Le Secrétariat de l’Unesco a été notifié, en février 2018, de la découverte de plusieurs sites du patrimoine culturel subaquatique sur les bancs de Skerki, situés dans les eaux internationales entre l’Italie et la Tunisie. Les États parties à la Convention de 2001 en ont été informés et invités à déclarer leur intérêt à être consultés sur la manière d’assurer une protection efficace du site. L’Algérie, l’Espagne, l’Italie et la France ont alors exprimé le souhait d’être consultés.
Ces bancs se distinguent par une richesse historique et archéologique subaquatique exceptionnelle remontant à la plus haute antiquité. C’est également le lieu de la fameuse bataille navale du banc de Skerki, qui a eu lieu le 2 décembre 1942 pendant la seconde guerre mondiale.
L'Algérie, pour sa part, a officiellement manifesté son intérêt pour ce dossier dès 2018, vu que ce site est proche des eaux territoriales nationales et est historiquement lié à notre pays. De ce fait l’Algérie ne pouvait que se sentir concernée par l’élaboration d’un plan de préservation et de valorisation de ce site.
C’est la raison pour laquelle, le Professeur Toufik HAMOUM Directeur du Centre National de recherche en Archéologie (CNRA), représentant de l’Etat partie Algérie auprès de l’UNESCO pour la convention 2001, consacrée à la protection du patrimoine mondiale subaquatique et élu Membre expert au Conseil Consultatif Scientifique et Technique (STAB) pour cette même convention ; prendra part à la réunion de haut niveau qui aura lieu à Tunis le 10 et 11 juin 2019 pour l’examen des mécanismes à mettre en place pour la protection de ce site exceptionnel, dans le cadre d’une coopération internationale.
Ce cas représente un intérêt majeur pour la protection du patrimoine culturel subaquatique méditerranéen, car il permettra de mettre en place, pour la première fois, un plan de protection du patrimoine archéologique subaquatique dans les eaux internationales.


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