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vendredi 31 octobre 2014.
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Mostaganem

Préambule 

 Habitudes et traditions originales héritées par les habitants de génération en génération.

Aussi, nous traitons ici un sujet inédit, c'est celui de l'histoire et des traditions de la ville de Mostaganem antique, riche de par son patrimoine culturel et social qui constitue un des maillons importants du centre du Maghreb (Algérie) riche en événements liés à la vie de ses habitants à travers les générations. Mostaganem a su préserver plusieurs de ses vestiges hérités par ses habitants depuis la nuit des temps ; les enfants d'Algérie n'en connaissent que très peu à travers l'écoute ou la lecture de quelques ouvrages, notamment ceux écrits lors de la période coloniale qui visaient à détruire les liens familiaux de leur passé intellectuel et son histoire civilisationnelle.

Les fiançailles 

La majeure partie des familles mostaganémoises est issue de familles conservatrices à l'instar des villes algériennes. De ce fait, la majorité des filles mostaganémoises restent dans leurs maisons où elles apprennent des métiers traditionnels comme le textile, la broderie, la couture et la fetla (fil doré avec lequel sont dessinés de belles formes sur les vêtements luxueux  «  medjboud » et le galon doré (gros fil de soie doublé avec lequel sont brodés les vêtements, etc.)

Ces métiers étaient considérés comme un fallacieux prétexte pour connaître la jeune fille. En effet, dans certains foyers, la mariée est issue de la même famille, fille de l'oncle paternel, fille de l'oncle maternel, etc.

Aussi, l'endroit adéquat pour connaitre la jeune fille en vue du mariage était le bain maure ou lors de la célébration des fêtes de mariage.

C'est ainsi que la mère qui veut demander la main d'une fille pour son fils doit aller au bain maure à plusieurs reprises à l'effet de lui permettre de connaître la fille idéale ; elle questionne les «  tayabates  » (travailleuses au bain) pour obtenir le maximum d'informations sur la jeune fille et sa famille. Il convient de noter que ces travailleuses assument un rôle important au cours de cette opération de par la connaissance et l'expérience de chaque jeune fille entrant au bain maure, son éducation et sa conduite.

Une fois les éléments d'information recueillis par les femmes, la mère envoie une femme âgée d'une compétence avérée connue pour sa retenue, sa logique saine et respectée de tous. Cette dernière se rend au domicile de la jeune fille sur laquelle a été porté le choix et demande sa main a la famille indiquée. La réponse doit etre par l'affirmative ou la negative ce qui ne doit pas constituer une susceptibilite pour la famille du fiancé. Parfois, la mère se rend elle-meme et évalue la jeune fille sur tous les aspects : beautè, élégance, droiture, éducation, débrouillardise.

Dans certaines familles, la mère du marié donne une petite tape a la jeune fille au niveau de la cuisse a l'effet de connaitre la possibilité de la mariée a endurer les difficultés de la vie, etc…

Si la réponse est favorable, la famille se prépare notamment les femmes (la mère, la grand-mère, la tante paternelle, la tante maternelle, les voisines) dans un délai n'excédant pas 15 jours pour demander la main de la jeune fille.

Ils traversent leur route dans un endroit public comme le marché pour écouter le « fal » (un bon présage) si le mot est bon, cela signifie que la mariee est de bonne famille et si le mot est mauvais la mariée l'est aussi. Dans certains cas, ils se désistent pour avoir entendu un mauvais présage.

A l'arrivée au domicile de la mariee, ils sont accueillis par les parents qui leur offrent du café et des gateaux.

C'est à partir de cette étape que seront conclues les conditions de la dot «  sadak  » et tout ce qui touche aux effets du mariage.

C'est ainsi que la mère de la mariée commence à faire des louanges à sa fille : « vous êtes venus demander la main de notre fille … » et prononce un rituel de bienvenue.

Et la condition ou la dot représentée à travers le «  krafach  » ou collier, les sept bracelets, la bague ainsi que les «  tyafer  » ou «  el djehaz  » qui est le trousseau de la mariée et « l a amama  » (somme d'argent en espèces qui s'appelle «  el kamal  » (qui sous entend la dot telle que définie par les deux parties). c'est la que se termine la mission des femmes.

Suite à cela, les parents des futurs époux se rencontrent d'ordinaire dans un café pour accomplir le reste des formalités à savoir la fixation du jour de la «  fatiha  » du mariage.

El mourakana  

Une fois l'accord conclu, les fiançailles ont lieu, il est procédé par les familles du marié à la désignation du jour « d' el mourakana  ». Généralement ce jour coïncide avec le jour de la «  fatiha  » du mariage (un groupe d'hommes des deux familles avec l'imam). Cette formalité s'appelle «  el malak  ». Les parents du futur marié emportent avec eux quelques cadeaux, un plateau en cuivre contenant du «  makrout  » (gâteaux en forme de losange au miel), des madeleines et du «  torno  ». Au cours de cette cérémonie, une bague en or est déposée sur le plateau, on l'appelle « la bague de la parole ». Cette cérémonie se déroule entre les proches des deux familles.

Les deux familles se mettent d'accord sur « le jour du henné  » qui a lieu quelques jours avant le mariage et parfois, les deux jours se suivent «  hanna et r'foud  » (le mariage a lieu deux ou trois jours aprés la célébration du jour du henné).

Le lendemain, les parents du futur époux prennent en charge les dépenses inhérents à la semoule, le mouton et les gâteaux, cela s'appelle « le dfou'e  » (fiançailles). De même qu'il est déposé d'autres effets répartis en trois (03) grandes tables rondes appelées «  tyafer  ».

«  Le tayfour  » est une table ronde munie d'un cadre en bois fin d'une hauteur de 6 cm . Sur l'une de ces tables. Le henné est déposé avec le sucre, le thé et le café sur la deuxieme table, il y a les gâteaux, sur la troisième les vêtements, beaux tissus et les parfums «  el djehaz  » (le trousseau).

Tout ceci est porté sur les têtes des femmes, des spécialistes en la matière, qui se dirigent vers la maison de la mariée, le soir, ou ils sont reçues par la famille du marié qui leur offre du sucre ainsi que du couscous, du café, des gâteaux et sortent dans la cour où se trouvent toutes les familles reunies autour des «  meddahate  » (chanteuses) qui entonnent des chants religieux ( troupe composèe de cinq (05) femmes qui animent les fêtes en glorifiant le prophète (que la bénédiction et le salut soient sur lui) tout en utilisant des instruments traditionnels comme le bendir, le gallal, la tbila, le chakchak et la derbouka ) pendant que d'autres femmes dansent.

Ensuite, une des parentes fait sortir la mariée enveloppée d'un «  hayk  » dont le visage n'est pas recouvert et les meddahates entonnent des chants religieux et des louanges au prophète (que la bénédiction et le salut soient sur lui).

La mariée s'assoit sur une jatte (en bois) sur laquelle est déposée un oreiller et à ses côtés des petites filles portant des bougies. Il est mis du henné sur les deux mains de la mariée jusqu'aux poignets ainsi qu'au niveau des pieds jusqu'aux chevilles.

Enfin, une femme âgée jouissant d'une confiance en pareille circonstance expose aux présents le «  sadak  » ou offrandes à haute voix qui est ensuite déposé dans un «  feniek  » (coffret spécial ou sont entreposés les bijoux de la femme mariée lors des fêtes).

On commence à regarder ce qui a été offert par les proches de la famille (tel que le père, le frère, l'oncle maternel ou paternel, etc.  

La fête se poursuit jusqu'à une heure tardive de la nuit, ensuite, la mère du marié prend un peu d'henné de la mariée et la met dans la main de son fils ; tout ceci accompagné des youyous stridents, de bougies allumées. Ce cérémonial se déroule au domicile du marié après le dîner.

A l'issue de cette cérémonie, les familles des deux futurs époux fixent un jour pour contracter l'acte légal des liens sacrés du mariage. Ils se dirigent vers «  dar el kadhi  », où la mariée doit être vêtue d'un «  ha?k  » (morceau de tissu en laine de mouton mélangé de soie que doit revêtir la femme comme vêtement en dehors de la maison et qui recouvre l'ensemble du corps).

La femme est accompagnée de son tuteur avec un groupe de témoins, le «  kadhi  » interroge la future mariée en lui demandant son avis sur ce mariage, sa réponse est consentante et affirmative et c'est ainsi que le mariage est contracté.

La cérémonie du mariage 

Un mois avant le mariage, la mère du marié invite un groupe de femmes (proches, voisines, amis, etc.) appelée «  moustadanat  » a prendre un café avec du «  msemmen  » (genre de pates en forme carré cuits à l'huile et trempées de miel).

Les invités sortent pour saluer les familles et les connaissances de la famille du futur marié et dès qu'ils entrent au domicile du futur époux, ils sont arrosés de fleurs d'oranger.

Quant à la mariée, un jour avant son mariage, elle est emmenée au bain maure accompagnée de sa famille et de ses amies jeunes filles célibataires. Dès qu'elle arrive au seuil du bain maure, des youyous fusent de partout et une femme entre avec elle en portant des bougies à la salle de lavage ou (salle chaude) sans oter ses vêtements; elle doit se déshabiller dans un endroit réservé uniquement aux mariées. Après son retour, une petite fête est réservée aux parents de la mariée autour d'un café avec des gâteaux.

Une semaine avant la fête, le marié invite un jeune marié parmi ses amis pour assumer le protocole de l'organisation et l'accueil des invités. C'est un proche du marié qui s'occupe de tous les aspects personnels et des amis proches invités à la fête.

Le premier jour 

Ce jour s'appelle le «  sacrifice du mouton  » (cérémonie pour les jeunes organisée par le marié un jour avant la nuit de noces. Les parents du marié préparent un dîner sous forme de «  saroudane  » (plats de douara, bouzellouf , chorba et salade ).

Ceci concerne les amis conviés par le futur époux. Cette fête débute après la prière d' el icha au domicile du marié ou dans une maison de ses amis. ce sont les us et coutumes en vigueur dans la plupart des cas ; ensuite la fête démarre avec des refrains du groupe musical «  aissaoua  » ou la chanson chaabi est entonnée par des jeunes. Au cours de cette fête, on sert du thé, du café et des gâteaux variés à l'ensemble des invités.

Deuxieme jour 

C'est la journée du dîner et de la nuit de noce ; journée à l'issue de laquelle le marié se rend le matin en compagnie de ses amis au bain maure et avant midi, ils se rencontrent dans un café convenu préalablement où ils se donnent à cœur joie en dansant sur les rythmes musicaux du groupe «  aissaoua  » jusqu'à l'après midi, moment du démarrage du cortège nuptial à la maison de la mariée au moment même où le père du marié organise le déjeuner en l'honneur des invités, parmi la famille, les amis et notables de la ville. Il s'agit d'une grande jatte de couscous avec de la viande recouverte d'un drap blanc et que doit faire sortir le père de l'époux aux hommes. Le premier service est ouvert au profit des notables de la ville. Après le déjeuner, les mains sont levées pour souhaiter les meilleurs vœux aux futurs époux et à la famille ; ensuite, les invités affluent individuellement ou en groupe pour présenter leurs vœux et sont reçus chaleureusement par les membres de la famille du marié. Après ils rejoignent la grande jatte pour déjeuner a tour de rôle.

Dés son arrivée, le marié entre dans sa chambre pour se raser et porter ses plus beaux habits avec un burnous blanc alors que ses amis se délectent avec la troupe des «  aissaoua  » dans la cour de la maison ensuite le marié les rejoint. Un jeune marié asperge les invités de parfum et distribue des pièces de monnaie aux enfants après avoir félicité le marié. Celui-ci se rend au domicile du jeune marié pour se reposer.

Quant à la mariée, elle se prépare en confectionnant son trousseau, une femme réputée pour son expérience la maquille et l'épile avec une patte (sorte de mixture de citron et de sucre qu'on met sur du feu). Ensuite, elle peigne ses cheveux et saupoudre son visage de poudre blanche et met du «  khol  » dans ses yeux et ses cils avec le «  meroued » (bâton fin en bois) et un «  siouak  » sur les lèvres ainsi que le fard a joue et enfile sa robe blanche.

La marièe arrive au domicile du futur marié dans une calèche les femmes entrent pour consommer du couscous avec du sucre et du raisin sec accompagné le plus souvent avec du petit lait ; emportant un «  haik mramma  » et un « burnous » pour homme en poil de chameaux » au moment même où la mariée est prête, vêtue d'un «  haik » et du «  burnous  » et porte une corbeille ou caisse en bois où elle met tous ses affaires,son père lui achète un lot de tissu blanc (pour la draper et ensuite elle se voile avec).

Le père du marié ou un homme plus âgé de la famille du marié vient pour la prendre de son épaule droite et l'accompagner à la voiture. Dans la tradition Mostaganemoise, c'est le grand frère de la mariée qui l'accompagne jusqu'à la portière de la voiture et elle apporte avec elle les pates au miel «  msemna bel assel  » en compagnie de sa grand-mère, sa tante maternelle et sa tante paternelle. Quant à sa mère, elle la rejoint durant la nuit.

Il est de coutume que la mariée se rend chez le saint « sidi belkacem  », elle lui offre la «  ziara  » (de l'argent) qu'elle remet à la «  khdima  » (femme responsable du lieu) cette dernière lui remet à son tour le «  sendjak  » (un bout de tissu vert ou blanc) pour la remercier de sa visite.

Avant le coucher de soleil, elle se rend à la maison du mari et a son arrivèe, elle est accueillie par un groupe de femmes de la famille du mari qui l'entourent en glorifiant le prophète (que la bénédiction et le salut de dieu soient sur lui) et l'accompagnent a sa chambre (ou personne ne la voit).

A ce moment, le marié offre un dîner aux invités de sa famille soit dans sa maison ou dans un jardin de l'un de ses amis ou dans une maison près de la plage. Après le dîner, tous les présents se dirigent au café suscité à partir duquel démarre le cortège avec les chants de la troupe «  aissaoua  » et à coté du mari, il y a deux jeunes : l'un porte deux grandes bougies à sa droite et l'autre deux bouquets de fleurs à sa gauche et cela s'appelle la cérémonie de la «  tebyita  » (la nuit de noce).

Avant son entrée, le marié pose son pied droit sur un œuf non cuit qu'il écrase ensuite, il passe sur «  chentouf louiz  » (fil doré).

Le troisieme jour 

La mariée sort de sa chambre le matin portant une tenue rose et une fête est organisée par les femmes de la famille et certaines invitées en son honneur pour la féliciter. Elles prennent un café avec de la «  msemna  » préparée par la mère de la mariée. Ensuite, les «  meddahates  » commencent l'animation de la fête, accompagnées par les danses rythmées jusqu'à midi.

Après le déjeuner qui est préparé par la mère de la mariée ( chorba et salade ), la célébration de la deuxième cérémonie appelée « el mahdar  » débute (à l'origine « el mahdar  », c'est la célébration de la fête de mariage par les femmes réservée aux femmes et à la mariée).

L'après midi et jusqu'au coucher de soleil, on remarque la chaise de la mariée avec un oreiller blanc et à ses cotés d'autres chaises réservées aux «  kheradjate  » (car c'est la première fois qu'elles sortent depuis leur mariage) à coté des «  barizate  » (il s'agit d'un groupe de femmes mariées qui accompagne les «  meddahates  » et animent la fête par leurs chants.

Après, la mariée sort de sa chambre avec une belle tenue traditionnelle qui est le «  ghelili  ». Il s'agit d'une tenue de «  katifa  » cousue avec de la « fetla  » avec un «  serouel testifa  » d'un tissu doré, sur son cou le «  zerir  » et les chaines. «  Isotoir et crafache chentouf louiz  » et la chaine «  medday  », sur sa poitrine «  cherkat el djouhar  », sur sa tête une chéchia d'origine turque cousue avec de la « katifa  » dorée appelée «  soltani » , au front «  zerir  » et sur lui «  issaba  » ou «  issaba soltani  » ,à droite et à gauche « bezaim et takhalouf  » ainsi qu'un «  tedj et rea'eche et tir el mahdjar  », sur ses oreilles des boucles «  ounais et mekafil  » qui est une grande chaine d'or et de perles et le «  mendil  » appelé «  echedda  » , dans ses mains «  chekkat el messayess  » et sept bracelets liés par un fil d'or  « s ebai'yate  » et un bracelet et dans ses pieds « el brim  » et sur son visage un tissu transparent appelé«  el abrouk  ». Elle est accompagnée par sa belle mère et quelques femmes de la famille qui glorifient le prophète (que la bénédiction et le salut de dieu soient sur lui) et elles sont accueillies par des youyous.

La mariée se lève et se rassoit sur la chaise sept fois et à ses cotés se trouvent « les kheradjate s » et les «  barizates » qui portent les différentes belles tenues traditionnelles.

La fête reprend avec la danse de la femme d'el «  ouazir  » qui a l'insigne honneur d'ouvrir le bal et on lui offre la «  rechka  » qu'elle remet à son tour aux «  meddahates  » et ainsi de suite avec le reste des «  khardjates  » et « barizates  ».

Il est de coutume à Mostaganem que la «  khardja  » représente chaque danse par une tenue différente à l'instar de la mariée ,ensuite vient le tour du reste des femmes après que la mariée ait porte toutes ses tenues traditionnelles.

Après le coucher de soleil, «  el mahtar  » s'arrête, la famille du marié et certains proches restent pour dîner ; ensuite, ils entrent dans une des chambres pour poursuivre la soirée jusqu'à minuit.

L'une des femmes accompagne la mariée jusqu'à sa chambre après lui avoir présenter son beau père et le reste des membres de la famille parmi les hommes.

Après une semaine, vient le jour du «  tarouih  », la mariée se rend au bain maure avec les invitées portant le « ghelili  » ou «  kaftan  » avec la «  chedda  » et prend avec elle une corbeille avec «  el harch  » (tout ce qui est nécessaire au bain telle que la «  fouta  » (la serviette), etc.

A leur arrivée au bain maure, la mariée se déshabille et enfile deux « f outas  » et prend un seau «  salt  » (en bronze) et une tasse sous les youyous stridents des femmes. Elle enlève la première «  fouta  » et y met tous ses bijoux.

Ensuite, vient sa belle mère et la sort du bain, l'une des «  tayyabates  » lui lave le corps et après elle enfile le «  bechkir  » (serviette pour sécher le corps). Après, elle porte une de ses tenues avec la «  chedda  » et elle revient à la maison de son mari (la belle mère se charge des frais du bain) et tout le monde prend un café avec du «  sfendj  » (pattes avec levures en rondelles vides au milieu qui sont frites dans de l'huile) et la fête reprend avec les «  meddahates  » et la mariée met entre ses genoux une serviette rose «  bechkir  » et porte dans ses mains deux bougies que son mari portait.

La fête se poursuit jusqu'à la venue de la belle mère avec le diner qu'elle aura préparé dans sa maison pour les invités.

Le jour du « tehzam  » (le port de la ceinture) qui est le jour suivant, la mariée porte une tenue traditionnelle ( chedda avec kaftan), la belle mère apporte le déjeuner avec du «  trid  », de la sauce et du poulet (pattes fines comme du papier avec laquelle on prépare plusieurs plats parmi lesquels le «  trid  » avec de la sauce et du poulet.

-La « khebya » d'une des vieilles familles 1918

- « El frifli »

-« El djouibi »

-« El melahfa et le « hzam »

- « El abrouk » et les « kmayem »

-« El ghelili » cousu par l'un des meilleurs brodeurs a mostaganem 1918.

- « El mendil »

-« El djabadouli »

-« El kaftan”

- « Serouel karakou »

-« La kmedja »

-Collier “sotoir”

Lles “raa'ech 

-« Echekka – les messayess – crafache- bracelet »

- « El brim – el mahdjar – ceinture doree”

- « Chentouf louizz »

-« Chaine “medday »

-« Issabat soltani »

-« Takhalouf – bezaim »

- Chechia – mekafil et ounais (boucles d'oreilles)

-« Cherkat el djouhar 

-« Issaba et zerir "

-La corbeille du bain couverte a l'interieur par des vetements luxueux

« Tasl » et tasse pour le bain.

- « Khebaya et mansoudj »

 Vêtement traditionnel de la mariee mostaganemoise.

« Chedda mostaganemoise »

« Kaftan mostaganemoise »

Tenue traditionnelle de la « kherradja » mostaganemoise lors des fetes.

 

 

(Touaregs) Tamanrasset

Présentation 

La société targuie est connue depuis les anciens temps pour la préservation de son authenticité. En dépit des vagues de renouveau et de modernisation qui ont traversé la plupart des sociétés dans divers domaines et qui ont failli emporter tout ce qu'elles ont d'authentique et d'ancien, la société Targuie continue de s'agripper aux us et coutumes des ancêtres héritées depuis des lustres. N'étant pas une société isolée de ses semblables, on ne saurait, cependant, nier l'influence que la société Targuie a subie de la part des autres sociétés jadis et à présent.

Parmi ces coutumes :

le mariage traditionnel et ses différentes étapes 

Le choix et les fiançailles

L'acte et la dot.

Les festivités du mariage

La noce

L'isolement

Le choix et les fiançailles 

Chez les Targuis, comme c'est le cas dans d'autres sociétés rurales de manière générale, le choix de sa compagne s'effectue lors des pâturages à travers la vie quotidienne, ou lors des visites familiales. Le choix pourrait également se faire lors des occasions collectives et familiales ou encore lors des mariages pendant lesquels des fêtes l'imzad, tindi ou tazenghart et autres sont animées.

Les jeunes hommes et les jeunes filles parés de leurs plus beaux habits y assistent, et c'est là que le choix de l'homme pour la fille se fait à travers un jeu de séduction. Le choix s'effectue aussi de la part de la femme à travers des chants Tindi et autres variantes locales, où la femme loue les qualités de l'homme qu'elle souhaite épouser sans pour autant le nommer. La mère peut aussi choisir une femme pour son fils à son insu. Le choix s'effectue la plus part du temps parmi la grande famille ou les proches. Il se fait aussi au sein de la même classe sociale ayant le même niveau de vie. Ce choix est souvent tributaire de l'accord des parents et la fille pourrait être surprise par le mariage.

Quant à la période des fiançailles, celle-ci n'est pas limitée dans le temps car elle est sujette à la capacité de la famille de la marie et aux conditions de la préparation du mariage.

Le déroulement des fiançailles 

Le père du marié ou celui qui le représente parmi les membres de la grande famille demande officiellement la main de la fille auprès de ses parents et après concertation de sa famille et leur acceptation du mariage, la nouvelle se répand parmi les membres de la famille du marié et parmi ses proches afin de s'atteler aux préparatifs du mariage.

Les fiançailles sont généralement faites entre alasr et al maghrib . Une grande tente décorée et embellie est alors érigée pour la circonstance. Cette tente est chez la plus part des tribus targuies à l'initiative de la famille du marié. Des moutons y sont égorgés et les fêtes tindi e t tazenghart et autres variantes locales y sont animées et c'est sous cette tente que les deux familles s'entendent sur la dot.

La dot 

La dot est généralement désignée en termes de chameaux, de caprins, et des moutons ainsi que des vêtements, des bagues et autres et une somme d'argent. Le nombre diffère d'une tribu à l'autre en fonction de la capacité du marié et en fonction des aides que les voisins et les amis lui offrent. La dot est donnée la nuit de l'officialisation du mariage qui est généralement un jeudi et il se pourrait que la dot ne soit pas retenue devant les présents.

L'acte 

L'officialisation du mariage ou l'acte se fait généralement chez la famille du marié dans une grande tente (la tente du mariage) où se retrouvent la famille, les proches, les amis, et les invités. Le marié désigne celui qui le représente.

Quant à la mariée, elle désigne son père ou son oncle paternel ou alors son oncle maternel. Après l'acceptation du mariage par les parties de façon solennelle et à haute voix, la fatiha est lue ainsi que quelques versets de la sourate al baqara , accompagnée de prière. L'horaire est dicté en fonction des circonstances et c'est généralement un jeudi. Jadis, cet acte traditionnel est du ressort de l'imam.

Le trousseau de la mariée 

c'est un ensemble de choses nécessaires à la mariée chez la plus part des tribus et il comprend généralement : le henné , le thé , le sucre , la farine , le tabrouq , le ilachen, et autres sans compter la trousse de la mariée qui comprend les vêtements, comme les ihbaqan, les bijoux de toutes sortes, des chaussures en cuir, un voile couvrant la tête et les épaules et tout le corps de la mariée, et quatre bagues en argent. La mère de la mariée reçoit aussi son propre cadeau en guise de reconnaissance pour l'éducation qu'elle a prodigue à sa fille. Ce cadeau est appelle taoussi et c'est généralement un chameau ou un mouton et ce en fonction du rang social du marié. Ce mouton ou ce chameau est ensuite égorgé pour être distribué aux femmes. Tout cela se fait un mardi avec le commencement des festivités juste avant al maghrib chez toutes les tribus.

La fête du mariage 

Les noces se déroulent souvent en été notamment en juillet et en août et ce en guise de la profusion des produits agricoles, le climat qui s'y prête merveilleusement. Tout le monde dort à la belle étoile et à moindres frais.

Après que les deux familles se soient préalablement entendues sur la date du mariage, les femmes se retrouvent pour la préparation du couscous quelques jours avant la fête et les hommes sont chargés d'égorger le chameau et quelques moutons , de nettoyer les tripes et de préparer le malfouf. Quant à la préparation du thé, celle-ci est dévolue à un groupe d'hommes spécialistes en la matière et qui le prépare sur un doux feu de bois. A l'heure du dîner, juste après la prière d' al ichaa, un couscous garni de viande est servi après le malfouf, les tripes et le talbaqat . après que les convives se soient lavés les mains, aidés en cela par un ou deux hommes qui sont chargés de leur offrir de l'eau, du savon et un morceau de tissu, vient alors le moment du thé qui donne un goût spécial à la veille nuptiale.

Les fêtes peuvent être collectives et durent parfois jusqu'à une semaine entière. Des aides proviennent des amis ou des membres de la famille, chacun en fonction de sa situation matérielle et son rang social. Les festivités accompagnées de défilés de mode à la manière traditionnelle continuent et la fête est une occasion propice à la joie, à l'émerveillement, et à la jouissance des variantes locales de danse, de chant, de poésie et du tindi avec de très jolies danses à dos de chameau à travers lesquelles les hommes manifestent leur vertus chevalerèsques. , Des combats étaient également organisés entre cavaliers rivaux et l'enjeu de ces derniers consistait à s'emparer du voile d'une jeune fille ( al akrahi) durant les fêtes du tindi et le meilleur cavalier serait celui qui aura réussi à le récupérer pour son compte. Les chants l'imzad et tanzghart sont souvent aussi de la partie.

Ces festivités constituent aussi une occasion de faire de nouvelles connaissances, et éventuellement de choisir sa compagne. Les touaregs aiment beaucoup le chant et les différentes variantes locales de musique. Les youyous ne s'arrêtent pas, elles aussi, ainsi que les cris forts des hommes qui expriment leur joie pour cette atmosphère festive. Ces autochtones, épris des valeurs de l'union, aiment rassembler les leurs pour faire la fête tous ensemble.

Le marié s'installe chez sa belle famille pour une durée dépassant parfois deux années s'il se trouve être démuni. Mais s'il est aisé, ce dernier rejoint directement sa propre tente juste après la fête.

Quant à la mariée, celle-ci se fait belle, se maquille avec un maquillage local, et se fait tresser les cheveux par une vieille femme pour avoir la bénédiction. Tout ce rituel s'accompagne de youyous et de chants prodigués par les présentes. Ces festivités se font en présence de la famille du marié.

La noce 

Le marié se retrouve avec ses amis dans une tente spéciale où on lui met du henné, tout en psalmodiant le coran. Certains de ces amis le vêtissent d'une gandoura , lui mettent du parfum et du kho l. Ensuite, il sort accompagné d'une délégation sur fond de chants poétiques jusqu'à la tente spécialement conçue pour la nuit de noces laquelle tente est généralement érigée dans un lit de rivière. Il est de tradition chez les touaregs que le marié précède la mariée à la dite tente.

Un moment plus tard, la mariée arrive accompagnée d'une délégation féminine constituée majoritairement de femmes agées sur fond de chants, de derbouka ( al qanât), et de poésie (le poème alyune) consistant en des conseils à l'intention de la mariée comme l'obéissance, la persévérance, et la patience dans la vie conjugale ainsi que la préservation du serment conjugal. Et c'est là, toute la valeur et l'importance réelles du mariage.

Lorsque cette délégation se rapproche de la tente ou se trouve le marié, ces chants se transforment en des éloges à l'égard de ce dernier tout en vantant ses qualités et en le conseillant à son tour aussi.

En arrivant précisément au seuil de la tente, les enfants de la tante maternelle de la mariée se dressent a l'entrée et empêchent la délégation d'y avoir accès jusqu'à ce que le marié ou l'un de ses proches leur offre une paire de mules en cuir. Après quoi, la mariée est autorisée à y entrer.

Le marié s'installe alors d'un coté, et la mariée avec les membres de la famille et les amis s'installent de l'autre, et ce en l'absence de la mère de cette dernière qu'on ne voit pas tout au long des sept jours de fête. Les mariés sont ensuite laissés seuls pour s'adonner au plaisir charnel.

Le ministre  «  elwazir »  

Il s'agit en général d'une personne âgée, mariée, digne de confiance et parmi les amis les plus intimes du marié. Son rôle consiste à lui prodiguer des conseils portant notamment sur la façon de se comporter avec la mariée avant la nuit de noce, car il peut éprouver une timidité, une peur ou une quelconque autre gène et même être victime de sorcellerie. Le marié demeure au sein de la tente pendant sept jours.

L'isolement « el ozoul »

Après les sept jours, le nouveau mari se déplace avec sa femme dans leur propre tente pour entamer leur vie conjugale ordinaire. La femme reste, après l'isolement pendant deux jours dans sa tente suite à quoi, elle organise une réception à l'honneur de la famille à laquelle sont conviés les membres de sa famille et ses proches.

Le jeudi, elle rend visite aux membres de la famille et aux voisins, maison par maison. Ensuite, elle revient chez elle après la prière de l' ichhaa pour entamer le vendredi, le cours de sa vie conjugale …

Il est à rappeler que les cas de divorce sont très rares chez les touaregs, du fait qu'ils sacralisent la vie conjugale, et accordent une place importante à la femme

 

 

 

Boumèrdes

 

Introduction

Dans la société algérienne, le mariage est considèré depuis longtemps, comme un événement d'une grande importance puisqu'il est le moyen légitime de préservation de la descendance, de pérennité et de la continuité des générations à travers les âges et les siècles. La célébration du mariage à travers le pays diffère d'une région géographique à une autre. Chaque région d'Algérie est caractérisée par ses propres cérémonies et coutumes qui lui sont propres et qui sont différentes des autres régions. Cependant, elles convergent toutes vers un même but qui est de fonder une famille, cette dernière représente la cellule principale de la société en plus des liens d'alliance et de rapprochement qui en résulte

 

L'idée du mariage 

Le jeune homme commence à exprimer sa volonté à se marier en ayant quelques comportements et attitudes qui traduisent sa volonté à avoir une épouse. Il commence à montrer sa capacité à assumer les responsabilités ou à montrer des signes de virilités en se laissant pousser la moustache et en donnant une importance particulière à son aspect extérieur, en plus des critiques constantes qu'il émet à l'égard de sa famille, de la qualité des repas et de la tenue de la maison etc.

Le jeune homme fait savoir à sa famille qu'il désire se marier soit en faisant intervenir un membre de la famille qui est dans la majorité des cas la tante maternelle ou la sœur aînée qui informe la mère que son fils désire se marier comme ça peut aussi se faire par le biais de l'un de ses amis qui informera le père de la volonté de son fils.

La famille exprime sa volonté à marier son fils en lui faisant sentir qu'il est indépendant par rapport à eux, en lui aménageant une pièce ou une chambre et en l'incitant à la meubler. La famille peut aussi lui assigner des responsabilités qu'il partagera avec son père, le rôle de la mère consistera à montrer des signes de fatigue en insinuant à son fils qu'elle n'est plus capable d'assumer seule les tâches ménagères, ou en négligeant quelques unes de celles-ci comme la lessive ou le nettoyage de la chambre de son fils, ou en négligeant de lui préparer ses plats préfères.

La famille informe son fils de sa volonté à le marier soit en interposant l'un des proches comme la tante maternelle ou paternelle soit la sœur aînée ou par l'intermédiaire des copains ou amis du fils.

A la quête de la mariée 

Elle se fait par une ou plusieurs propositions et cela après avoir informé la famille de sa volonté à se marier en citant quelques exemples d' autres familles qui ont marié leurs fils.

Une fois la famille informée de la volonté de leur fils à se marier, elle commence à faire quelques propositions concernant les jeunes filles en âge de se marier. Après concertation et étude du sujet sous tous ses angles, la mariée sera ainsi élue. L'étape nouvelle consistera à aborder le sujet des fiançailles et la cérémonie du mariage.

Les fiançailles

C'est à la famille du marié de se déplacer chez la jeune fille qu'ils veulent demander en mariage pour leur fils. Ils exprimeront leur volonté à demander la main de la jeune fille en tenant de longues conversations avec la famille de cette dernière. Une fois qu'ils auront rencontré la jeune élue, la famille du jeune homme déguste un café ou un thé avant de lui remettre une somme d'argent (représentant le droit de echouffa ou thizri ). En cas de refus, la famille du jeune homme remettra la somme d'argent sans toutefois consommer le café. Ensuite, la famille du jeune homme se retire avec civisme dans le but de préserver les liens d'amitié et ce, en exprimant ses remerciements et en renouvelant les visites.

Le marché hebdomadaire représente un lieu important pour les rencontres de voisinage ou des sujets d'ordre social seront exposés et des accords et des arrangements seront conclus. Des problèmes et conflits seront aussi résolus durant cette semaine. Des attitudes positives sont souvent tenues à la fin du marché hebdomadaire, elles se traduisent par l'achat de présents et de viande pour célébrer la résolution de quelques conflits dans la région. D'une manière générale, les accords et le consentement s'effectuent par la rencontre du père du jeune homme avec le tuteur et les membres de la famille de la jeune fille lors du marché hebdomadaire en présence de témoins parmi les habitants de la ville ainsi que leurs familles, ils échangeront les expressions de consentement par des hochements de la tête et par la consommation du café. Ce n'est qu'à ce moment que le père du marié exprime son intention de s'unir avec cette famille en demandant la main de leur fille pour son fils. Ils finiront par fixer la date d'une future rencontre pour célébrer l'acte religieux selon le coran ( al fatiha) . La famille en sera informée immediatement après leur retour du marché hebdomadaire.

L'acte religieux (al fatiha)

Cet acte aura lieu soit à la mosquée, soit au domicile de la jeune fille :

A la mosquée : le père du jeune homme informera l' Imam de la date de la célébration de la fatih a qui réunira le père du jeune homme et sa famille (le grand père, l'oncle paternel, l'oncle maternel) avec le tuteur et les membres de la famille de la jeune fille. l'Imam commencera par adresser d'abord des louanges à Dieu. Il présentera ensuite le marié, les témoins et le tuteur de la jeune fille. Ce dernier dictera ses conditions devant toutes les personnes présentes. Ce n'est qu'après acceptation des conditions par le père du prétendant que l'imam entamera la célébration religieuse de l'union en commençant par une lecture de la fatiha , la première sourate du saint coran, ainsi que d'autres versets coraniques et quelques hadiths du saint prophète qui évoquent le mariage et sa moralité. Après la célébration de l'acte religieux, le jeune homme se lève et serre la main à toutes les personnes présentes, puis embrasse la tête du père de la jeune fille en signe de considération et de respect. Un déjeuner sera aussi offert par le père du marié dans son domicile et toutes les personnes pésentes y seront conviées.

Au domicile de la mariée  : c'est le père de la mariée qui se chargera de designer l' imam et de le convier chez lui afin de soumettre aux présents la liste des conditions et c'est a ce moment que l'acte de la fatiha sera conclu. Le père de la mariée invitera les personnes présentes pour un café et des gâteaux traditionnels.

La préparation de la cérémonie des noces

Une fois l'acte religieux conclu, le jeune homme commence par préparer et meubler sa chambre ou sa maison.

C'est le beau père qui se charge des bijoux de la mariée, il arrive parfois qu'il convienne d'un rendez-vous avec le tuteur de la mariée pour le choix et l'achat des bijoux (une parure en or ou en argent selon l'accord conclu lors de la fatiha). Les bijoux sont en général:

kheit-errouh , hachiet erras ou le diadème orne de « pièces d'or » .

mehazma (ceinture brodée en fil d'or).

emkafel .

el assouar .

redif ou khalkhal .

Les habits des mariés

Le marié achètera les vêtements les plus beaux et les plus élégants qui sont souvent représentés par :

un pantalon large (siroual arbi ) .

une sadria brodée en fils d'or ou d'argent.

m'hazma (ceinture en cuire brodée en fils d'or ou d'argent).

Pour la mariée, c'est le père ou le tuteur qui se charge d'effectuer l'ensemble les achats des articles cités en condition lors de l'acte religieux et qui sont:

la robe d'intérieur ( gandoura ) qui est cousue avec des manches et brodée avec des fils de couleurs (le rouge et le jaune).

la robe sans manches ( djebba ) décorée avec des couleurs vives que la mariée

portera par dessus sa gandoura .

le burnous .

foulard en soie «  meharma » de couleur jaune ou rouge et qui servira de voile

pour couvrir la tête de la mariée.

La cérémonie du mariage 

Le jour de la cérémonie du mariage est fixé par la famille de la mariée après concertation et en informera celle du marié.

Les préparatifs de la fête

Après l'acte religieux, la famille du marié commandera quelques moutons (environ cinq), elle nourrira les bêtes et les engraissera pour la cérémonie du mariage qui se tient généralement une année après l'acte religieux. Les plus beaux et les meilleurs moutons seront sélectionnes pour être offerts à la mariée, la veille de la cérémonie.

L'oncle paternel ou maternel du marié ou des membres de sa famille (ses frères) se chargeront du sacrifice des moutons qui se fera au sein même de la maison de la future épouse. Au retour, la famille de la mariée, exprimera son hospitalité en offrant à la famille du marié le foie des bêtes sacrifiées ainsi que le café et le thé.

Dans un climat de joie et de fête, la mère de la mariée avec des membres de la famille et quelques voisines préparent le repas de la fête (couscous à la viande) tout en chantant et en faisant des youyous.

 

 

La cérémonie  

Une fois la date du mariage fixée, les deux familles invitent les proches, les voisins et les amis au dîner qui se tiendra dans une ambiance de fête et de joie, les invités se présenteront à la fête avec des cadeaux pour la mariée.

La cérémonie du henné

Chez la mariée  :

Une fois le dîner terminé, la famille du marié et ses proches (les femmes et quelques voisines ) se rendront chez la mariée avec une corbeille dans laquelle elles mettront des vêtements qui lui sont destines, des boites de henné, des œufs, des dattes, un peu de lait, de l'eau de fleurs d'oranger, des bougies et une boite d'allumettes; la mère du marie allume les bougies puis mélange le henné avec le lait, l'eau de fleurs d'oranger et les œufs pour symboliser la pureté de la vie des futurs mariés.

La mère du marié commence par étaler le henné dans la main droite de la mariée, c'est à ce moment précis que les voix des personnes présentes retentissent par des youyous, des chants et des belles paroles. A la fin de cette cérémonie, la famille du marié quitte la maison de la mariée et seules deux femmes parmi la famille de la mariée resteront et deux lits seront prépares pour elles et entre les deux lits sera placéle lit de la mariée qui passera la nuit entre ces deux femmes et ce, de peur qu'elle ne change d'avis ou qu'elle ne subisse une quelconque influence.

La tenue de la mariée pour la cérémonie du henné :

La mariée portera pour cette cérémonie deux robes, une intérieure et l'autre par-dessus, qui sont joliment décorées avec des fils de couleurs, elle se couvrira avec un burnous qui est muni d'une capuche pour couvrir sa tête et un foulard qui couvrira son visage. Le front de la mariée sera orné d'un ruban brodé avec des fils d'argent pour lui porter bonheur, tandis que les côtés seront décorés avec des bijoux d'argent et les pieds avec «  khalkhal »  ou  « redif » .

Lors de cette cérémonie, les femmes de la famille des mariés offrent des cadeaux à la mariée (une somme d'argent, des pièces d'or et des louis, des parures de draps et de couvertures, des bagues). Ces présents seront gardés dans une malle en bois destinée à conserver les cadeaux de la mariée lors de la cérémonie du henné.

 

La cérémonie chez le marié

Le deuxième jour de la cérémonie du mariage, la famille du futur époux se déplace en cortège avec à sa tête le père du marié. Tous sont vêtus de somptueux vêtements, des chants et des tambours retentissent et une fois arrivèe chez la mariée, la famille de cette dernière les accueille avec des douceurs, des eaux de parfums.

Après que le cortège de la famille du marié marque un temps de repos chez la mariée en dégustant des douceurs et du café, quelques femmes de la famille du marié sortent les premières puis vient le tour de la mariée de sortir de la maison de son père d'un pas lent et quitte la maison sous le bras de son père. Ceci symbolise sa sortie de la tutelle de son père avec sa bénédiction.

Puis vient le tour du père du marié qui la portera et la placera à l'intérieur du calèche ou sur le dos du cheval qui ainsi conduira le cortège vers la maison du marié dans une ambiance de joie, de chants et de youyous.

L'entrée de la mariée dans sa nouvelle maison

A l'arrivèe du cortège de la mariée à la maison du futur époux, la mariée descend accompagnée des femmes dans sa nouvelle demeure dans une ambiance de chants, de youyous et de coups de fusil jusqu'au grand salon dans le quel la mariée prendra place, les femmes viendront la féliciter en faisant des youyous et en disant de belles expressions (de remerciements).ensuite, la mariée défilera en portant ses plus belles tenues.

Dans une ambiance festive et après la cérémonie du henné le marié seul avec ses amis uniquement, reste éloigné des regards des gens.

Les femmes commencent à chanter sur un air de tambour ou en entendra des youyous de temps à autre pour exprimer la joie.

Les festivités folkloriques se tiendront jusqu'à l'aube, les danses accompagneront les instruments de musique. Dans cette même ambiance, certains groupes se formeront pour jouer à la lutte et au ballon.

les noces 

S'effectuent par l'entrée de la mariée dans la chambre nuptiale ou les époux s'échangeront des cadeaux et de belles paroles. Les youyous des femmes et les coups de fusil pour exprimer les félicitations aux époux, marqueront la fin des noces.

La célébration de la première semaine

La famille de la mariée effectuera une visite chez le marié dans le but de féliciter la mariée et de s'assurer qu'elle va bien, la famille arrive avec des cadeaux, différentes sortes de gâteaux et de la nourriture ( kh'faf , makrout, huile d'olive et gigot d'agneau ). La famille du marié les accueille avec hospitalité en leur ayant préparé un copieux dîner dans une ambiance très festive et le marié en personne veille à leur servir le thé et le café pour exprimer les liens d'amour et de rapprochement des deux familles.

Avant le départ de la famille de la mariée, la belle mère remet des cadeaux aux femmes (tantes paternelle et maternelle et sœurs de la mariée), la mère de la mariée recevra les plus beaux presents en marque de respect et de considération à son égard.

Après une semaine de la première visite, le marié se rend en compagnie de ses parents et de son épouse chez ses beaux parents en portant des presents et des douceurs. La famille de la mariée accueillera ses invités en leur offrant du thé et différentes boissons, ils échangeront des conversations dans la joie et la gaieté. La mariée offrira à sa famille et à ses proches quelques présents et des douceurs (des tissus, parfums et maquillage traditionnel); la famille du marié se retirera en laissant la mariée quelques temps chez ses parents selon l'accord entre les deux époux.

 

El Bayadh

 

Présentation 

A l'instar des villes algériennes, la wilaya d'El Bayadh a ses propres traditions et coutumes qui l'a caractérise notamment les mariages.

La demande en mariage

La fille est demandée en mariage selon les pratiques de chaque région à l'instar des autres régions du pays, les familles choisissent pour leurs fils une fille de bonne famille qui ne s'est pas mariée auparavant. La mère du marié accompagnée d'une des membres de sa famille part à la connaissance de la mariée ainsi que sa famille et elles constatent sa beauté et ses mœurs (éducation).

Elles font la présentation du demandeur en mariage à la famille de la fille et dans le cas ou la fille accepte après avoir recueillit son avis conformément à la charia islamique (chez nous, l'aînée est consultée, son silence vaut son consentement, la divorcée n'obéit pas à cette règle et se prend en charge elle-même)

La corbeille  

c'est une étape qui vient à la suite des autres étapes ou la famille du marié rassemble tout ce qu'il faut comme vêtements, parfums et produits cosmétiques outre les gâteaux, le thé, le café et les dattes etc.…. ) On appelle tout cela «  djhaz » que porte la mère du marié accompagnée d'un groupe de personnes parmi ses proches au domicile de la mariée.

Elles trouvent sa famille à l'accueil et après avoir accomplit le devoir d'hospitalité en offrant à boire et à manger, le trousseau est présenté à toute l'assistance.

El mhar 

Un groupe d'homme se présentent chez la famille pour donner le mhar qui est en fait une somme d'argent remise au père de la fille, ou à celui qui le représente, généralement le plus agé de la famille. Dans cette somme est inclus le montant de la dot et ce n'est qu'à ce moment qu'est fixée la date du mariage, laquelle coïncide souvent avec la fin de saison de la récolte.

En attendant la date du mariage, la famille poursuit la préparation du «  dj'haz »   qui est connu dans la région sous le nom de «  el chorra  »

El dfoua 

Il précède la conclusion de l'acte, il constitue à offrir deux brebis avec des denrées «  semoule, toute sorte de légumes, sucres, thés, cafés, smens, tomate etc. …  »à la famille de la mariée.

Ces denrées servent à préparer le déjeuner ou le dîner de la cérémonie de la fatiha à laquelle prennent part les invités des deux familles.

La fatiha

C'est une cérémonie organisée à l'occasion du contrat de mariage qui se déroule au domicile de la mariée, ou seuls les hommes sont conviés. Après le dîner et autour d'un thé se retrouvent les pères des deux conjoints au milieu d'un groupe de personnes âgées dont un Imam communément appelle «  Taleb  » lequel conclu l'acte de mariage au plan religieux, en posant des questions tels que : ‘ acceptes tu de donner en mariage votre fille x à monsieur y), le père de la fille répond : j'accepte……jusqu'a la fin du discours ». Après l'imam fait des prières de succès du mariage, quant à l'assistance elle récite des versets du saint coran.

El henné  

En ce jour est organisé généralement un déjeuner à l'honneur des femmes appartenant aux deux familles, ainsi que les proches et les voisins. se déclenche alors la grande lièsse emplissant l'horizon de chants populaires «  el goul  », ou retentissent en harmonie les sons des youyous et des tamtams et les bonnes paroles qui fusent des bouches des femmes accompagnées de danses folkloriques appelées danse du «  saf  » (rangèe).

Après le déjeuner qui est principalement constitué de couscous et de viande, la mariée arrive, accompagnée de sa mère ou d'une de ses proches, tête couverte, cette femme l'a fait asseoir sept fois sur la chaise se trouvant au milieu des invités, et vient la mère du marié pour mettre du henné sur la main de sa belle fille.

Observation 

Si la mère du marié est divorcée ou veuve, elle délègue une autre femme, afin d'éviter selon leurs croyance un éventuel divorce.

Le henné est mélangé au sucre du lait et de l'eau de rose, une quantité de henné est mise sur la paume de la main droite de la mariée que l'on couronne avec des pièces de louis, c'est en fait un bijou en or, ensuite la mariée consomme des dattes et du lait

Au moment ou un groupe de fille allume sept bougies et entourent la mariée pour qu'à la du fin rituel elles éteignent les bougies dans le plateau du henné.

Puis, une corbeille couverte d'un joli foulard est posée sur la tête de la mariée au moment ou la mère du marié exhibe les bijoux qu'elle offre à sa belle fille ainsi que les bijoux de cette dernière, c'est alors que commence chacune des invitées à déposer une somme d'argent dans la corbeille et l'honneur du premier ce geste reviens aux femmes appartenant à la famille du marié, le premier montant déposé est appelé «  l'argent des youyous  ».ces montants sont déposés dans la corbeille avec l'aide d'une des proches de la mariée qui a chaque dépot lancedes appels successif jusqu'à la fin. la mariée regagne sa chambre, pendant que la fête continue jusqu'à une heure tardive de la soirée durant laquelle sont servis du thé du café et des gâteaux.

Le jour du mariage ou el rfoud  :(départ de la mariée)

A la date fixée, une caravane est précèdée par un chameau au dessus duquel est installe une chambre en toile en coulours appelée «  el attouche  » ou la mariée prend place. Cette caravane est dirigée par un peloton de cavalier tirant des coups de fusils.

Arrive au domicile du marié, le cortège est accueillit avec des youyous et des tamtams, l'une des proches du marie arrose à l'eau sucre la mariée qu'on installe dans sa chambre appelée «  el hadjba  » ou elle reste accompagnée d'une de ces proche jusqu'à la venue de l'époux après la prière de l' aicha (prière du soir). L'époux rejoint sa chambre en passant sous le pied de sa mère en signe d'obéissance, qui à son tour lui met un collier en pièce louis d'or pour qu'il soit toujours très cher que l'or.

Le marié passe sept jours dans la hedjba et pendant ses sept jours, on entend que des youyous, des chants, du baroud et la ghayta .

El h'zame (ceinture) 

C'est le 7 ème jour du mariage où sort la mariée portant des gâteaux, des dattes et des cacahuettes qu'elle distribue aux invités, elle met aussi un gros morceau de sucre sur ses genoux.

Une vieille femme met autour de la taille de la mariée le h'zam qui est souvent une ceinture en argent. Maintenant c'est le tour de la famille de la mariée de distribuer du thé, du café et des gâteaux à tous les invités.

Il est à noter que la mariée ne met pas la ceinture à partir du jour de la fatiha.

El mkab

Au moment où est offert un dîner par la mère de la mariée aux membres proches du marié, la mariée sort pour les embrasser et recevoir d'eux des sommes d'argent en guise de cadeaux. Et à son tour, elle leur en offre

 

 

Mila

 

Situation géographique

Mila est située au nord-est de l' Algérie, elle est limitée au nord par Jijel et Skikda, à l'ouest par Constantine et Oum El Bouaghi et au sud ouest par Sétif

Cette situation géographique donne une importance majeure à la wilaya, se caractérisant par une diversité du patrimoine culturel et folklorique accompagnée par des traditions et des civilisations innombrables, notamment celles du mariage.

A travers cette situation géographique on peut diviser la wilaya en quatre (4) régions différentes, où l'on distingue des nuances aussi minimes soient-elles dans le domaine du mariage.

La région nord : «montagneuse» elle comprend les communes limitrophes à Jijel et Skikda.

La région urbaine : elle englobe essentiellement le chef-lieu de la commune

La région semi urbaine : elle englobe les grandes communes surtout les proches du chef lieu de la wilaya.

La région sahraoui : elle englobe le territoire du sud du chef -lieu de la wilaya et les communes du sud ouest.

La région restante : elle englobe les zones limitrophes à la wilaya de Sétif .

Le cadre conceptuel du mariage traditionnel  

On entend par le mariage traditionnel tous les comportements, traditions et coutumes et vertus, que connaît cette société. Elle concerne tout ce qui a trait au contrat de mariage conformément à des concepts préalables dans le cadre du respect de la charia et les coutumes de la région accumulées tout au long de l'évolution de son histoire.

Les étapes de la cérémonie du mariage  

La durée varie d'une région à une autre selon l'importance donnée au mariage ,elle peut donc aller jusqu'à une semaine entière, elle peut également être supérieure ou inférieure à une semaine. Cela dépend, évidemment, de la situation financière des parties concertatrices par la cérémonie du mariage.

En tout état de cause, la durée varie entre un maximum d'une semaine et un minimum de deux jours.

Il existe trois étapes pour le mariage :

Première étape : Avant le mariage

Deuxième étape : Pendant le mariage

Troisième étape : Après le mariage

Les préparatifs  

Cette étape est d'une importance capitale au point de constituer la base de la fête ainsi il ne peut y avoir de mariage sans le passage par cette étape.

Elle consiste en la préparation au mariage au sens large du terme, avec des procédures particulières qui précèdent la fête.

A l'image des différences géographiques et sociales qui existent entre les diverses régions de la wilaya avec l'étendue de son territoire et sa richesse, on remarque des différences dans la manière de procéder au choix de l'épouse. Il existe trois modes :

Le critère de lien de parenté,

Le critère de l'union entre les tribus

Le critère de l'entente préalable entre les deux parties.

Il s'agit de l'induction du premier critère avec toutes les conditions que cela implique, tel que la dot, qui peuvent changer d'une région à une autre.

C'est principalement l'embellissement de l'environnement et la singularisation du domicile devant abriter la cérémonie surtout pour les deux parties, c'est aussi l'achat des ingrédients et produits nécessaires à la fête comme les légumes, couscous, gâteaux, et douceurs.

Généralement la première étape des préparatifs commence des l'apparition de l'idée du choix du partenaire se terminer l'avant-veille du mariage.

On remarque que le mode d'invitation est le plus souvent verbal et concerne tous les membres de la famille. Par contre dans certaines régions on a plutôt recourt à la manière strictement traditionnelle qui consiste à designer une personne chargèe de lancer les invitations verbalement et publiquement appelée «  el berrah  » qui en fait part de l'événement dans les souks et ses environs invitant ainsi tous le monde à la fête.

Le mariage 

Comme déjà indiqué, cette étape commence un jour avant le mariage. Ce jour, d'ailleurs il prend plusieurs appellations selon chacune de régions ou il est connu sous le nom de jour ou le soir «  edfia  » ceci tient au fait que c'est en ce jour que l'époux donne la dot en respect à ses engagements le tous dans une ambiance de fête très conviviale. Et c'est en ce jour que sont acheminés à son nouveau domicile, la literie , les effets de la mariée que l'on désigne par «  el djehaz ou choura  ».

En contre partie, les parents de l'époux offrent en guise un cadeau ,une brebis ou un mouton et une quantité de semoule, huile, smen et quelques ingrédients nécessaires à la préparation du dîner…

Les femmes se chargent alors de la préparation du dîner en psalmodiant des chants religieux.

A la fin du dîner offert par la famille du marié commence la préparation de la «  dfia  » qui est un rituel du mariage. C'est en fait la mise en place d'un cortège composé de femmes et de filles accompagnées par un groupe d'hommes qui se dirigent vers le domicile de la mariée pour accomplir quelques procédures et rituels nécessaire comme offrir ce que l'on appelle communément la dot de la mariée représente généralement une parure symbolique en or ou en argent. Vient ensuite le rituel du henné dans une ambiance festive ou prévalant les chants et les youyous propres à la cérémonie. Et en fin de parcours, les deux familles échangent les vœux de bonheur et de prospérité en les accompagnant de chants, de danses et de coups de fusils . La durée de ces rituels varie d'une région à une autre. La famille de l'époux regagne son domicile en attendant le lendemain pour préparer le cortège du mariage.

Le jour du mariage  

Chaque partie, célèbre et prépare ce jour à sa manière. Aussi, chez la famille de la mariée tout est prêt, il ne reste qu'attendre la venue de la famille du marié.

Par contre, chez la famille du marié, l'activité est plus intense. Ainsi, après avoir égorgé les brebis et préparer la nourriture, commencent les préparatifs du cortège ou il est confié à chaque membre une mission bien précise. L'intérêt porte essentiellement sur la préparation et l'embellissement du cortège (le choix du cortège : soit des chevaux ou des voitures).

Le moment du départ est arrêté par les deux parties d'un commun accord. De manière générale lorsque, le domicile de la mariée est proche, le départ est fixé pour l'après midi et s'il est loin le départ est effectué dans la matinée .

Maquillage et habillage de la mariée  

Cette tâche est généralement confiée à un groupe de femmes expérimentées, aidées par des jeunes filles qui maîtrisent l'art de la coiffure et du maquillage, elles font porter à la mariée les plus belles robes pour la cérémonie, puis elle est maquillée de manière traditionnelle avec les produits locaux comme le khoul pour les yeux etc.……en plus du henné mis la veille, la mariée est ornée avec soit de l'or ou de l'argent.

Généralement la robe de la mariée est une gandoura de couleur blanche, conçue spécialement pour la circonstance. On la couvre ensuite de la tête jusqu'aux genoux avec un hayek , de manière qu'elle ne puisse pas être vue par les invités jusqu'à ce qu'elle se rende chez son époux.

Quand elle est conduite à sa nouvelle demeure, il faut noter qu'elle reste voilée jusqu'à la nuit de noce.

Partir ramener la mariée

Cette opération nécessite un cortège constitue de chevaux, souvent cela se prépare le matin, après le déjeuner le cortège dirigé par le père du marié part sous les chants de femmes et les youyous des jeunes filles accompagnées par quelques chants religieux et la prière sur le prophète.

Les chants du départ sont différents de ceux de l'arrivée.

A l'arrive et suite aux formalités de bien séance, les invités se reposent un peu autour d'un café et quelques gâteaux, puis commence la préparation pour ramener la fille vers sa nouvelle demeure dans un climat de gaieté chez la famille du marié et de tristesse chez la famille de la mariée du à la séparation.

Le père du marié accompagne sa belle fille jusqu'au cortège, elle monte le cheval et prend place dans la petite maisonnette en gardant toute sa beauté et sa splendeur avec le maintien du voile sur la tête . On doit mentionner ici une pratique en rapport avec la chkima ou ldjame (les reines) connue dans certaines régions rurales ou montagneuses. Il s'agit en fait, d'une action mènée par le frère de la mariée qui consiste à empêcher le cheval d'avancer en le retenant par les reines jusqu'à ce que la famille du marié lui verse une somme d'argent avec tout le rituel qui ceci implique, il faut noter que plus la valeur du montant est faible plus l'acharnement du frère de la mariée augmente au point d'atteindre dans certaines situation la rupture.

Le cortège progresse dans un climat de tristesse chez la famille de la mariée et de joie chez la famille du marié, (il est à signaler que la famille du marié utilise parfois des chansons. Les chants du départ sont différents de ceux de l'arrivée.

Après avoir traversé la distance séparant le domicile familial de la mariée de la nouvelle demeure, arrive le cortège dans une ambiance festive au rythme de chants, des youyous et des coups de fusils, pendant que les enfants se précipitent sur les gâteaux et douceurs jetés au préalable par une vieille dame sur le cortège.

Son beau père l'accompagne jusqu'au seuil de son nouveau foyer. A ce moment précis, une des proches du marié (le plus souvent sa tante), procède à l'arrosage du sol ou passage de la mariée avec de l'eau de rose mélange a du vinaigre, dans le but d'éloigner le mauvais œil et les esprits maléfiques, ensuite la main droite de la mariée est badigeonnée de smen qu'elle essuie au seuil de la porte avant de rentrer dans la cour et rejoindre la place qui lui est spécialement réservée . Pendant ce temps,à l'extérieur et sur la place public est organisée une compétition entre les hommes et les femmes, qui consiste à suspendre un chiffon rouge au bout d'une canne portée par une femme et qui doit être atteint par les coups de fusils tires par les hommes.

Faute d'atteindre la cible, causera la honte pour les hommes.

Après quoi le groupe se divise en deux pour vaquer chacun à la mission qui lui est assignée .le premier groupe de femmes s'attelle à préparer le dîner, tandis que le second se charge de l'accueil des invités, quant aux enfants il ne leur reste qu'à chanter et danser parmi les invités en face de la mariée .

La fête continue jusqu'au dîner où est servi le couscous avec la viande et les légumes dans des terrines connu par ( guesaa ) permettant ainsi aux invités de déguster le copieux repas. On remarque que la priorité du service est accordée d'abord aux hommes puis aux femmes enfin aux enfants. A la fin du dîner commence la préparation de l'inévitable cérémonie du henné qui est partie intégrante du rituel du mariage traditionnel

La fête du henné 

La préparation commence juste après le dîner, avec l'intervention de deux valets appelles (wasfans ) en mettant en place tout le dispositif nécessaire à l'exécution du rituel se rapportant à cette occasion. On instale alors un tapis décoré fait en halfa , pendant que les femmes préparent le henné en chantant et en priant pour le bonheur et la réussite du marié.

A cet instant, le marié, accompagné de ses deux wasfans se esmet au milieu du tapis, pour qu'un vieux notable membre de la famille s'approche et lui mette du henné sur la paume de la main sous le retentissement des youyous et coups de fusils.

Par la suite, la famille et les amis du marié, lui présentent les félicitations et les compliments d'usage en lui offrant des cadeaux. qui prennent dans certaines régions l'aspect d'une aide financière à valeur variable appelée ( Aoun ), et annoncée publiquement et à haute voix par un  « el berrah  » qui indique le nom du donateur sous les youyous des femmes.

A la fin de ce rituel, commence alors les préparatifs annonçant la nuit de noce.

Le lendemain de la fête et l'image des autres rituels, on assigne à la mariée tôt le matin la préparation des «  ghraief , l'effet à tester ses capacités culinaires ».

Poursuivant le rituel, la mariée met ses plus belles tenues et avec le meilleur maquillage pour être accompagnée par un groupe de femmes qui l'installe au milieu de la cour dans un endroit qui lui est consacré pour recevoir les félicitations et compliments d'usage.

Il est à remarquer que la mère de la mariée reste en compagnie de sa fille pour une durée qui diffère d'une région à une autre, à la fin de laquelle, la famille du marié prépare ce qui est traditionnellement appelle « le retour de la maman ».en lui offrant des vêtements, un mouton, de la semoule à l'effet de préparer un repas à l'occasion de son retour.Ceci, constitue la dernière phase du mariage traditionnel dans la région de Mila . 

 

 

Saida

 

Le rôle social du mariage et les critères de sélection de la future mariée

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En plus du rôle que tient le mariage dans l'équilibre humain et la création d'alliance comme cela a été cité dans la religion, le mariage dans la région de Saida et partout en Algérie, joue un rôle social et économique considérable dans :

La conservation de la lignèe.

Le renforcement en nombre de tribus (ou des douars) pour faire face aux guerres ou pour créer une main d'œuvre plus importante sur le plan économique (l'agriculture et l'élevage)

La conservation de l'héritage.

L'histoire qui suivra illustrera les critères d'usage pour la sélection de la future mariée dans la région de Saida

On raconte qu'un homme a demandé à ses deux fils d'effectuer un voyage pour rechercher une épouse pour chacun d'entre eux, les jeunes hommes s'exécutent et accomplissent leur voyage à la recherche de leurs élues. Ils arrivèrent enfin à l'une des tribus où ils s'arrêtèrent pour demander chacun la main de l'une de leurs filles. Les deux frères avaient des critères de choix différents quant au choix de leurs épouses, l'un avait une préférence pour la beauté tandis que l'autre recherchait plutôt « la fille de bonne famille ». L'un des frères avait été informé qu'il y avait une fille d'une grande beauté et pour l'autre, une fille de peau brune mais il accepta quand même de demander sa main vu qu'elle réunissait les conditions qu'il recherchait. Les deux frères se marièrent selon leur choix respectifs. Le résultat fut que les enfants de celui qui a épouse la fille de bonne famille étaient plus courageux et ont réussi dans leurs vies en étant toujours capables de surmonter les difficultés rencontrées dans leurs vies. La descendance du frère qui a choisi la beauté comme condition pour le mariage était à l'opposé de cela. Quand il demanda à son frère pourquoi ses enfants ne sont pas aussi braves que ses neveux, son frère lui répondit par un vieux dicton qui existe toujours dans la région: «  moi j'ai choisi les ancêtres et toi la plastique »

Le choix de la future épouse se faisait généralement parmi les cousines paternelles et rarement en dehors des filles de la tribu ou du douar.

L'un des poètes de la région de saida zeriouel disait :

J'ai dis o fille de mon oncle * tu as dis qu'elle sera tienne

Tu pourras pour supplier lui faire des présents * mais tôt ou tard elle sera mienne.

Un dicton local dit : «  notre huile est dans notre demeure et notre fille est pour notre fils  »

La célébration des fiançailles  

Le père convoque le fils pour avoir son opinion à l'égard du mariage (la question porte sur le principe et non pas sur le choix de la mariée qui est de la prérogative du père) et en général le fils approuve le choix du père. Par la suite le père demandera conseil aux sages et aux vieux du douar pour avoir leurs avis sur la fille qu'il a choisi pour son fils. Le choix se fait parmi les jeunes filles les plus proches de la famille comme les filles de l'oncle paternel. Il est à noter que l'état et le mode de vie de la famille de la jeune fille est un élément important qui orientera le choix, cette dernière doit être issue d'une famille sans conflits entre les parents pour que la fille réussisse à son tour dans sa vie de famille comme ses parents; comme dit l'adage très populaire dans la région: le père doit satisfaire son épouse pour que la fille suive les traces de sa mère. Les qualités de cette dernière entrent aussi en ligne de compte lors du choix de la future épouse

Il est de coutume que la première et la deuxième demande de mariage se soldent par un refus, la main de la fille n'est accordèe qu'au bout de la troisième ou de la quatrième demande. Pour des raisons protocolaires, la famille de la jeune fille ne donne sa réponse qu'après une longue période de silence, ceci dans le but de donner de l'importance à la jeune fille et à sa famille.

Après avoir eu l'accord de principe, la famille du jeune homme se dirige vers la maison de la future mariée ou ils tiendront le dialogue suivant :

Le demandeur: (après avoir salué trois fois le prophète (qsssl), dit: monsieur je suis venu demander la main de votre fille.

Le père de la future mariée ne répond pas et garde le silence, le demandeur reformule la même phrase et le père de la future mariée ne répond toujours pas.

Au bout de la troisième demande, le père de la future mariée répond  : fais ta demande si dieu te le permet.

Le demandeur: je demande la main de ta fille selon le rite musulman et la tradition du prophète (qlsssl), il cite les futurs époux par les noms de leurs mères respectives. Le père : accepteras-tu ma condition ?

Le demandeur  : je l'accepte

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Le tuteur pose ses conditions qui sont assez exagèrèes et difficiles à réaliser : il veut que le cortège de la cérémonie du mariage de sa fille soit dirige par 60 à 70 cavaliers, qu'il soit offert à sa fille 20 tapis, qu'elle soit portée sur le dos d'un chameau (dans une région ou il n'y a pas de chameaux) et dans un abri de soie.

C'est à ce moment là que la dot et les cadeaux sont réellement définis, le tuteur demande ensuite que sa fille soit considérée et bien traitée et qu'elle ne revienne pas malheureuse chez ses parents.

Le plus âgé d'entre eux demandera à fixer la date de la cérémonie du mariage. Cette cérémonie couronnera l'acte religieux et le mariage qui se feront le même jour, comme cela peut concerner seulement l'acte religieux en laissant les noces à une date ultérieure. Cela dépend en général des moyens financiers des familles des futurs époux.

La rencontre à la montagne pour faire la demande en mariage

La demande se fait discrètement avant de l'annoncer officiellement à tous. En fait, les habitants de la région ont recours à ce genre de demande dans un but de discrétion. Le demandeur et le tuteur se rencontrent dans un endroit isolé (à la montagne par exemple) et ce n'est qu'une fois qu'il y a accord qu'un émissaire est envoyé au village pour annoncer la célébration du mariage.

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L'acte de mariage  

C'est l'acte religieux qui est conclu entre un représentant du marié et le tuteur de la future mariée en présence du demandeur (qui a une connaissance parfaite du saint coran et qui est capable de le réciter par cœur). En son absence, c'est l'imam qui se chargera de formuler la demande, il remettra la dot de la mariée ainsi que son cadeau. A cette étape précise, les conditions sont rappelées puisqu'elles sont en fait l'objet d'un accord préalable établi lors de la demande en mariage.

La cérémonie du mariage  

 

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Cette cérémonie durait sept jours et sept nuits au cours desquels des soirées de poésie et de chants se tenaient, ainsi que des jeux de cavalerie et c'était durant ces sept jours que la fête était organisée. La fête ou la cérémonie du mariage était un événement au cours duquel tous les habitants de la tribu ou du douar étaient conviés et participaient tous à son organisation. un cortège de la famille du marié «  ereffada  » composé de plusieurs cavaliers, des notables de la tribu ou du douar ainsi que des personnes que le marié désignait soit pour garder les cadeaux destinés a la mariée, soit tenir la cavalerie sur laquelle la mariée se déplacera. Parfois, l'un des poètes accompagne le cortège. Une fois le cortège arriver chez la mariée, ceux sont les poètes et les sages des deux familles qui commenceront les premiers par échanger des paroles de sagesse et de poésie. La mariée est transportèe sur la calèche si elle appartient a un rang élevé, dans le cas contraire, elle sera transportèe sur le dos d'un ane dont la scelle sera confectionnée en tissus de soie et de cuir. le cortège sera conduit par les personnes désignèes par la famille du mariè.

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La mariée est accueillie et saluèe avec des vœux de bienvenue : au nom d'allah notre tradition nous vient de notre prophète (qlsssl) . Des vers de bénédiction pour la nouvelle mariée dans sa nouvelle maison sont dits par les personnes qui l'accueillent.

Le marié est accueillie à son tour avec des vers et des vœux dit :

*o mon maître le sultan assis sur un trône de menthe * celle qui s'y

Attache ne verra point l'enfer.

*la pigeonne et l'oiseau libres dans le ciel se rencontrent * mon maître le

Sultan…

Des vers sont formules à l'attention du marié pour le saluer avant qu'il n'aille rejoindre son épouse : salut a toi o sultan * tu auras un fils o sultan.

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Lorsque le marié rejoint son épouse pour la première fois, l'une des personnes désignée par la famille du marié surveille la «  hejdba  »qui est le lieu où se trouvent les mariés pour que ces derniers ne soient pas dérangés et pour les servir si besoin est.

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Nous avons évoqué plus haut que l'une des personnes désignèes par le marié veille sur les cadeaux de la mariée de peur qu'il y ait un vol de l'un des articles. En cas de vol, la délégation cérémoniale est alertée en leur disant qu'ils ont été «  trahis  ».

Les personnes désignées pour surveiller les cadeaux sont convoquées et sanctionnées pour leur négligence. Ils commencent par leur demander des choses impossibles comme de rapporter par exemple 1000 porc-épic et 100 héritons et en fin ils leur demandent d'offrir à déjeuner ou à dîner à toutes les personnes invitées (gage).Le vol est une pure simulation dans le but d'offrir une distraction et pour taquiner les invités ou les personnes chargées de surveiller les cadeaux, en montrant ainsi que leur rôle de surveiller n'est pas des plus négligeables. Les invites, en marque de reconnaissance, récompensent les personnes désignées à veiller sur les cadeaux pour leur vigilance.

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Le déjeuner de fête  : c'est un grand festin préparé par la mère de la mariée à l'honneur des invités du jour suivant la fête.

La gasaa  : est un grand repas offert le deuxième ou le troisième jour suivant la cérémonie. . Lors de ce festin, les personnes pressentes collectent une somme d'argent qu'ils remettront à la mère de la mariée.

El h'zam  : le septième jour, une ceinture est mise autour de la taille de la mariée par une femme âgèe pour en recevoir la bénédiction «  la baraka  ». Cette dernière jette ensuite des sucreries sur les personnes présentes.

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le baiser sur front  : les personnes les plus âgées du douar ou de la tribu se réunissent pour permettre au nouveau mariè de leur baiser le front pour exprimer son respect, le mariè vêtu de ses habits de noces, rejoint l'assistance par une issue cachèe, puis, il embrasse le front de sa belle avant de la porter sur son cheval pour l'accompagner chez elle, après lui avoir offert un beau présent de la valeur d'un mouton pour elle ainsi que pour les tantes maternelles de son épouse et son grand-père s'il est encore en vie. Cette tradition s'appelle la «  ziara  » et elle représente le dernier rituel de la cérémonie du mariage dans cette région d'algerie.

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Tindouf

Introduction

Depuis l'aube de l'humanité le mariage a été considéré comme la plus importante des relations humaines, vue son importance pour la continuité de l'espèce humaine, pour cette raison et pour d'autres, toutes les religions et les lois humaines lui ont donnéune grande place, et l'islam comme toutes les religions a insisté et à travers plusieurs versets coraniques et les paroles du prophète Mohamed (QLSSSL), les croyants à s'unir par le mariage, lui donnant des règles pour le normaliser en respect de l'intêret général.

Tindouf comme toutes les wilaya du pays a ses propres coutumes et habitudes dans les cérémonies du mariage qui sont considérées d'un coté comme preuve de la solidité de la communauté de Tindouf et de l'attachement à ses traditions et d'autre part, participent à la protection de l'héritage culturel et artistique de la région.

Dans cet exposé nous essayerons d'éclaircir certains détails concernant la cérémonie du mariage dans cette wilaya située a l'extrême sud-ouest algérien à travers la description de la cérémonie dans le cadre général qui rassemble la majorité des tribus de la région ( Al tahekt et Al rghibat ) et qui a été adopté par d'autres tribus et par des personnalités venant d'autres lieux.

Juste arrivé à l'âge du mariage, le jeune homme commence à penser à celle avec laquelle il partagera sa vie conjugale, généralement, c'est une cousine (la fille de son oncle paternel) et parfois la mère intervient dans le choix de cette dernière en se basant sur l'éducation, les origines et parfois même, la richesse (surtout chez les familles riches). Parfois, c'est le père qui prend l'initiative dans le choix de l'épouse si elle est la fille de son frère ou celle de son ami. Dans certains cas, le mariage est obligatoire après l'accord des parents des deux jeunes gens. Le marié n'avait la possibilité de voir sa femme qu'à partir de la nuit de noces.

Le consentement de la fille est n'est pas obligatoire ..

 

La cérémonie des fiançailles 

La cérémonie des fiançailles varie d'une région à une autre, chez certaines tribus c'est la mère qui se déplace chez la famille de la jeune fille choisie pour demander sa main pour son fils. Si elle en obtient l'accord, le lendemain, les hommes de la famille du marié, se déplacent chez la famille de la future épouse portant avec eux des cadeaux (habits, chaussures, parfums, ...., des fruits et des légumes) dans un grand sac en plus d'un chameau ou un mouton ce que les gens de Tindouf appellent al wadjeb. L'hospitalité est considérée comme un signe d'approbation, puis, ils désignent le jour des noces après l'accord des deux familles. Par contre dans certaines tribus, les conditions du mariage sont détermines par les femmes et après leur entente, vient le rôle des hommes pour légaliser ce mariage qui se déroule généralement à la maison des parents de l'épouse. Alors que dans d'autres tribus, c'est le père du marié qui demande au père de la jeune fille la main de cette dernière.Après réflexion et s'il accepte la demande, la mère de la jeune fille se rend chez la mère du jeune homme pour lui annoncer qu'ils acceptent, cela s'appelle elkelma en attendant que les hommes donnent leur accord sur les conditions (qui portent généralement sur le nombre de têtes de chameaux, même si parfois d'autres conditions sont ajoutées), la déclaration officielle du mariage se fait en présence de l' Imam .

La cérémonie du mariage  

Une fois la date du mariage fixée, les tantes paternelles et maternelles entament la préparation pour la réception des invités, entre temps, la famille du marié prépare une tente supplémentaire «  khaimet al rak  » qui est une salle spécialement préparée pour les jeunes époux. Elle peut être avec des fleurs et des tapis et montée sur des piquets métalliques dans un lieu vaste avec un plafond décoré en rouge ou en bleu «  al benia  », les cotés sont couverts par différentes tapisseries, un décor spécial conçu de fleurs et de lumières est mis en place. La préparation du décor de la salle se fait deux jours avant la cérémonie.

La cérémonie du mariage peut prendre de trois à sept jours suivant le rang social des deux conjoints.

Le premier jour 

C'est une journée consacrée à la remise de « El dfoua  », on choisit généralement le dimanche ou le mercredi, la famille du marié se rend le soir après la prière de Alasr chez la famille de la mariée accompagnée de l 'Imam pour effectuer l'acte du mariage religieux et bénir l'union, des youyous retentissent une fois l'acte religieux conclu, des sons de tambours se font entendre «  Arzam » et qui traduisent la joie des personnes présentes.

Des chameaux sont sacrifiés pour en préparer le festin des noces et recevoir la famille du marié, une grande table est dressée à l'intérieur de la tente, garnie de variétés de plats, de boissons, de toutes sortes de gâteaux, de parfums et de plateaux dans lesquels se trouvent des verres pour y servir le thé.

La famille du marié prend connaissance de la dot, appelée «  el dfoua  »,et qui est composée de parfums, de paniers de légumes et de fruits, d'un chameau, d'un mouton, …, après vérification de la dot, elle sera remise à la mère de l'épouse.

Dans la soirée, on convie les invités au repas de fête et avec eux, les pauvres et les gens de passage.

Entre temps, les femmes préparent la mariée en la couvrant d'habits blancs et de deux péplums, l'un blanc et l'autre noir, en lui peignant les cheveux et en la parfumant avec «  al khowat  » un parfum traditionnel à base d'herbes aromatiques (girofle,….) généralement préparé par la mère.

Le marié portera « aldraa », un pantalon traditionnel « stem », un foulard couvrant son visage « ckshat  ».

Parfois, la mariée marche jusqu'à rejoindre son époux qui l'attendra avec une couverture à la main pour l'y envelopper, comme elle peut le rejoindre à dos de chameau. Pendant ce parcours, une bagarre est simulèe et au cours de laquelle le marié est battu pour faire tomber la mariée. Cela est pratiqué pour montrer les forces physiques et de caractère des deux époux.

Le deuxième jour 

Au lever de soleil du jour suivant la nuit de noce, le marié jette des bonbons aux femmes «  al aada  », cette coutume n'est pas celle de toutes les tribus.

D'autre part, l'épouse entame la phase de drible appelée « al taraough  » qui est une coutume particulière du mariage dans la région de Tindouf. Tôt le matin, la mariée est prise par l'une de ses amies dans un lieu inconnu pour être coiffée par une spécialiste de tresses traditionnelles et elle lui fera porter des pierres précieuses de toutes les couleurs, puis vient le tour de la maquilleuse au henné qui mettra tout son talent au service de la mariée pour lui colorer ses mains et ses pieds, ses amies chercheront sa cachette et celle qui la trouvera la première sera récompensèe par un cadeau, une fois retrouvée, elle sera conduite vers son mari qui payera la coiffeuse, cette action est appelée «  al tafoukit  ». Si par contre, la mariée n'est pas retrouvée, cela sera considèré comme un échec. La cachette peut durer jusqu'au sept jours pendant lesquels le cérémonial continue d'être célébré.

Traditionnellement, l'épouse ne quitte pas immédiatement avec son mari la maison de ses parents, elle peut passer avec lui une semaine à six mois. Parfois, elle reste avec son mari chez ses parents jusqu'à la naissance de leur premier enfant.

En quittant la maison de ses parents, la mariée tindoufiènne doit porter«  al fesha  » qui est une mallette de bois dans laquelle sont disposés, en plus de ses effets personnels, des foulards, des parfums, des chaussures, des couvertures, des peplums, «  amsar  » qui est une pochette de maquillage, des vêtements pour les parents du mari, ses frères et ses sœurs, (c'est à dire que chacun a sa part d'al fesha ). Un mouton est aussi prévu pour offrir aux beaux parents etc.

 

La famille du marié invite quand à elle, les parents de la mariée et leurs amis pour fêter l'arrivée de la femme de leur fils, on appelle le jour ou l'épouse quitte le foyer de ses parents vers la maison du mari el tguaad . Un dîner est préparé pour rassembler les membres des deux familles.

 

 

Les types d'habits 

L'habit du marié

Al draa : un large vêtement d'une pièce avec un trou sur la droite ou la gauche, souvent, blanc ou bleu, se porte plié sur les épaules, il est fabriqué à partir d'un tissu de haute qualité et très coûteux. Cet habit est brodé en fil d'or autour du col.

Pantalon stem  : un pantalon traditionnel court (demi jambe) ouvert au niveau du genoux, il est brodé à l'extrémité inférieur, l'harmonie des couleurs avec celles de la broderie d' al draa  est respectée.

Al ckshat  : une longue ceinture en cuir qui sert à serrer le pantalon stem , une épée est jointe à la ceinture.

Al selhem ou al bernos  : n'exige pas une couleur particulière.

L'habit de la mariée :

Al melahef  (les péplums ou les peplos) fabriqué d'un long morceau de tissu et

Sert a couvrir la tête et le corps de la femme, il y a des dizaines de sortes de péplums:

Péplum noir et blanc  fabriqué d'un tissu appelle al chkika .

Péplum lensasse  : en indigo fabriqué à partir d'un tissu coûteux importé de la région des touaregs.

Péplum faz al thmirat en noir et indigo.

Il y a différentes sortes de tissus servant a concevoir les habits traditionnels des mariées, parmi eux: alwakh, alhif, mnibet (tissu brode), alsilk, lkhyata, alkoumiri, kniba , al ghlid,…

Les bijoux «  al dyar  »: sont le plus souvent fabriqués à base d'argent massif et de pierres précieuses.

Les plats du festin de noce  

Parmi les plats du festin nuptial

 

albanafa  : un mélange de foie (qui se coupe en petits morceaux) et de graisse de la bosse du chameau ( aldourwa) est mis dans un grand récipient dans lequel on ajoute de la viande de chameau.

Le couscous  : on met une grande quantité de viande sur le couscous, le rôti de viande : «  lelarak  », on porte a cuisson de la viande dans une grande jarre bien fermée et qui ne doit contenir ni eau ni légumes, qu'on laissera suer a point. Ce plat sera ensuite servi aux convives.

tedkit  : ce plat contient de la viande séchèe de chameau qui sera écrasée dans un grand pilon «  al mehras  », en y ajoutant de la graisse de la bosse de chameau. C'est un plat qui se sert en général, chaud.

khobz « almela » : c'est un pain cuit dans le sable et les cendres,

al balghmen  : est aussi un des repas de fête dans la région de tindouf.

les chants et les danses traditionnelles  

Il n'y a pas si longtemps, les habitants de la région de tindouf célébraient la nuit de noces ou lylat al telbes par des chants religieux comme al borda ,  al hamazia et d'autres chants populaires. La chanson populaire est considérée comme l'un des piliers de l'héritage culturel de la région, sa particularité est inspirée du dialecte populaire ( al lehdja al hassania ) qui est en synergie avec les mouvements des mains et des doigts des danseuses et en harmonie avec les sons du tambour traditionnel ( arzam ). Dans leur danse, les hommes font « al kenka  » qui est une danse accompagnée des applaudissements des femmes qui chantent leurs airs favoris comme ; «  el bloutou, tibiti » , mon souhait ( omniati) , moi je n'oublie pas, et toi aussi «  ana la anssa waanti la tensay ». Tout ce folklore se fait sans oublier de saluer le prophète (qlsssl) parmi les plus importantes danses populaires : el kazra, el nakcha, el dofra, el assabi, tretimat al chraa , mais serbat , al adjem , jaguar

 

Les hommes et les femmes se partagent la piste de danse ou ils dansent tour à tour avec chacun une touche personnelle, se sont généralement des danses inspirées de la nature et qui expriment la beauté et l'amour.

La danse peut illustrer les coutumes de la vie quotidienne de la femme de Tindouf, qui peut se lire à travers ses gestes et ses mouvements de danse.

Conclusion 

Tindouf est située a l'ouest du Sahara algérien, elle reste une région d'une dimension culturelle locale, régionale, et continentale très importante, elle maintient ses traditions qui sont pratiquées jusqu'a nos jours. Ces traditions et coutumes de Tindouf représentent un symbole des relations sociales et de leur héritage culturel qui se transmet à travers les générations de l'histoire de la région

Enfin, par notre modeste contribution, nous avons essaye, a travers ce texte, de transmettre et de reprendre aussi fidèlement que possible, les coutumes et les traditions de la région de Tindouf dans la célébration du mariage, sans prétendre que nous avons réussi a rassembler et a explorer tous les éléments culturels et traditionnels qui restent très vastes. Nous espérons inspirer les chefs des tribus de la région et ceux que cela intéresse, à reprendre le sujet qui est riche de par son mélange culturel issu du mélange des tribus locales avoisinantes.

Tindouf restera un terrain culturel fertile dont la littérature populaire et l'histoire ne demandent qu'a être dévoilèes.

 

 

Tébessa

 

Introduction

La wilaya de Tébessa a toujours été une région de transite entre l'orient et le Maghreb qui a vu défiler successivement de nombreuses civilisations .Ceci a favorisé l'enrichissement de son patrimoine culturel et civilisationnel diversifié qui remonte à l'aube des temps.

Elle recèle des vestiges et des monuments historiques qui s'ajoutent au patrimoine culturel matériel et moral répartis a travers tout son territoire et varie selon les coutumes et les traditions qui l'identifient par son attachement à la langue, la religion, et aux rites. Pour l'illustration de ce qui précède, voici un exemple de mariage traditionnel célèbre dans la région de Nmemcha .

Les fiançailles

C'est le moment où la famille de la mariée est informée de la visite des parents du futur marié à l'effet de soumettre la demande en mariage qui doit aboutir a un accord ou un refus, en cas de l'accord , un rendez-vous est fixé pour célébrer les fiançailles.

La famille du futur marié devant se rendre au domicile de la mariée est généralement constituée d'un groupe d'hommes et d'un autre de femmes composés respectivement de son tuteur ou son grand père en compagnie de ses oncles paternels et maternels sa mère ou sa grande mère ainsi que ses tantes. L'occasion réunit environ cinquante personnes représentant les deux familles.

Les parents de la mariée accueillent leurs hôtes (famille du futur marié) selon les traditions, en leur offrant des plats de dattes, du lait et du café (Les discutions regroupent seulement les hommes représentant les deux familles).

Le tuteur du futur marié exprime la demande en prononçant la formule rituelle :

" Nous sommes venu avec noblesse demander la main de votre fille pour notre fils ( il cite les prénoms du futur couple ainsi que les prénoms de leurs mères).La réponse du tuteur de la mariée exprime son accord par la formulation du rituel : "Votre demande est acceptée ".

Une fois l'accord obtenu, le tuteur de la mariée fait part de la valeur de la dot qui se constitue de :

un certain nombre de têtes de bétail,

un bijou en or ou en argent,

une quantité de laine,

une somme d'argent «  souared » .

La fatiha

A la fin du rituel des fiançailles, tous lèvent les mains au ciel et prient pour le bonheur du couple et c'est l'imam de la tribu qui récite la fatiha.

Les deux tuteurs fixent la date du mariage et l'annoncent aux présents, des coups de fusils sont tirés pour accompagner les youyous des femmes (zgharit ).

Après quoi, le cortège du marié retourne à son domicile heureux « gourbi  » pour organiser un festin au rythme des chants traditionnels des femmes.

Préparation de la cérémonie du mariage 

De la semaine on pose «  errha » pour préparer la semoule afin de faire le couscous du mariage.Pendant la préparation les femmes reprennent des chants traditionnels « ettawahi  » à ce sujet.

Le premier jour : «  «  elkebch »

les personnes âgées ( hommes et femmes) du coté des parents du marié se rendent chez la famille de la mariée emportant avec eux «  elkebch » (bélier), un foulard «  maharma  » est mis autour de son cou ainsi que de la semoule, l'huile, sucre de forme mehress, etc…

Les parents de la mariée accueillent les parents du futur marié en tirant des coups de fusils et en faisant retentir des youyous et terminer par le sacrifice du bélier.

Le deuxième jour : (el kiswa)

C'est un ensemble de robes et vêtements traditionnels dont elhaf , essafsari el maherma et el melhfa ,le lot sera constituéde quatre unités de chaque vêtement pour être exhibés par les parents du marié avant de les remettre à la mariée.

le cortège formé par les hommes et les femmes du futur marié se rend chez la mariée pour lui remettre el kiswa , pendant ce temps les femmes fredonnent les chants traditionnels «  twahi  » tout au long du parcours reliant le domicile du marié à celui de la mariée tels que :

Ya henia khalek yeddour rakeb ala el messaouer

Khoudou Boukeroune menouer cheb rym el fal

Rayane el kheil ya sayrine ridhou wa attou el khebar

Amen yamel ana el djemil hema ya ain el tir

Ana kaed teht el hial wekhetti tetekelem bel hebal

Terbia el az we dellal kael khouya mazal s'ghir .

A l'arrivée du cortège, les parents de la mariée l'accueillent avec des coups de fusils et les youyous, les femmes rejoignent celles de la mariée et les hommes s'installent dans un grand salon appelé «  dar diafs » décoré avec des tapis traditionnels, les invités et les parents de la mariée se mettent en groupes de huit à dix autour de la «  gassaa » du couscous avec de la viande de moutons.

Une personne âgée, parente du marié applique du henné sur la main de la marie jusqu'aux coudes et sur ses pieds jusqu'aux chevilles et met aussi un bracelet « megoues  » en argent sur l'avant bras et un morceau de sucre à la bouche .

Les parents du marié prennent avec eux «  el argoub » et le cœur tous deux du mouton qui a été ramené à la mariée auparavant, regagnent leur foyer.

Toujours par une personne âgée, le henné est appliqué à l'index du marié ainsi qu'à ses amis.

Troisième jour  :( el doukhela )

La mariée se prépare (elle met du maquillage traditionnel «  el hargous » et «  el kholl » , met aussi ses bijoux en argent et des vêtements qui ont été offerts par le marié et se couvre avec l'hef ) . Dans une ambiance festive, le cortège composé d'un grand nombre d'hommes et de femmes en cavalerie ou bien marchant à pieds (les hommes devant et les femmes derrière), un groupe d'enfant les suit en tenant un morceau de tissu en guise de banderole pour séparer les deux groupes en compagnie des cavaliers en fantasia pour ramener la mariée sur « el djehfa » à dos de chameau ou à pieds dans un « mahfel » .

Au retour au foyer et avant d'y entrer, la mariée reçoit des mains du marié un peu de « dhen » qu'il met sur la porte en présage d'un bonheur que partageront les deux familles.

Une fois à l'intérieur, la mariée est installée dans une grande chambre ou les femmes appartenant aux deux familles l'entourent pour que la fête commence au rythme des chants traditionnels , des youyous et des danses typiquement de la région tels que :

Saala el lah ala ennabi Mohamed  wa ali yessala al llah ala ennabi

Maadjebeni sidi el hadi lebesli lebessa remadi

Chemsek zerkzet fi merahi sala elho ala ennabi

De leur coté, les hommes s'installent tout près, en plein air et entament la fête avec une troupe folklorique qui anime avec des chants à la «  gasba » et le «bendir » orchestrant ainsi la danse des cavaliers en fantasia sous les tirs des coups de fusils.

Vêtu de sa tenues traditionnelles «  gandoura  » , «  bernous »  blanc et « chach », le marié, accompagné de « el wazir » tient dans sa main une canne avec un foulard de couleur verte et couvert par « el hajaba » . Ils s'installent dans une « khaima » décorée par des tapis traditionnels de « Nemancha » , des gtifs , des « hinbul » et « dragas ».

Lendemain, ses amis l'invitent tour à tour chez eux pour un repas et organisent entre temps des jeux tel que  « el bolgha ».

Lendemain de la nuit de noces, (essabahia – ftour)  

Les parents de la mariée rendent visite à leur fille et lui apportent « ettamina »  au même moment et devant l'assistance, un des frères du marié s'approche de la mariée et lui met autour de la taille une ceinture désignée par

« el mahzma  ».

Par ailleurs, les parents du marié préparent eux aussi des plats traditionnels le rfiss et la hssida , puis il est demandé à la mariée de préparer el kessra ( la galette) afin de montrer ses capacités à gérer seule son foyer. Selon les traditions, elle prend un tissu qu'elle fixe parterre à l'aide d'un clou pour afficher la volonté d'assurer la pérennité de son foyer conjugal.

Jeux traditionnels des mariages

Le marié cache la chaussure de l'un de ses amis et la remet à la mariée. Pour que le propriétaire puisse récupérer son du, il doit verser une amende. La fête dure une semaine entière et parfois même plus. Pendant cette période, le groupe  « errahaba » anime des soirées chantantes et dansantes en citant :

Ya fares dja men kebla ya baba hada menhou

mohamed ezzine el khatem la ilaha illa ellah

Kaletlou bekker bekri ledhraa eddis

haya nezour meka we nelaanou bliss

Kaletlou bekker bekri ledhraa ettoub

Yaha nezourou meka nezourou yakoub

Conclusion 

Le mariage en Algérie est célèbre suivant un cérémonial puisant ses sources dans des traditions ancestrales. Si la célébration de cet événement reste, dans ses grandes lignes, plus ou moins identique dans les différentes régions de l'Algérie, certaines traditions locales inspirées et générées par des pratiques ancestrales enrichissent le rituel du mariage et lui confèrent un cachet distinctif d'une localité à l'autre. Ces particularités locales et cette authenticité sont conservées et perpétuèes de génération en génération. Elles sont les vertus cardinales de la diversité culturelle algérienne.

C'est dans le cérémonial du mariage que celle-ci trouve son expression la plus marquante. Cependant, la cérémonie du mariage a connu, dans certaines parties de l'Algérie, des changements découlant de la vie citadine.

Glossaire :

•  assouwared : somme d'argent

•  el gourbi : maison construite de matériaux traditionnels (cailloux, terre, bois etc.…)

•  errha : le moulin traditionnel

•  ettawahi : chants traditionnels sans musique

•  elmaharma : le foulard

•  ellhaf : un coupon de tissu blanc qui couvre tout le corps de la femme

•  essafsari : c'est le même qu'ellhaf

•  elmalhfa : c'est habit féminin long comme la robe mais n'est pas cousu qui se tien des deux cotes de la poitrine de la femme a l'aide de deux pinces en argent

•  elgassaa : un grand plat circulaire creux fabrique en bois ou en argile conçu pour 8 a 10 personnes

•  elargoub : l'os couvert de viande de mouton (le gigot)

•  aldjehfa : une petite tente sur le dos du chameau ou le cheval

•  almahfel : groupe de femme

•  dhen : le beurre salle

•  algasba : la flûte fabriquée à l'aide de bambou utilisée tout simplement en soufflant dedans et en obstruant les trous d'ou s'échappe l'air souffle pour obtenir une mélodie

•  el bendir : ressemble a un tambour mais avec une seule face. son cadre imite celui du tamis, sa face est couverte par un morceau de cuir de chèvre

•  echach : le turban

•  elhajaba : les amis proches du marie (groupe de 10 personnes)

•  elwazir : la personne la plus proche du marie qui s'occupe de son protocole

•  ezzarbia lamouchia : le tapis de nemancha qui représente la culture de la région de tebessa et aussi renommée dans le tissage et la confection de kachabia et de burnous. cette production remonte à l'époque phénicienne .la kachabia et le burnous, en plus du fait qu'ils tiennent très chaud, sont un symbole de notabilité.

•  algtif : un autre modèle de tapis de la région de tebessa

•  el hanbel : genre de couverture fabrique a base de laine

•  eddraga : genre de coupon long fabrique a base de laine. est utilise pour séparer les groupes de femmes des hommes

•  jeu d'el bolgha : le marie vole les chaussures de ses amis et les remets a son épouse qui ne les restitue qu'après le versement d'une somme d'argent

•  ettamina : plat de gâteau prépare a base de semoule d'orge, de dattes écrasées et de beurre

•  elhzem : un cordon en tissu

•  erfiss : plat de gâteau prépare a base de semoule, de dattes écrasées et de graisse de mouton

•  hssida : plat de gâteau préparé à base de semoule, d'eau, de beurre salle et de sucre

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 

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