiciens; les femmes également fêtaient les mariages avec une troupe féminine appelée les « M'samaa ».
-La « Sanaa » est un ensemble de morceaux musicaux qui forme les « Noubas », parmi les célébrités de la « Sanaa », le Cheikh (le maître) Mohamed El Kheznadji, un ancien professeur de l'Institut de musique d'Alger, fait partie de ceux qui ont énormément donné à la musique andalouse.
-« El Aroubi » est un chant qui est exécuté généralement par les hommes. Il est formé d'un vers ayant deux ou trois « Aghsane »(pieds) qui se terminent avec un cri c'est-à-dire un chant individuel sur un rythme libre.
-Le terme « Haouzi » signifie « Dahia » est un genre musical dérivé de la musique classique avec un langage et une structuration simples. Bien qu'il soit considéré comme étant un retour à l'ancienne « Qacida » avec une seule rime, il s'appuie essentiellement sur les caractéristiques du dialecte local et ses thèmes populaires avec des paroles et des sens simples usitées par tous et qui expriment les joies et les peines et chantent les merveilles de la nature.
-Le « Haouzi » a hérité le genre musical arabo-andalou mais les rythmes du « Haouzi » et de la musique populaire sont uniques sauf « El Berouali », dans le « Haouzi », il prend l'appellation « Mine El M'samaa ». Parmi les pionniers de cet art : Fadéla Dziria et Meriem Fekkai.
-Un festival national du « Haouzi » est organisé annuellement pour rendre hommage à cet art séculaire et ses précurseurs durant une semaine entre la fin du mois de mai et le début du mois de juin.
La musique religieuse (le chant spirituel).
Les écoles de Blida et Tlemcen ont une grande réputation qui n'a rien à envier à celle des écoles de Tunis et Fès.
La psalmodie s'exécutait sur les différents registres inspirés du vécu et des croyances religieuses notamment au sein des « Zaouias ». C'est un registre riche et diversifié qui est souvent mélangé au genre matériel avec le style populaire et classique.
Ce genre musical est interprété actuellement avec certains instruments musicaux comme le « Bendir » (tambourin) et le tambour.
Un festival de la chanson spirituelle a été récemment organisé à Blida. Il a eu un grand écho au sein de la population blidéenne qui l'a fortement apprécié.
Fiche technique des différents instruments musicaux traditionnels à Blida.
Les instruments sont divisés en trois parties :
Les instruments à cordes :
Le « Rebab »- La « Kamandja » (violon) – La « Kouitra » et le luth arabe.
Les instruments à vent :
Le « Nay » et la « Zorna ».
Les instruments percussion:
Le « Tar », la « Derbouka », le « Bendir » et le tambour.
Les instruments à cordes
Le « Rebab » est un instrument musical arabe à cordes où l'on utilise, pour jouer, les cordes et l'arc. Il est fabriqué à l'aide de peau de chèvre sous forme d'une caisse acoustique cylindrique avec une sorte de goulot au bout duquel on fixe les cordes de part en part à travers un passage qui mène sur le devant de la caisse au niveau de sa partie inférieure ; ceci permet de faciliter la manière de jouer avec l'instrument.
Le son émis par cet instrument dégage une sensation d'affection et de douceur.
Quant à l'arc, il s'agit d'une sorte de petite canne arquée sur laquelle sont fixés des poils de chevaux ou des fibres de palmiers.
Bien que le « Rebab » ne soit doté que d'une seule corde, il permet d'exécuter quatre sons musicaux.
Le « Rebab » a plusieurs appellations. Il existe ainsi le « Rebab arabe » et le « Rebab marocain ».

Mode d'utilisation : Il s'exécute en frottant l'arc sur la corde et en y appuyant avec les cinq doigts de la main lorsque le musicien est un virtuose. Lorsque ce n'est pas le cas, trois ou quatre doigts spécifiques seulement sont utilisés à l'image de ce qui se fait dans le chant « Zedjle ».
Le genre bédouin utilise les trois doigts spécifiques à savoir le pouce, le majeur et l'auriculaire.
Le « Rebab » est l'instrument principale dans la troupe musicale andalouse, ses cordes sont très tendues et c'est pourquoi il produit un son retentissant.
Le « luth » est un instrument musical à cordes d'origine arabe puisqu'il est né en IRAK. On y joue à l'aide d'une plume. Dans la musique populaire, il est considéré comme étant le seigneur des instruments à cordes compte tenu de son ancienneté, son importance dans un orchestre musical et son rôle prépondérant dans l'accompagnement des chants populaires.

Il est constitué d'une caisse acoustique en bois avec un goulot ou col qui lui est relié. Sur l'extrémité son fixées 11 clés qui sou tendent les luth de manière parallèle à la face de la caisse.
Le luth est doté d'ouvertures de tailles différentes appelées « Chemisa » et dont la fonction est d'accentuer le son.
Sur La face du luth on retrouve un petit morceau de plastique destiné à la protéger du choc avec la plume au moment de son utilisation. Le luth comprend cinq (05) doubles cordes. Chaque double corde émet un seul son.
La « Kamandja » (violon) : C'est un instrument à quatre (04) cordes qui, parmi les autres instruments, produit le son le plus aigu. Dans le jargon populaire, on l'appelle « El Kaous » (l'arc). On y joue à l'aide d'un arc tendu par des fils en poils de chevaux.

Son origine remonte au « Rebab » arabe qui a été transmis par les arabes en Andalousie au 9 ème siècle. Il a été développé par la suite grâce aux arabes et les autres. Aux premiers siècles, les arabes l'avaient découvert avec une seule corde. Depuis, ils n'ont cessé de l'améliorer au fil du temps. A partir de ce moment, l'idée de fabriquer des instruments à cordes avec un arc a vue le jours. Parmi les « Kamandjas » les plus anciennes, le « Rebab » dérivé du « Rebab » arabe. Il est parvenu en Europe par la voie de Constantinople en direction de l'Andalousie ou la Sicile où il s'est beaucoup développé et a connu plusieurs modifications dans sa fabrication et ses techniques d'utilisation (position de l'arc, la forme extérieure, le nombre et l'intensité des cordes) pour aboutir à sa forme actuelle au 16ème siècle en Italie.
Le mandole « Snitra » : C'est un instrument de musique à cordes avec un col fin lié à un corps en forme de poire ressemblant au luth. La majorité des mandoles ont quatre doubles cordes. Les autres en ont cinq. La corde s'étend de l'extrémité du col jusqu'à un semblant de pont juxtaposé à la base du corps.
Cet instrument est utilisé à l'aide d'une plume que le musicien tient entre le pouce et l'index de la main droite et qu'il défile sur les cordes en pressant sur celles – ci avec les doigts de la main gauche.
La mandoline a été utilisée dans la musique classique au 18 ème siècle. Actuellement, elle est utilisée dans la musique populaire « Chaabi ».
Le mérite revient à Hadj M'hamed El Anka qui l'a intégrée à la musique populaire « Chaabi ».
C'est un grand instrument avec quatre doubles cordes qui forme la « Nouba » (Mi La Ré Sol ).
La mandoline a été utilisée dans le genre musical « Sanaa » et elle intègre le « Malouf » constantinois à la musique des émigrés tlemcéniens qui ont rejoint la capitale après l'invasion espagnole.

La « Kouitra » : C'est un instrument traditionnel ressemblant au luth répandu en Algérie et au Maroc et qui et indispensable au chant populaire « Chi'r El Melhoun ».
Il est (ou était utilisé) en Algérie, comme le montre la photo, il est caractérisé par quatre cordes à l'instar du luth arabe. Ses cordes sont ajustées comme suit : Ré, La, Mi, Sol.

La première et la troisième corde ont la même épaisseur et il en est de même pour la deuxième et la quatrième.
Le musicien se sert de la « Kouitra » en s'appuyant sur les trois premières cordes, la quatrième Sol étant une réponse d'une manière générale.
Les instruments à vent
Le « Nay » : est un instrument musical traditionnel fabriqué à partir d'un roseau creux, ouvert sur les deux extrémités produisant un son mélancolique. Il est doté de six trous sur la face et un quatrième trou à l'arrière, au milieu du « Nay ».
L'ouverture de Ces trous est calculée suivant la gamme musicale arabe.

Parmi les règles régissant la fabrication de cet instrument : ne pas cueillir le roseau avant qu'il ne soit mûr, le trouer de l'intérieur en commençant à partir de la partie supérieure. Le premier trou doit être petit pour que les suivants soient progressivement plus grands jusqu'à la partie inférieure pour atteindre le diamètre du roseau.
Mode d'utilisation : Le « Nay » est mis sur le flanc de la bouche. L'air est retenu dans la partie droite. Le « Nay » est tenu droit. Lorsque le musicien souhaite exécuter une mélodie ou changer d'octaves hautes ou basses, il bascule vers la droite ou la gauche tout en conservant un volume d'air pour s'en servir en temps voulu afin de produire une mélodie saine.
La « Zorna » : C'est un instrument de musique à vent constitué de deux roseaux. Il est fabriqué en bois.
Pour jouer de La « Zorna », Le musicien souffle dans les deux roseaux. Elle fait partie des instruments de musique populaire répandus notamment au nord de l'Irak, en Turquie et au sud algérien.

La « Zorna » se caractérise par un son très fort. Elle forme avec le tambour un duo indissociable utilisé très souvent lors des cérémonies populaires et fêtes de mariage pour accompagner les danses populaires relevant du patrimoine. C'est sur le son de la « Zorna » que s'exécute généralement la « Dabka » (danse populaire).
Les instruments percussion
La « Derbouka » : C'est l'un des instruments musicaux les plus importants dans les musiques folklorique, populaire et classique indispensable dans un orchestre. Elle assure la régulation du rythme.
C'est un vieil instrument connu par les Babyloniens et les Sumériens depuis l'an 1100 avant Jésus.
 
La « Derbouka » est fabriquée en céramique ou en bois. Elle est couverte dans sa partie la plus large d'un morceau de cuir ou de plastique tendu.
Elle a été et continue d'être utilisée dans les cérémonies de mariage traditionnelles par la troupe de « M'samaa ».
Mode d'utilisation : Le musicien tient la « Derbouka » sous le bras et tape sur la surface avec les deux mains. Il tape au milieu ou sur le côté de la surface en cuir ou en plastique pour produire les deux sons différents utilisés dans le rythme.
L'art populaire utilise la « Derbouka » pour chanter ses poésies et il ne peut s'en passer dans l'orchestre musical. Elle est également utilisée dans la chanson andalouse.
Le « Tar (tambour de basque) : C'est un instrument réputé pour accompagner le rythme dans une troupe de chanson populaire ou andalouse. Il est décoré avec le « Sanoudj » teinté de cuivre.

Le « Def » (tambour de basque) : C'est un instrument à percussion réputé pour accompagner le rythme des chansons. Il est généralement de forme circulaire fabriqué en bois léger à l'image du « Tar » tendu avec du cuir fin appelé « reg ». Il exécuté en tapant sur le milieu du « Def ».

Mode d'utilisation : Chez les professionnels, le « Def » à un secret : la tape au milieu du « Def » produit un son fort et la tape légère sur le côté émet un son faible lorsque le musicien tape au milieu du « Def », le son produit est appelé « Dem » ou « Tem ».
Quant au son léger que le musicien produit en tapant sur le côté du « Daf », il est appelé « Tek ».
Il existe plusieurs types de « Daf » de grand volume tel que le « Bendir »qui est utilisé avec le tambour dans les concerts de chant pour agrémenter le rythme.
Le Tambour : C'est un instrument de musique à percussion de forme cylindrique fabriqué en bois, généralement circulaire avec une ou deux surfaces en cuir tendu sur les côtés. Pour produire un son, On tape sur les deux surfaces.
C'est l'un des instruments à percussion les plus importants dans la musique populaire.

Mode d'utilisation : Il est exécuté soit avec la main ou à l'aide d'un bâton.Il est porté à l'aide d'une corde. Lorsque le musicien désire taper ou rythmer, il utilise un bâton dont l'extrémité est une boule sphérique qu'il tient dans sa main droite et une baguette fine en bois fin dans la main gauche.  
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