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Instruments de musique traditionnels

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Adrar

Il s’agit d’un instrument en vogue dans toute la Wilaya d’Adrar formé d’un cylindre de 50 à 70 cm. Il est composé d’un morceau de cuir tenu sur le bord du disque circulaire situé au bout du cylindre.

Il est fabriqué avec le tronc de palmier couvert dans sa partie intérieure par un morceau de métal.

 

Le Tambour 

C’est un instrument à percutions utilisé dans plusieurs modes de musique à Adrar. D’antan, il était utilisé lors des fêtes, cérémonies, et visites des Hadjis aux lieux saints ainsi que pour annoncer la guerre ou l’arrivée de conquérants.

Tambour

 

 

Le Goumbri

Il appartient à la famille des instruments à cordes que l’on joue avec une baguette à l’image du « Oud » (luth) et du tambour. Sa forme, son volume, ses gammes et ses fonctions sont différents.

C’est l’un des vieux instruments qui continuent de subsister à Adrar . Il est de moins en moins utilisé depuis le début du 20ème siècle avec la disparition des caravanes sahraouies et l’apparition d’un nouveau système économique et politique mondial qui a favorisé le gèle des activités des villes sahraouies et la marginalisation des cultures locales.

Le « Goumbri d’Adrar » se distingue des autres « Goumbris » par plusieurs caractéristiques comme la forme de la caisse, la qualité du son, les techniques de son utilisation, etc.
Le « Goumbri » est un instrument traditionnel à cordes ayant une caisse en bois appelée « Tara » en forme de cylindre et fabriquée avec la peau de chèvre.
La « Tara » a une ouverture au niveau du goulot qui fait face aux oreilles de son utilisateur. Elle est fabriquée en bois et ressemble à la caisse de l’instrument du tambour et s’appelle également « Tara », les deux caisses ont pratiquement le même volume.
Le goulot ou le «  Draa » est une sorte de bâton de forme cylindrique et avec un diamètre mesurant le double de celui du « Tara » au niveau du goulot.

Le Goumbri a trois cordes au niveau du goulot. Habituellement, les cordes sont loin de la caisse (contrairement au luth) pour que les sons soient plus rudes et pour permettre à son utilisateur de jouer plus à l’aise et suivre le rythme.  
Les cordes du Goumbri étaient fabriquées à base de boyaux de bêtes (intestins) mais actuellement sont remplacés par des cordes en plastique (crochets) et ce pour de multiples raisons notamment la rareté des fabricants de cordes utilisant la même matière et la difficulté rencontrée dans son ajustement du fait de sa sensibilité à la chaleur et la courte durée de son utilisation comparée aux cordes fabriquées avec des crochets.


Le Goumbri

 

Tissemsilt

Le Bendir (Tambourin) : C’est l’un des instruments rythmiques les plus en vogue dans la région.

Bendir

Matière de fabrication : Le Bendir est fabriqué avec du bois en forme de disque. Son diamètre est de 40 cm et est couvert avec la peau de chèvre. On pose sur lui un fil en caoutchouc ou en perles tout au long du diamètre pour agrémenter le son de la mélodie.

La manière d’utilisation : Pour l’utiliser, on se sert de la main.
Il est utilisé lors des fêtes et cérémonies religieuses dans les Zaouïas, éloges et invitations organisés en hommage aux Saints. Il est également utilisé par les troupes folkloriques à l’occasion d’activités culturelles par des personnes des deux sexes (hommes et femmes).

La Gasba : C’est un instrument à vent. Elle est fabriquée à partir de roseaux avec des longueurs différentes et un nombre de trous variable et ce en vue de diversifier les sons.


La Gasba de longueur moyenne : Elle a six (06) trous et est utilisée dans la chanson bédouine, Kabli, Makhzeni et
La Gasba longue : Elle a six (06) trous et est utilisée dans la chanson sahraouie « AYAY » et Rai.
La petite Gasba : C’est le « Nay », il est utilisé dans la chanson Chaâbie

Manière d'utilisation : La Gasba est utilisée à travers le souffle et le mouvement des doigts sur les trous pour diversifier les sons lors des fêtes et cérémonies par des troupes de chanson bédouine. Seuls les hommes l'utilisent

 

Le Gallal :C’est un instrument rythmique.

Matière de fabrication : Il est fabriqué de la plante du tamarin en forme de disque dont le diamètre varie entre 80 et 90 cm, il est couvert par la peau de chèvre. Il est également appelé instrument de la balance.

Manière d’utilisation : Pour l’utiliser, on se sert de la main.

Il est utilisé lors des fêtes et cérémonies par des troupes de chanson bédouine avec la Ghaita et la Zorna (cornemuse) et est utilisée uniquement par les hommes.

 

La Ghaita : C’est un instrument à vent.

Matière de fabrication : Elle est fabriquée à partir d’une matière métallique (cuivre ou fer). Elle est petite (environ 40 cm de long). La partie supérieure comporte une flûte qui est fabriquée d’une plante qui se trouve dans les rivières. Elle réunit des fils en soie et en perles.

Manière d’utilisation : Elle est utilisée à travers le souffle et le mouvement des doigts pour modifier et diversifier les sons durant les fêtes et différentes cérémonies par les troupes folkloriques. Elle est utilisée uniquement par les hommes. Parfois, le musicien joint le « Mezoued » pour souffler et se sert uniquement de ses doigts

 

Guelma

Les instruments de musique traditionnelle constituent une partie importante du patrimoine musical dans la mesure où ils reflètent la qualité des activités musicales et leur variété que comporte le patrimoine à travers les différentes étapes de son évolution.

Pour aborder le sujet concernant les instruments de musique traditionnels et la distinction de la région de Guelma dans ce domaine, l'élaboration de ce rapport recense les meilleurs instruments, leur utilisation et leurs caractéristiques :

La Gasba  : Elle est appelée « Chebaba », c'est une flûte creuse confectionnée à partir d'un roseau et possède cinq (05) noms : Le « Nay », La Gasba , La « Ghaba », La Chebaba , et la « Menidjra ». Elle est connue à Guelma sous le nom de Gasba. C'est un roseau avec 5,7 ou 8 anneaux appelés « Rakb » où l'utilisateur pose ses doigts en y jouant et entre chaque anneau, il y a une distance de 3 à 5 doigts.

La Gasba , et en rapport avec le nombre, soit à 5 anneaux est appelée « Khemoussia »

Soit à 7 anneaux est appelée « Sebou'ia »

Soit à 8 anneaux est appelée « Themounia »

La Gasba Guelmie a 13 à 14 trous. Certains trous sont enduits de cire d'abeilles selon l'intensité de la voix. L'utilisateur de l'instrument de la Gasba se sert d'un roseau très fin composé de deux parties recouvertes de laine et est utilisée comme moyen de nettoyage après l'avoir trempé dans de l'huile d'olive. La longueur de la Gasba guelmie est de 50 à 65 cm . Son utilisateur est appelé « Gassab ». Il est impératif d'entretenir la Gasba en la teintant avec du henné et en la décorant. Elle a également une serviette en cuivre ou en cuir, à son sujet un poète a dit :

«  Tkelmi tra ya Gasbat el oûd ya mezawka bel hennani

Etfakri tra khir moulak w'koul sâa d'hina

Hezzi tra bessawt el henine ou yesmâa erraked yedjina»

La Zorna  : C'est un instrument à vent en bois. Pour y jouer, Son utilisateur doit y souffler

La Zorna a un son très fort et constitue avec le tambour un duo indissociable utilisé souvent lors des fêtes, cérémonies et danses populaires.

La Zorna guelmie est fabriquée avec deux sortes de bois : L'aubépine et l'arbre de Bouhaddad et parfois le noyer et l'amandier.

La Zorna est retrécie dans sa partie inférieure et dans sa partie supérieure on trouve un morceau appelé « Fhal » du laurier rose ou du pin et sur cette partie, il y a le roseau couvert parfois de cuivre appelé « Sayah ».

La partie supérieure comprend une petite chaîne fabriquée avec du cuivre.

La Zorna comprend huit (08) trous de dimension égale et un petit trou à la fin et dispose d'une serviette pour porter cet instrument. L'utilisateur de cet instrument est appelé « Zernai »

Le Bendir : Il est constitué d'un cadre circulaire en bois muni d'une peau de caprin qui, selon les originaires de la région de Guelma, doit être la peau d'une femelle qui donne un son meilleur.

 

Le tambour  : est une caisse cylindrique en bois avec deux peaux sur les deux côtés liés par une corde servant à fixer le cuir au cadre.

Le tambour est utilisé en position penchée, on y tape dessus à l'aide d'une baguette ajustée et sculptée dans l'une de ses parties sous forme d'arc appelé «  Debbouza  ». Le tambour est porté sur l'épaule à l'aide d'une ceinture pour faciliter son usage d'une main et le roseau fin de l'autre.

Le tambour est souvent couvert d'un tissu orné.


Le Tar  : (Def) : est un instrument de musique à percussion joué à la main. À Guelma, il est connu sous le nom de «  Deffa  » ou «  Tchentchana  ». C'est un cadre en bois circulaire qui comprend quatre ou cinq entailles dans chacune d'entre elles, il y a deux ou trois «  Sanoudj  » en métal (cuivre). Son utilisation consiste à donner des coups sur le cadre de la «  Tchentchana  » avec la paume de la main.

 

Naâma

La majorité des savants s'accorde à dire que la musique, le chant, et la danse existent depuis la nuit des temps.

Les premiers instruments de musique se sont développés avec l'avènement des civilisations humaines. Les anciennes populations accordaient des pouvoirs divers à la musique à travers le contact avec les esprits, l'apaisement des démons, les soins, la bénédiction de la chasse et de la récolte et ce, selon le milieu social où ils vivent et les instruments de musique utilisés.

La Wilaya de Naama est connue par son caractère pastoral prépondérant. Elle dispose d'instruments de musique simples connus par tous les habitants parmi lesquels on peut citer :

La Gasba  : C'est un instrument à vent fabriqué à partir d'un roseau. Elle est utilisée par les peuples du Maghreb arabe dont la majorité est d'origine bédouine pastorale.

C'est un instrument fondamental utilisé pendant le pâturage, lors des fêtes et des cérémonies. Elle continue de faire partie des traditions des habitants de la Wilaya de Naama à ce jour.

La Gasba est fabriquée à base d'un roseau à 6 trous dont la longueur varie entre 40 et 100 cm , utilisée individuellement ou collectivement pour accompagner les chansons et danses en « CHI'R EL MELHOUN »(poésie mélodieuse) et en poésie populaire. Il existe deux types essentiels dans la Wilaya de Naama.

Le « Khemassi » :Il se compose de cinq (05) « Halaqates » et est utilisé dans les chansons longues ou ce qu'on appelle localement le « Tkil » (lourd).

Le « Toulati » : Il se compose de trois (03) « Halaqates » et est utilisé dans les chansons courtes ou ce qu'on appelle localement « El Khfif » (léger).

La Gasba est utilisée uniquement par les hommes.

La Ghaita  : C'est un instrument à vent composé d'un tube de 30 à 40 cm , fabriqué d'un bois fin de l'abricotier, du noyer ou du prunier. Il est formé de sept (07) trous, six (06) dans la partie supérieure à des distances égales et un trou dans la partie inférieure. Celle – ci se termine en forme conique dont le diamètre est de 10cm, quant à la partie supérieure, elle comprend un petit cercle d'os ou d'ivoire ou de métal sur laquelle on pose les lèvres.

C'est l'instrument préféré lors des fêtes en plein air, il est accompagné de danses populaires sous l'impulsion du Bendir.

Il est utilisé uniquement par les hommes.

Le Bendir : C'est un instrument à percussion en cadre de bois circulaire recouvert de peau de chèvre.

Deux ou trois cordes fabriquées à l'aide de boyaux de bêtes sont disposées sur l'instrument de manière symétrique sur la longueur du diamètre pour donner un son singulier.

Son diamètre varie entre 60 et 65 cm .

La peau de l'instrument est souvent décorée par des motifs et des signes teintés de henné et on met un trou dans le cadre en bois pour faire entrer le pouce.

Le Bendir est l'instrument de musique le plus important dans la Wilaya de Naama. Il est utilisé lors des fêtes et des cérémonies avec la Gasba et la Ghaita dans les chansons interprétées par les étudiants pour certaines associations.

Il est utilisé par les hommes et les femmes.

 

Oum El Bouaghi

La Gasba  : C'est un instrument à vent en bois confectionné à partir d'un roseau. Elle est composée de trous qu'on utilise dans le rythme Chaoui en se servant de l'ouverture de la bouche sur les deux côtés en se penchant un peu à l'angle.

Les trous de la Gasba se forment suivant le degré de la voix pour faire sortir les sons musicaux.

Cet instrument a ses spécificités qui s'imposent dans toutes les étapes devant aboutir à son choix soit à commencer par la sélection du milieu naturel et sa collection parmi les roseaux de haute qualité que les adeptes ramènent souvent de Khenchela, El Khroub et Annaba.

 

Il existe deux sortes :

Le roseau male caractérisé par la longueur de la distance entre les séries de trous.

Le roseau femelle caractérisé par la courte distance entre les trous.

Le nombre de trous varie entre 6 et 10. Les trois derniers trous se distinguent par la modification des rythmes musicaux que murmure le musicien vers la fin avec un son distinct comme une empreinte qu'aucun autre instrument ou musicien ne peut rééditer. Parfois, certains trous sont bouchés avec une matière qui ressemble à une pâte à modeler pour aider le musicien à parvenir à un son précis.

L'utilisation de la Gasba est répandue dans la plupart des régions des Aurès telles que Khenchela, Oum El Bouaghi et Batna.

Chaque région des Aurès se distingue par sa Gasba qui reflète l'expression de la qualité de sa musique. Tout visiteur de la région peut découvrir cette différence et la caractéristique que revêt cette voix humaine qui se dégage. Une voix qui laisse imprimer les possibilités de l'instrument naturel et les capacités du musicien par sa manière de jouer.

Son utilisation se limite actuellement aux troupes folkloriques d'accueil qui occupent une place de choix dans les fêtes de circoncision, festivals artistiques et culturels.

Le Bendir (tambourin) : C'est un instrument à percussion de forme ovale ou circulaire répandue à travers la région des Aurès telles que les Wilayas de Khenchela, Oum El Bouaghi et Batna ; il est fabriqué en bois léger bien resserré. Il est recouvert de la peau fine d'agneau et de chèvre. Ses côtés sont ornés de petites particules de cuivre, ses rythmes sont accompagnés de chants de bienvenue des musiciens de Gasba dans les fêtes et cérémonies religieuses et locales. Son rythme diffère selon le niveau des extrémités : bord ou milieu.

Le Bendir est un très vieil instrument connu par les multiples sociétés anciennes.

Le Bouchkioua : C'est un instrument traditionnel fabriqué à partir de la peau de chèvre avec une Gasba où il suffit de souffler pour jouer.

Le musicien qui se sert de cet instrument à vent est muni d'une peau et de deux roseaux pour extraire la voix. Il peut procéder à des changements de rythmes musicaux en posant ses doigts sur les trous.

Aux bouts des deux roseaux se trouvent deux cornes de chèvres et ce pour émettre un son de voix grave. Cet instrument est répandu en grande partie à la ville d'Ain El Beida et est utilisé dans les fêtes et différentes cérémonies.

La Zorna  : C'est un instrument à vent en bois fabriqué à partir d'un roseau qui se ferme par une tête d'ouverture.

En générale, cet instrument contribue au rassemblement des sons et leur diffusion avec une voix grave.

Outre le trou situé à l'arrière, Le nombre de trous varie entre 6 et 8. Il est composé d'une partie supérieure avec une double langue appelée roseau et du corps de la Zorna sur lequel sont répartis les trous et la tête.

 

 

Souk hras

Les instruments de la chanson Bédouine :

Ils regroupent le tambour, la flûte, la «  Zorna  », le «  Bendir  », et la «  Gasba  ».

Les instruments de la chanson folklorique :

Ils englobent : « Mezoued  »(Cornemuse), Bendir, tambour, Derbouka, Zekra ou Zorna .

Le Tambour : il est fabriqué en bois et porte sur ses deux côtés de la peau de caprin, l'un avec la peau de la femelle l'autre avec celle du mâle donnant ainsi un son et un caractère musical différent. Les deux côtés sont reliés par des cordes.

Le Bendir (tambourin)  : il est fabriqué en bois et de la peau de chèvre en forme cylindrique.

La Zorna  : Elle est constituée de deux parties : l'une pour souffler, faite en peau de chèvre avec un trou dans sa partie médiane, et une partie inférieure faite de roseau et de corne de vaches. Il est doté de trous pour émettre des sons musicaux harmonieux.

Le Mezoued (Cornemuse) : Il est divisé en deux parties, une pour souffler et elle est fabriquée de peau de chèvre avec un trou au milieu et une partie inférieure en roseau et corne de vache avec des trous pour sortir des sons adéquats avec le rythme.

 

La Derbouka  : Il y a deux sortes de derbouka, une traditionnelle et l'autre moderne.

La première est fabriquée en céramique et avec de la peau de chèvre, elle est chauffée sur le feu avant son utilisation.

La deuxième est fabriquée en acier et aluminium ou plastique.

En général, les deux donnent le même son musical.

La Gasba  : Elle est fabriquée en bois chez le menuisier et dispose de trous. Elle est utilisée dans la musique Bédouine.

 

 

Tizi-Ouzou

La musique kabyle demeure très peu étudiée. La musique et le chant kabyles sont pourtant d'une grande richesse. Ils jouent un rôle important dans la vie des populations, ponctuant les moments forts de la vie quotidienne: mariage, naissance, circoncision et les fêtes religieuses. Des musiciens et des poètes parcourent des villages et des places publiques pour déclamer et chanter leurs compositions. Les poèmes sont toujours soumis au rythme musical, ce qui fait qu'ils peuvent être aussi bien lus que chantés.

Les instruments de la musique traditionnelle utilisés en Kabylie sont frustes (le plus commun est le tambour appelé diversement t'bel), il faut citer aussi abendayer, thizemmarine, ajouak, l'ghidha). Ces instruments de musique traditionnelle sont utilisés généralement par des troupes musicales appelées idhebbalen. Il existe deux sortes d'instrument; ceux à percussion et ceux à vent.

Zone de Texte:

Troupe de la musique traditionnelle kabyle (idhebbalen )

Instruments à percussion

Abendayer - amendayer:C 'est un instrument à mi-chemin entre le tambourin et la caisse claire. Il ne comporte qu'une seule face de percussion. Il est composé d'un cadre circulaire en bois sur lequel est tendue une peau de chèvre. Deux parfois trois cordes en boyau sont tendues sous la peau entre les points de fixation. Le diamètre de abendayer varie selon les régions, généralement il est de 40cm. Souvent la surface de abendayer est décorée de motifs ou de signes faits avec du henné. Le joueur de cet instrument abendayer (adhebbal) engage un pouce dans le trou percé dans le cadre circulaire en bois, tenant l'instrument verticalement et les autres doigts frappent la peau pour obtenir les sons clairs et graves suivant l'endroit, au centre ou au bord de la membrane. Destiné à marquer le rythme, il soutient les danses et accompagne également les chants et litanies (ameddeh ).

En public, ce sont les hommes qui le manipulent. Les femmes en jouent également pour animer les fêtes familiales.

abendayer

T'bel: Instrument de percussion à baguettes, gros tambour à double membrane.

Le t'bel est le plus ancien instrument de percussion connu dont les origines remontent vraisemblablement au néolithique, les premiers tambours étaient faits d'une calebasse, puis très rapidement d'une peau tendue comme une membrane sur une base en terre cuite ou en bois.

Le t'bel est très répondu en Kabylie. Il est composé d'une grosse caisse cylindrique en bois de 40 à 65cm de diamètre, munie de deux peaux tendues par un laçage continu allant de l'une à l'autre. La caisse de résonance de t'bel se compose d'une seule pièce de bois, ou parfois de l'assemblage de plusieurs cercles superposés. L'instrument se porte en bandoulière, incliné obliquement.

Le musicien ( adhebbal) frappe les temps forts sur la membrane supérieure à l'aide d'une mailloche en bois arqué de grenadier, et marque les contretemps à coups doubles sur la peau inférieure avec une fine baguette de bois d'olivier.

En règle générale le t'bel sert à jouer et à maintenir le rythme de base, mais il peut également, lorsqu'ils sont deux ou plus, composer des variations ou des contre points rythmiques.

Les instruments à vent

- Ajouak (la flûte ): Instrument par excellence de la musique de la solitude. Il était utilisé généralement par le berger. Il ( ajouak) est taillé dans un morceau de roseau d'environ trente centimètres. Il est percé de six orifices à égale distance et n'a pas de bec à l'embouchure. Ajouak s'utilise comme thizemmarine et lghida, la méthode étant de souffler sur la partie biseautée en biais. Il est par excellence l'instrument de musique des poètes mystiques. Il a une sonorité particulière et mélodieuse.

Zone de Texte:

Ajouak

- Thizemmarine: Elles sont confectionnées à partir de deux roseaux accouplés et attachés, émettent un son analogue à celui de la cornemuse. Elle est percée de quatre ou parfois cinq trous disposés en paires. Les tuyaux constituant le corps de cet instrument sont prolongés par deux de bœuf ou de gazelle qui amplifient le son. Les musiciens (idhebbalene ) l'utilisent à l'occasion des processions, fêtes, ziaras et toutes manifestations où l'on fait appel au chant, ou à la poésie; car thizemmarine ont pour vocation principale d'accompagner la voix humaine.

 

Thizemmarine

- Lghidha: lghidha est constituée d'un tube cylindrique de 30 à 50cm de longueur, en bois tendre (abricotier, jujubier ou noyer) percé de sept orifices, six à égale distance sur le dessus et un en dessous, et s'évasant à son extrémité inférieure en un pavillon conique d'environ 10cm de diamètre. La partie supérieure comporte une rondelle en os, en ivoire ou même en métal, qui, toute en servant de point d'appuie pour les lèvres, supporte la partie de l'anche faite d'une variété de roseau savamment traitée qui doit pénétrer dans la bouche et introduite dans l'instrument.

Lghidha se joue en souffle ininterrompu. La technique de souffle continu, a un rôle primordial, le musicien (agheyadhe ) inspire par le nez, tandis que les joues font office de poche à air par distension et détente répétées. Cette technique lui permet de produire une ligne mélodique continue durant de longs moments sans respiration apparente.

Zone de Texte:

l'ghidha

 

Saida

La musique folklorique traditionnelle

L'art musical revêt plusieurs significations sociales et anthropologiques qui portent un message d'un groupe humain qui lutte contre les conditions sociales et l'environnement géographique ou il évolue.

Aussi, les genres musicaux folkloriques répandus a travers la région de Saida ne s'écartent pas du milieu naturel qui s'est transforme en patrimoine culturel spécifique.

La musique folklorique des « Qawarir »

Il s'agit d'une musique traditionnelle folklorique qui utilise de simples instruments fabriques avec des matières disponibles dans la région tels que le tambour, le «  Mezoued  » qui est fabrique de la peau de chèvre, «  el wadaa  » et d'autres instruments qui donnent un genre artistique différent de ceux qui existaient par le passé.

Quant à cette musique, elle exprime la dureté de la vie dans la région comme les dangers de la nature, la lutte pour l'eau, l'herbe et la nourriture pour les êtres humains et les animaux domestiques qu'ils élèvent.

Cette musique exprime le vécu d'une catégorie sociale durant des périodes précises telle que «  la Sara  » qui est une danse accompagnée d'une musique forte avec le bruit du « baroud » et les carabines traditionnelles qui représentent les guerres et les luttes entre les tribus et qui ont été incarnées par la suite dans des tableaux artistiques expressifs qui ont renferme des réalités. Celles – ci constituent actuellement un message historique qui retrace les différentes périodes de la vie représentées par des associations culturelles dont nous pouvons citer Moulay Tayeb, Fenoughil Okbane, etc…

La musique folklorique « El Ghnaoui »

Elle utilise des instruments de musique traditionnels comme « el goumbri » qui est fabrique de la peau de chèvre » qui produit un son musical aigu correspondant a la vibration du « karkabou » qui est fabrique de fer ainsi que le tambour.

La caractéristique de cette musique est qu'elle a une extension historique qui remonte à l'époque de l'esclavagisme du temps ou les esclaves avaient les pieds lies par les chaînes en fer et lors de leurs déplacements, ces chaînes provoquaient des sons qui sont exprimes par la musique « Guenaoui » à l'aide du « Karkabou » et c'est le même son et le même rythme que lorsqu'ils marchaient en plus du « Goumbri »qui provoque un plaisir supplémentaire pour les adeptes de ce genre musical accompagne de la danse masculine et parfois suivie de celle des femmes.

Cette musique est représentée par la troupe de Sidi Bellal .

La musique folklorique « Laalaoui » 

Elle utilise le « Ney » et la « Zorna » avec le « Bendir ». Elle est accompagnée par les danses avec une canne. Cette musique représente, elle aussi, le vécu social de certaines tribus de la région qui luttaient contre les difficultés de la nature pour survivre et a chaque guerre, elles avaient recours aux cannes en guise d'armes, c'est la raison pour laquelle cette musique utilise la canne : c'est pour incarner une période vécue par la région.

Cette musique est représentée par plusieurs troupes et associations telles que l'association ain el hadjar, el maamoura, etc

 

Troupe de vieux de chant Bédouin 

Cette troupe utilise la « zorna » et le tambour. Elle exprime des cérémonies de joie et de félicite. Elle peut être liée aux cérémonies organisées à l'occasion de la récolte ou de la chasse abondante. Les tribus fêtent ces occasions par des chansons et de la musique; ce genre musical existe toujours dans la région de céda et il est en vogue notamment lors des cérémonies organisées en l'honneur des pèlerinages aux lieux saints, des circoncisions et des mariages.

 

Musique des « Meddahates » 

Cette musique est l'apanage des femmes uniquement. On y utilise le tambour et de simples instruments. Elle s'articule autour de la voix féminine qui donne un caractère agréable notamment l'aspect artistique. Ce genre est usité lors des cérémonies de mariage par les femmes qui dansent entraînes par les airs des chansons.

De manière générale, tels sont les genres musicaux repûtes dans la région qui s'ajoutent a la musique moderne qui utilise des instruments sophistiques. Mais en dépit du facteur de la modernité et de la technologie, la musique traditionnelle, avec ses instruments simples, demeure la plus en vogue et la plus demandée lors des cérémonies car elle constitue un trait d'union entre le présent et le passe auquel tous restent attaches par la nostalgie familiale et patriotique car il représente la simplicité de la nature de l'algérien : simple et connaisseur de la beauté artistique et naturelle.

 

Mascara

La wilaya de Mascara jouit d'un patrimoine culturel et populaire traditionnel considérable qu'il est nécessaire de rassembler et conserver pour les générations futures. Dans le domaine musical, certains instruments sont jusqu'à présent utilisés.

Le « Tar » (Tambour de basque)  : C'est un instrument sur lequel on tape et qu'on appelle chez nous « tchektchouka ». Il est notamment utilise par les « meddahates » lors des fêtes de mariage.

La « Derbouka » : (instrument à percussion)  : C'est un instrument sur lequel on tape et tambourine appelle chez nous « derbouka ». Il est également utilise par les « meddahates » lors des fêtes de mariage.

Le « fellouz » : C'est un instrument rythmique qui ressemble à la « derbouka » fabriquée à l'aide de la peau de chèvre et de l'argile mais il diffère de par sa forme cylindrique. Il est utilise par les vieux lors des cérémonies de mariage et de fête.

La « gasba »: C'est un instrument à vent fabrique a partir des arbres de forets (roseaux). Il ressemble au « Ney »mais diffère par son volume (épaisseur et longueur). C'est une sorte de tube ouvert des deux cotes avec six (06) trous dans la partie inférieure. Cet instrument est souvent décore par de multiples couleurs. Le musicien s'en sert en se penchant tout en émettant un son profond mélancolique qui exprime la complainte.

C'est un instrument qui a un rôle principal dans l'accompagnement des différentes chansons. Il est répandu dans toutes les régions du pays et ne relève pas d'une région ou un genre musical précis : c'est un instrument utilise aussi bien dans la musique citadine, rurale ou bédouine. Il est notamment utilise lors des cérémonies et fêtes.

Le « sandj » (cymbale) : C'est un objet circulaire en cuivre jaune utilise a la main ou aux doigts par des troupes folkloriques pour célébrer des fêtes. Il est appelle dans la wilaya de mascara : « castagnettes ».

Le « Daf » (tambour de basque) : Il est appelle chez nous «  Bendir  », c'est un instrument rythmique célèbre qui accompagne les sons et musiques. Il est fabrique sous la forme d'un cadre de bois léger resserre par une peau fine appelée « errak » si ses cotes sont décores par le « sanoudj » pour embellir les percussions. En frappant au milieu du « daf », sort un son appelle « dem tem » quant au son léger, il parvient en tapant sur les cotes de l'instrument et ce son s'appelle « tel dem dem dem tek ».

Bendir

Cet instrument est utilise par les «  Meddahates  » lors de la célébration des fêtes de mariage et cérémonies par hamdaoua .

Le Tambour : C'est l'un des instruments rythmiques les plus répandus dans le monde arabe. c'est une sorte de cylindre de bois ou parfois de métal resserre par deux couches fines de cuir appelées « rekma ».les peaux utilisées pour la fabrication du tambour sont celles des moutons, du bœuf et parfois du chameau.

Le musicien peut maîtriser la dureté ou la douceur du cuir « rekma » en tenant les cordes qui lient les deux « rekma » sur le cylindre. Le tambour est accroche sur l'épaule ou sur le cou.

Il existe diverses manières de jouer avec cet instrument : soit en tapant avec la canne sur les deux « rekma », soit en tapant avec la canne sur une « rekma »et l'autre avec la main. On peut également taper avec la canne d'un seul cote ou avec les deux mains sur les deux « rekma » sans utiliser la canne. Il fait partie des instruments utilises par les troupes folkloriques et populaires qui célèbrent les fêtes et cérémonies.

Il existe aussi un autre genre de tambour utilise par les « meddahates » pour célébrer des cérémonies de mariage, il diffère du tambour utilise par les troupes folkloriques : sa forme est circulaire et il est pose à terre. On tape dessus avec une canne et on l'appelle la « tbila ». Il est fabriqué de fer ou d'argile ou de peau de chèvre.

Le « karkabou » : C'est un instrument rythmique fabrique avec du fer. Sa forme ressemble au chiffre 8. Il est forme de quatre (04) parties. Deux parties sont introduites dans chaque main et tenues par le pouce de chaque main pour créer des rythmes musicaux.

Le « Goumbri » : C'est un instrument a cordes de forme carrée fabrique avec du bois, de la peau de chèvre ou de chameau. Ses cordes sont issues des intestins de chèvre.

Les troupes folkloriques traditionnelles utilisent les doigts de la main pour s'en servir lors des fêtes et cérémonies de mariage.

 

 

Bouira

Le Ney : est fabriqué à partir d'un roseau séché percé des deux cotés, produisant un son mélodique. Il est doté de six trous, trois à égale distance par rapport aux trois autres, un quatrième orifice se trouve au milieu de l'instrument disposé sur la partie basse. Ces orifices sont calculés selon l'échelle musicale arabe.

 

Aussi et dans la même famille du Ney, on peut cité le chabai, c'est un instrument constitué à base d'un roseau creux avec des trous situés sur chaque côté à travers lesquelles le musicien souffle en fermant quelques orifices et laissant les autres ouverts. Cet instrument ressemble au zalami, qui n'est autre que le mizmare est constitué de deux roseaux creux ayant les côtés ouvertes sur les embouts avec des trous sur chaque coté , un autre réseau court et fin est utilisé pour y jouer en soufflant dedans. Pour produire, un son aigu et rapide

Le T'bel : Instrument à percussion avec des formes multiples. En générale, il est constitué d'une caisse cylindrique, munie d'une peau très tendue, allant d'une partie de la caisse à l'autre, en frappant sur la membrane se dégage un son ;

L'histoire du t'bel remonte à loin à travers laquelle il a garder toute son importance dans la musique civile et militaire.

Il était fabriqué de bois de riz noble, en signe de reconnaissance à sa valeur, parce qu'il faisait partie de instruments à percussion. On trouve également des T'bel fait à base de cuivre. On l'appelait dans la langue sumérienne ancienne le Doub, ce nom s'est propagé par la suite vers d'autres nations. Les hindous l'appelait Doudi ou Bedbadika alors que dans la région du Cocase le T'bel est utilisé dans tous les rituels, tout comme il est utilisé pour lancer des signaux à des distances éloignées.

De nos jours, le T'bel est partie intégrante des instruments utilisés par les groupes de ballets.

Def : Instrument à percussion de renom qui accompagne les chants et mélodies. Il se présente généralement sous un forme cylindrique.

Il est composé d'un cadre en bois circulaire bois léger et tendu, couvert par une peau mince connue sous le nom de Rek, son pourtour est garnie de petits morceau de cuivre permettant une meilleure sonorisation .

En tapant en plein milieu du Def. Le son qu'il produit est s'appelle Dem Dem Dem Tek Dem Dem Tek.

Le Def est un instrument ancestral. Selon les découvertes archéologiques le Def était connu dans la civilisation datant du troisième millénaire avant jésus christ les plus anciennes pièces archéologique proviennent de la Mésopotamie et remontent à 2650 av j . c . Cette pièce archéologique est illustrée par des graphiques faisant apparaître sur une jarre en argile de couleurs kermizienne, qui font apparaître trois jeunes femmes tapant sur un Def circulaire à l'aide d'une baquette.

 

Béchar

Le Tar est un instrument de musique traditionnel présenté sous une forme de Bendir beaucoup plus réduite qui est souvent utilisé dans les cérémonies de mariage, du héné et de la circoncision.

Le Rabab el Hadjhoudj   est un instrument de musique arabe traditionnel à cordes utilisé par certaines troupes locales dans l'interprétation de leurs chants folkloriques.

 

Le Galal  est un instrument de musique traditionnel local utilisé par les troupes folkloriques qui s'en servent après l'avoir attaché avec une ceinture au niveau du buste.

Le Kalal  est plus petit que le Galal. On le tient à la main pour assurer le suivi du rythme et la cadence des troupes folkloriques lorsqu'elles se produisent tout comme il est utilisé par les femmes à l'occasion des fêtes familiales.

Le Gombri  est un instrument à cordes utilisé par certains artistes de renom dans la région à l'instar de l'artiste Medjbar et de groupes de musique Gnaoui.

 

le Karkabou  est un instrument de musique traditionnel souvent utilisé par les troupes folkloriques de la région telles que les troupes el baroud de Beni-abas et El Gnaoui.

EL Oud  est un vieil instrument à cordes de grande renommée qui occupe une place de choix dans le bécharois. Parmi ses fabricants les plus connus Monsieur Kouroughli el Hadj qui tient un atelier de fabrication des instruments de musique à El Kanadsa.

Groupe El Ferda   très réputé pour son utilisation des instruments de musique traditionnels locaux tels que :

le pilon en cuivre jaune   : fait office de cymbale d'une batterie ou de duo d'instruments en cuivre joués manuellement par une troupe spécialisée.

El Djefna (terrine) : est un instrument à percussion.

El Def el ghalidh (grosse caisse) : est une sorte de Djefna (terrine) rembourrée afin de produire un son grave et ressemblant à une grosse caisse de batterie.

El soussane : est un petit instrument de musique traditionnel à cordes et dont le son produit ressemble à celui de la mandoline.

El table (tambour) : est un grand instrument à percussion produisant un son qui lui est propre. Il est utilisé par ce groupe ainsi que par les troupes folkloriques.

Troupe locale becharoise utilisant des instruments locaux

 

 

 

 

El Oued

Introduction 

La Wilaya d'El Oued est connue par ses fleuves SOUF et RIGH et par son grand patrimoine unique en son genre. Ceci lui a donné des spécificités qui la distinguent des autres régions du pays. La splendeur de la nature est représentée par le Sahara, ses épées, ses sables, son fleuve RIGH et ses oasis qui envahissent les cœurs et les esprits.

Par sa beauté, la Wilaya d'El Oued a constitué une source d'inspiration pour les poètes et les artistes qui ont produits des poèmes, chants et music et qui ont innové dans ce domaine en y ajoutant une touche artistique.

Ces artistes ont chantés avec leurs différents dialectes qui les distinguent des autres artistes en matière de chant, de paroles et d'instruments de music. Ils ont utilisés des instruments dans leurs chants pour donner une intensité et une vivacité à leurs chansons et à leurs poèmes. Ces instruments ont été utilisés pour un style différent en harmonie avec le goût local.

Les soufis ont été influencés par les autres régions limitrophes notamment la région d'El Djerid et la région Reddine tunisienne d'où ils ont énormément pris.

Les observateurs des instruments de chant et de musique soufi conviennent presque à l'unanimité pour dire qu'ils sont identiques aux différents instruments de chant utilisés au niveau national, local et régional voir même au niveau mondial. Néanmoins la singularité de la région demeure l'élément qui distingue les instruments de music notamment par le fait qu'ils soient couverts de cuire, leur propagation et la méthode de leur utilisation. On citera les instruments suivants :

El tabla : C'est un instrument primitif de la région de Souf représenté par une terrine de volume moyen ou parfois plus grand dans d'autres cas. Cet instrument est fabriqué à base de gros troncs d'arbres et son recouvrement en cuire se fait souvent à l'aide de peau de chèvre. Dans certains cas qui restent rares, il peut être également recouvert de cuire de chameau.

Cet instrument est souvent utilisé par les adeptes du soufisme lorsqu'ils scandent leurs chants et leurs slogans pour vanter les mérites, la générosité de leurs sages et leur conduite.

Ledit instrument est posé à même le sol alors que le meddah tape dessus en récitant des poèmes propres au soufisme authentique au moment où sont regroupés des mouriddine dans un cercle où le meddah occupe le centre d'où il énonce des slogans accompagnés de son de tabla .

Par contre, tablat errebayeaa est une grande terrine de troncs d'arbres comme l'eucalyptus et autres sortes d'arbres, son diamètre dépasse les 20 cm recouverte de peau de chameau et attachée par des cordes fabriquées souvent avec la fibre de palmier. Cet instrument est utilisé pour jouer ce qui est appelé l'aire erdassi dans un décor unique constitué de vêtements traditionnels et de bijoux authentiques propres au soufisme. Cette tradition est présente chez la tribu « arch errebayeaa » qui est connue à ce jour par son mode de vie très simple et par son déplacement constant à la recherche de moyens nécessaires à sa survie. Néanmoins il existe entre cette tabla et la tabla de oued righ , une légère différence en ce sens que cette dernière se joue à l'aide de deux baguettes

Tablat Errebayeaa

El Benka : Il n'existe pas de différence entre el banka et etabla . S'agissant de leur composition, el banka est recouverte, à l'instar d' etabla , de cuire de chèvre. Toutefois, pour jouer de cet instrument, il y a lieu de le prendre à la main .Le diamètre de sa terrine est moins volumineux. Il existe une variété utilisée par la célèbre troupe exhibitionniste de Souf dénommée troupe de Sidi Merzougue qui organise des spectacles pour les hommes de couleur en utilisant etabla ou el benka et le karkabou accompagné de danses pour célébrer des festivités héritées de leur ancêtre Sidi Merzougue .

El banka se recouvre des deux cotés et s'attache de fil de fer et se re couvre d'une variété de bois. Dans les régions nomades on ajoute à el benka quelques cordes posées au milieu du bendir en constituant deux cordes superposées et quand on joue avec cet instrument ces cordes génèrent un magnifique air musical.

Ederbouka traditionnelle : C'est un instrument parmi les anciens instruments musicaux qui se caractérise par une facilité de fabrication. Elle est confectionnée à base d'argile et prend une forme courbe. Elle est recouverte de cuire de chèvre. Les cotés de derbouka sont peintes de farines et de jaune d'œuf, le cuire est fixé sur la derbouka . Cette méthode de fabrication est traditionnelle.

Concernant la deuxième méthode, il s'agit de fixer le cuire sur la derbouka en l'attachant solidement avec des fibres de palmiers. Cet instrument est utilisé à l'occasion de toutes les cérémonies.

El kasba : Elle est de nos jours utilisée par une minorité de bédouins nomades. Elle fait l'objet d'histoires étranges quant à la relation existant entre cet instrument et les serpents. El kasba est fabriquée à base de roseau femelle doté de trous sur ses cotés.

El kasba ou Enaye

Zorna (El Ghaïta) : est un instrument de musique à vent fonctionnant par des soufflements. Elle est utilisée dans la région frontalière à l'occasion de toutes les fêtes. Zorna locale est constituée de deux parties:

a) Esiah : C'est un petit tube en bois rétréci à son extrémité, lorsqu'on y souffle, il produit un son très aigu.

b) Kesbate zorna : C'est un roseau creux qui s'élargi progressivement de haut en bas. il comporte six trous nécessaires à la maîtrise de son exécution. Sur cette partie est ajusté ESIAH qui permet d'y jouer en soufflant.

En passant à travers la zorna , le son est accentué et la maîtrise des trous de celle-ci avec les doigts permet de produire les aires musicales.

Instrument El farah (Edalile) : C'est un instrument remarquablement important car son utilisation dans les fêtes est indispensable et certaine. La raison est que l'utilisation de cet instrument annonce le début de la fête.

Cet instrument peut servir également à d'autres fins. Il est appelé Edalile (guide). Au plan musical, il peut être classé dans la catégorie des instruments à percussion et est constitué de trois éléments :

1- El Kesaa : C'est une terrine en bois d'olivier, son diamètre varie souvent entre 60 cm et 70 cm ;

2- Le Cuir : Il est différent de celui du Bendir , la peau de chameau de l'instrument Edalile doit être tannée.

L'opération est réalisée traditionnellement et ce en procédant au nettoyage et au lavage de la peau de chameau pour la débarrasser de la poudre qui a servi au tannage. Après quoi, la peau est étendue pour sécher. Le cuire ainsi obtenu est fixée sur la terrine et attachée avec une corde fabriquée traditionnellement à base de laine mélangée aux poiles de chèvre.

3- El Medhrab : C'est une baguette dont la longueur varie de 40 à 60 cm fabriquée à partir de tronc de palmier ou de bois d'arbrisseau. Cette baguette doit être solide pour résister lors de son usage. Comme cité plus haut, Edalil ou El Farh est utilisé pour annoncer le début de la fête ou de la circoncision. On joue de cet instrument sans interruption durant toute la fête, de l'aube jusqu'à minuit. L'hôte, pour sa part, fourni pour les veillée un autre instrument Edalil pour accompagner le chant traditionnel des fillettes.

Cet instrument est d'origine libyenne où il continue d'être utilisé. D'antan, il servait comme moyen d'alerte pour prévenir contre l'arrivée de l'ennemi.

El Karkabou : Il est particulièrement utilisé par la troupe de Sidi Merzougue accompagné par le Bendir . C'est une sorte de deux pièces métalliques reliées par un cadre métallique de forme rectangulaire qui se positionnent face à une autre paire identique que tient à la main l'artiste et qui les percutent, générant ainsi un son musical.

 

Blida

Introduction 

Le patrimoine musical algérien est riche grâce à la diversité des événements et des civilisations communes au reste des pays nord africains. La musique populaire est un élément culturel très important dans la mesure où elle recèle des valeurs civilisationnelles et culturelles interactives avec la réalité du milieu social.

La musique populaire a contribué à l'éducation des générations à travers ses paroles de grande portée et de bons sens transmis à la société à travers la belle mélodie.

La Wilaya de Blida est une ville d'art et de civilisation grâce à la diversité et la richesse de son patrimoine culturel et artistique. Outre ses caractéristiques locales, son patrimoine culturel et artistique contribue avec le reste des traditions musicales algériennes d'une manière particulière et la musique du Maghreb arabe, en général, à constituer une unité harmonieuse.

Sans trop détailler, nous tenterons de mettre en relief les genres musicaux les plus importants du patrimoine musical blidéen et vous présenter dans ce modeste exposé l'ensemble des instruments musicaux traditionnels propres à la Wilaya de Blida et les genres dans lesquels est utilisé chaque instrument.

Les variétés musicales dans la wilaya de Blida

La musique classique (la musique andalouse)

Histoire de la musique andalouse

L'origine de la musique andalouse est, comme son nom l'indique, un mélange entre la musique arabe et la musique andalouse qui était appelée « El ala ». C'est la musique classique du Maghreb en particulier. Elle était chantée en langue arabe classique (littéraire).

La musique arabo – andalouse a fait son apparition avec Ziryab, élève de Ishak El Mosseli au 9 ème siècle. On lui reconnaît le mérite d'avoir déterminé le système des noubas estimées à 24 avec tout ce qu'il comporte comme genres et modes y compris l'aspect relatif à la troupe musicale. Parmi les musiques qui ont influencé la musique algérienne à travers le temps, on retrouve la musique turque qui a été conservée religieusement par l'Algérie et transmise par l'oralité et la musique. C'est une musique qui obéit à une structuration scientifique et technique précise.

Elle représente l'activité musicale « Hadri », riche de sens, précise dans sa composition. Elle est le fruit d'une civilisation séculaire et produit d'une société civilisée qui a vécu et a évolué dans un environnement commun à tous les pays du Maghreb arabe considéré comme le berceau des « Noubas ».

Le terme « Nouba » a pris ce sens qui lui est restée propre, il est attribué à une séquence ou une œuvre musicale harmonieuse qui comporte des sons instrumentaux et acoustiques et qui adopte dans ses chants l'unité du timbre ou de la gamme (d'où le nom de « Nouba », on dit par exemple « Nouba Maya » c'est-à-dire la « Nouba » composée avec le timbre de « Maya ». avec l'utilisation des différents rythmes et mouvements qui se suivent selon un système précis.

Ce genre appelé par erreur « l'andalou » est surnommé à Constantine le « Malouf » et à Alger « Sana » et Tlemcen « El Ghernati ».

Le terme « musique andalouse » s'est répandu pendant l'ère coloniale et a été adopté par les Maghrébins eux-mêmes.

Cette musique a une grande valeur dans le patrimoine algérien et notamment blidéen car il y a un mélange de caractère religieux et artistique qui donne une touche particulière à la chanson.

Les chanteurs qui interprètent ce genre joignent le sens artistique et la pondération qu'ils puisent de leur position religieuse, de même que les paroles de l'art andalou sont puisées d'oeuvres poétiques « soufie » célèbres inspirées de la vie quotidienne de la société algérienne. Ce genre musical utilise des instruments à cordes dans la mesure où il compte sur le sultanat et le chant improvisé qui s'appuie sur le gosier.

Le nombre de « Noubas » algériennes :

Elles sont au nombre de douze (12) à savoir :

« Edhil », « El medjnaba », « El hocine », « Erraml », « Raml El Maya », « El Ghrib », « Ezzidane », « Essika », « Errasd », « EL Mazmoum », « Rasd Ennil » et « El maya ». En plus des morceaux isolés tels que les « Istikhbarates », « Becharef », « Touchia », « Messadrates » et un certain nombre de « Insirafates » dans le genre du « Maoual ».

Les parties de la « Nouba » algerienne.

 

Le terme

Le contenu

« Daira »

« Moustakhbar Sanaa/Metsalia »

« Touchia »

« Koursi »

« Messadrates »

« Betaihia »

« Koursi »

« Dradj »

« Touchia Insirafates »

« Koursi »

« Insirafates/Insirafates

« Makhless/Makhless

« Touchia El Kamel »

« Istiftah » vocal

« Istiftah » instrumental

Introduction instrumentale

Préambule instrumental

Premier recueil musical

Préambule instrumental

Deuxième recueil musical

Préambule instrumental

Troisième recueil musical

Préambule instrumental

Quatrième recueil musical

Dernier morceau musical

Dernier morceau instrumental

 

« El mouachah », sa définition et ses parties.

Ce sont des paroles assemblées selon un rythme spécifique. Il a été défini par l'Algérien Mohamed Bencheneb comme étant une « Qacida » élaborée pour la chanson.

-« El Mouachah » est une unité artistique harmonieuse que ce soit pour son auteur ou pour le lecteur. Il est constitué de deux parties fondamentales :

- « El Matlaa », « El Kafl », « El Kherdja ».

- « El Beyt » (le vers).

Les rythmes des « Mouchahates » :

Ce sont les grandes tentatives qui n'ont pas précédé ou atteint la sortie des rythmes traditionnelles. Ibn Sina (Avicène) avait relevé qu'elles sont scindées en deux parties :

-Celles qui sont élaborées selon les rythmes des poésies arabes.

-Celles qui s'écartent des rythmes arabes.

La « Nouba »

Elle a été attribuée à l'exécution musicale périodique de la garde du Calife devant les portes du château au moment des prières.

Ces anciennes significations sociales existent toujours à Tlemcen par exemple il y a une « Nouba » qui est exécutée devant les mausolées et les mosquées.

C'est Ziriab qui a organisé la « Nouba » en Andalousie selon la méthode de son Maître Ishak El Mosseli, il a rendu le chant dans la « Nouba » sur plusieurs vers de différents rythmes avec la chanson d'un même genre.

La « Nouba » à Alger se compose de la « Daira » ou la séquence lyrique. Le nom de « Nouba » correspond à Alger à « Sanaa ».

Les instruments utilisés par la troupe musicale (orchestre) andalouse.

Il est à constater que sept (07) instruments musicaux sont utilisés dans l'orchestre andalou :

La « Derbouka », le luth arabe (Constantine), le « Rebab » ( instrument du chef d'orchestre qui joue le rôle du soliste principal), la « Kouitra », la grande « Kamandja »(violon), le « Kanoun » et le « Nay ».

La musique populaire 

Elle occupe une place de choix dans le patrimoine musical blidéen.

Elle émane des profondeurs populaires exprimant ses préoccupations, ses ambitions diverses qui l'accompagnent tout au long de sa vie et animent ses cérémonies publiques et privées.

C'est une musique riche et diversifiée dans ses styles et ses chants. Elle jouit d'une grande popularité dans les milieux sociaux modestes d'où son nom.

L'art populaire se caractérise par la « Qacida » (composition poétique) constituée de vers ainsi que les « Mizanes » populaires « El goubahi », « El Berouali », « Bourdjila » et « El Mouzdaouidj » (le binaire). La « Qacida » commence généralement par « El Koubahi » et se termine par « El Berouali » qui est largement suivi par les chanteurs.

Le chanteur dispose de la liberté de choisir entre lire un vers sans le chanter. Le poète peut également ajouter des morceaux de « Khalasse » pour donner une touche artistique différente qui, à son tour, donne plus de vitalité à la musique populaire.

L'art populaire se singularise par son animation des cérémonies de mariage. Les hommes célèbrent les mariages avec un orchestre musical formé du « Ali », « El Meddah » formé de sept (07) musiciens; les femmes également fêtaient les mariages avec une troupe féminine appelée les « M'samaa ».

-La « Sanaa » est un ensemble de morceaux musicaux qui forme les « Noubas », parmi les célébrités de la « Sanaa », le Cheikh (le maître) Mohamed El Kheznadji, un ancien professeur de l'Institut de musique d'Alger, fait partie de ceux qui ont énormément donné à la musique andalouse.

-« El Aroubi » est un chant qui est exécuté généralement par les hommes. Il est formé d'un vers ayant deux ou trois « Aghsane »(pieds) qui se terminent avec un cri c'est-à-dire un chant individuel sur un rythme libre.

-Le terme « Haouzi » signifie « Dahia » est un genre musical dérivé de la musique classique avec un langage et une structuration simples. Bien qu'il soit considéré comme étant un retour à l'ancienne « Qacida » avec une seule rime, il s'appuie essentiellement sur les caractéristiques du dialecte local et ses thèmes populaires avec des paroles et des sens simples usitées par tous et qui expriment les joies et les peines et chantent les merveilles de la nature.

-Le « Haouzi » a hérité le genre musical arabo-andalou mais les rythmes du « Haouzi » et de la musique populaire sont uniques sauf « El Berouali », dans le « Haouzi », il prend l'appellation « Mine El M'samaa ». Parmi les pionniers de cet art : Fadéla Dziria et Meriem Fekkai.

-Un festival national du « Haouzi » est organisé annuellement pour rendre hommage à cet art séculaire et ses précurseurs durant une semaine entre la fin du mois de mai et le début du mois de juin.

La musique religieuse (le chant spirituel).

Les écoles de Blida et Tlemcen ont une grande réputation qui n'a rien à envier à celle des écoles de Tunis et Fès.

La psalmodie s'exécutait sur les différents registres inspirés du vécu et des croyances religieuses notamment au sein des « Zaouias ». C'est un registre riche et diversifié qui est souvent mélangé au genre matériel avec le style populaire et classique.

Ce genre musical est interprété actuellement avec certains instruments musicaux comme le « Bendir » (tambourin) et le tambour.

Un festival de la chanson spirituelle a été récemment organisé à Blida. Il a eu un grand écho au sein de la population blidéenne qui l'a fortement apprécié.

Fiche technique des différents instruments musicaux traditionnels à Blida.

Les instruments sont divisés en trois parties :

  Les instruments à cordes :

Le « Rebab »- La « Kamandja » (violon) – La « Kouitra » et le luth arabe.

  Les instruments à vent :

•  Le « Nay » et la « Zorna ».

Les instruments percussion:

•  Le « Tar », la « Derbouka », le « Bendir » et le tambour.

Les instruments à cordes 

Le « Rebab » est un instrument musical arabe à cordes où l'on utilise, pour jouer, les cordes et l'arc. Il est fabriqué à l'aide de peau de chèvre sous forme d'une caisse acoustique cylindrique avec une sorte de goulot au bout duquel on fixe les cordes de part en part à travers un passage qui mène sur le devant de la caisse au niveau de sa partie inférieure ; ceci permet de faciliter la manière de jouer avec l'instrument.

Le son émis par cet instrument dégage une sensation d'affection et de douceur.

Quant à l'arc, il s'agit d'une sorte de petite canne arquée sur laquelle sont fixés des poils de chevaux ou des fibres de palmiers.

Bien que le « Rebab » ne soit doté que d'une seule corde, il permet d'exécuter quatre sons musicaux.

Le « Rebab » a plusieurs appellations. Il existe ainsi le « Rebab arabe » et le « Rebab marocain ».

Mode d'utilisation : Il s'exécute en frottant l'arc sur la corde et en y appuyant avec les cinq doigts de la main lorsque le musicien est un virtuose. Lorsque ce n'est pas le cas, trois ou quatre doigts spécifiques seulement sont utilisés à l'image de ce qui se fait dans le chant «  Zedjle ».

Le genre bédouin utilise les trois doigts spécifiques à savoir le pouce, le majeur et l'auriculaire.

Le « Rebab » est l'instrument principale dans la troupe musicale andalouse, ses cordes sont très tendues et c'est pourquoi il produit un son retentissant.

Le « luth » est un instrument musical à cordes d'origine arabe puisqu'il est né en IRAK. On y joue à l'aide d'une plume. Dans la musique populaire, il est considéré comme étant le seigneur des instruments à cordes compte tenu de son ancienneté, son importance dans un orchestre musical et son rôle prépondérant dans l'accompagnement des chants populaires.

Il est constitué d'une caisse acoustique en bois avec un goulot ou col qui lui est relié. Sur l'extrémité son fixées 11 clés qui sou tendent les luth de manière parallèle à la face de la caisse.

Le luth est doté d'ouvertures de tailles différentes appelées « Chemisa » et dont la fonction est d'accentuer le son.

Sur La face du luth on retrouve un petit morceau de plastique destiné à la protéger du choc avec la plume au moment de son utilisation. Le luth comprend cinq (05) doubles cordes. Chaque double corde émet un seul son.

La « Kamandja » (violon) : C'est un instrument à quatre (04) cordes qui, parmi les autres instruments, produit le son le plus aigu. Dans le jargon populaire, on l'appelle « El Kaous » (l'arc). On y joue à l'aide d'un arc tendu par des fils en poils de chevaux.

Son origine remonte au « Rebab » arabe qui a été transmis par les arabes en Andalousie au 9 ème siècle. Il a été développé par la suite grâce aux arabes et les autres. Aux premiers siècles, les arabes l'avaient découvert avec une seule corde. Depuis, ils n'ont cessé de l'améliorer au fil du temps. A partir de ce moment, l'idée de fabriquer des instruments à cordes avec un arc a vue le jours. Parmi les « Kamandjas  » les plus anciennes, le « Rebab » dérivé du « Rebab » arabe. Il est parvenu en Europe par la voie de Constantinople en direction de l'Andalousie ou la Sicile où il s'est beaucoup développé et a connu plusieurs modifications dans sa fabrication et ses techniques d'utilisation (position de l'arc, la forme extérieure, le nombre et l'intensité des cordes) pour aboutir à sa forme actuelle au 16ème siècle en Italie.

Le mandole « Snitra » : C'est un instrument de musique à cordes avec un col fin lié à un corps en forme de poire ressemblant au luth. La majorité des mandoles ont quatre doubles cordes. Les autres en ont cinq. La corde s'étend de l'extrémité du col jusqu'à un semblant de pont juxtaposé à la base du corps.

Cet instrument est utilisé à l'aide d'une plume que le musicien tient entre le pouce et l'index de la main droite et qu'il défile sur les cordes en pressant sur celles – ci avec les doigts de la main gauche.

La mandoline a été utilisée dans la musique classique au 18 ème siècle. Actuellement, elle est utilisée dans la musique populaire «  Chaabi  ».

Le mérite revient à Hadj M'hamed El Anka qui l'a intégrée à la musique populaire « Chaabi ».

C'est un grand instrument avec quatre doubles cordes qui forme la « Nouba » (Mi La Ré Sol ).

La mandoline a été utilisée dans le genre musical «  Sanaa  » et elle intègre le «  Malouf  » constantinois à la musique des émigrés tlemcéniens qui ont rejoint la capitale après l'invasion espagnole.

La « Kouitra » : C'est un instrument traditionnel ressemblant au luth répandu en Algérie et au Maroc et qui et indispensable au chant populaire « Chi'r El Melhoun ».

Il est (ou était utilisé) en Algérie, comme le montre la photo, il est caractérisé par quatre cordes à l'instar du luth arabe. Ses cordes sont ajustées comme suit : Ré, La, Mi, Sol.

La première et la troisième corde ont la même épaisseur et il en est de même pour la deuxième et la quatrième.

Le musicien se sert de la «  Kouitra  » en s'appuyant sur les trois premières cordes, la quatrième Sol étant une réponse d'une manière générale.

Les instruments à vent 

Le « Nay »  : est un instrument musical traditionnel fabriqué à partir d'un roseau creux, ouvert sur les deux extrémités produisant un son mélancolique. Il est doté de six trous sur la face et un quatrième trou à l'arrière, au milieu du « Nay ».

L'ouverture de Ces trous est calculée suivant la gamme musicale arabe.

Parmi les règles régissant la fabrication de cet instrument : ne pas cueillir le roseau avant qu'il ne soit mûr, le trouer de l'intérieur en commençant à partir de la partie supérieure. Le premier trou doit être petit pour que les suivants soient progressivement plus grands jusqu'à la partie inférieure pour atteindre le diamètre du roseau.

Mode d'utilisation : Le « Nay » est mis sur le flanc de la bouche. L'air est retenu dans la partie droite. Le « Nay » est tenu droit. Lorsque le musicien souhaite exécuter une mélodie ou changer d'octaves hautes ou basses, il bascule vers la droite ou la gauche tout en conservant un volume d'air pour s'en servir en temps voulu afin de produire une mélodie saine.

La « Zorna » : C'est un instrument de musique à vent constitué de deux roseaux. Il est fabriqué en bois.

Pour jouer de La « Zorna », Le musicien souffle dans les deux roseaux. Elle fait partie des instruments de musique populaire répandus notamment au nord de l'Irak, en Turquie et au sud algérien.

La « Zorna » se caractérise par un son très fort. Elle forme avec le tambour un duo indissociable utilisé très souvent lors des cérémonies populaires et fêtes de mariage pour accompagner les danses populaires relevant du patrimoine. C'est sur le son de la « Zorna » que s'exécute généralement la «  Dabka  » (danse populaire).

Les instruments percussion 

La « Derbouka » : C'est l'un des instruments musicaux les plus importants dans les musiques folklorique, populaire et classique indispensable dans un orchestre. Elle assure la régulation du rythme.

C'est un vieil instrument connu par les Babyloniens et les Sumériens depuis l'an 1100 avant Jésus.

La « Derbouka » est fabriquée en céramique ou en bois. Elle est couverte dans sa partie la plus large d'un morceau de cuir ou de plastique tendu.

Elle a été et continue d'être utilisée dans les cérémonies de mariage traditionnelles par la troupe de «  M'samaa  ».

Mode d'utilisation : Le musicien tient la « Derbouka » sous le bras et tape sur la surface avec les deux mains. Il tape au milieu ou sur le côté de la surface en cuir ou en plastique pour produire les deux sons différents utilisés dans le rythme.

L'art populaire utilise la « Derbouka » pour chanter ses poésies et il ne peut s'en passer dans l'orchestre musical. Elle est également utilisée dans la chanson andalouse.

Le « Tar (tambour de basque) : C'est un instrument réputé pour accompagner le rythme dans une troupe de chanson populaire ou andalouse. Il est décoré avec le « Sanoudj » teinté de cuivre.

Le « Def » (tambour de basque) : C'est un instrument à percussion réputé pour accompagner le rythme des chansons. Il est généralement de forme circulaire fabriqué en bois léger à l'image du « Tar » tendu avec du cuir fin appelé « reg ». Il exécuté en tapant sur le milieu du « Def ».

Mode d'utilisation : Chez les professionnels, le « Def » à un secret : la tape au milieu du « Def » produit un son fort et la tape légère sur le côté émet un son faible lorsque le musicien tape au milieu du « Def », le son produit est appelé « Dem » ou « Tem ».

Quant au son léger que le musicien produit en tapant sur le côté du « Daf », il est appelé « Tek ».

Il existe plusieurs types de « Daf » de grand volume tel que le « Bendir »qui est utilisé avec le tambour dans les concerts de chant pour agrémenter le rythme.

Le Tambour : C'est un instrument de musique à percussion de forme cylindrique fabriqué en bois, généralement circulaire avec une ou deux surfaces en cuir tendu sur les côtés. Pour produire un son, On tape sur les deux surfaces.

C'est l'un des instruments à percussion les plus importants dans la musique populaire.

Mode d'utilisation : Il est exécuté soit avec la main ou à l'aide d'un bâton.Il est porté à l'aide d'une corde. Lorsque le musicien désire taper ou rythmer, il utilise un bâton dont l'extrémité est une boule sphérique qu'il tient dans sa main droite et une baguette fine en bois fin dans la main gauche.

Constantine

 

L 'OUD

 

 

 

C'est l'instrument de base dans la musique Arabo-Andalouse. C'est le meilleur instrument pour l'accompagnement de la voix et de la mélodie. Son origine remonte à l'antiquité (environ 500 ans après JC). Il comportait à la base quatre cordes doublées. C'est au huitième siècle que Zeryeb lui ajoute une cinquième corde (non doublée) pour les sons graves. Son manche est composé de vingt-quatre zones définissant chacune une note et introduisant l'usage des "quarts de ton". On en joue avec une plume d'aigle.
L'oud est avec le violon, l'instrument de prédilection de tous les Chouyoukhs

LE VIOLON ALTO

 

Son introduction a eu lieu vers le dix-huitième siècle. Son rôle est très important dans la musique Arabo-Andalouse. Aussi bien par son accord (Mi-La-Ré-Sol) que par sa modalité d'expression, cet instrument s'est entièrement adapté à cette musique et sa tradition où il est posé sur le genou pour mieux réagir aux caresses de l'archet. ".

LE QUANOUN

 

"La cithare Orientale". C'est un instrument qui a la forme d'un trapèze avec une tessiture moyenne de trois octaves. On en joue en pinçant les cordes à l'aide de plectres (sorte de médiators) ou directement avec les index. Le nombre de cordes varie entre soixante-quatre et quatre-vingt deux. Il se joue posé sur une table ou directement sur le genou de l'instrumentiste. Son origine est incertaine. Théoriquement, il peut avoir une origine Grecque ou Indienne. Jouer du quanoun relève de la virtuosité certaine.

LE REBAB

 

 

C'est l'instrument emblématique de la musique Arabo-andalouse. Il est doté d'une ou de deux cordes. Son corps est fait de bois creusé, la partie supérieure est décorée de deux ou trois rosaces alors que la partie inférieure est recouverte d'une peau de chèvre ou de mouton. Les cordes sont en boyau. On en joue avec un archet très recourbé pour faire vibrer les cordes. Il est incontestablement originaire d'Irak

LE FHEL

 

 

C'est une flûte de roseau appelée "bédouine" d'une vingtaine de centimètres de long et environ deux centimètres de diamètre. C'est aussi un instrument de base de l'orchestre Constantinois. Muni de six trous à l'avant et d'un trou à l'arrière, il permet des improvisations et des accompagnements d'une beauté mélodique que seuls l'oud et le violon alto peuvent égaler

 

LA DERBOUKA

 

Instrument composé de véritable cuir naturel de mouton, de chèvre ou parfois de vache. Le support de forme cylindrique (évasé du coté ou se joint la peau) est façonné en terre cuite qui lui donne une beauté naturelle. La derbouka a évolué d'année en année en plusieurs formes et tailles ainsi qu'en coloris différents et originaux. Dans les trois écoles Algériennes, elle est appelée: "EL MIZAN" , c'est à dire la mesure ou tout simplement le tempo. L'instrumentiste qui en joue s'appele "le drabki". Il est généralement placé à la gauche du Cheikh. Si par malheur, ce dernier arrive à perdre le tempo, c'est le drabki qui le "relève". C'est dire l'importance que représente la derbouka dans une composition

 

LE TAR OU TAMBOURIN

 

D'une vingtaine de centimètres de diamètre, c'est un instrument rond constitué d'un cylindre de bois sur lequel est tendue une peau d'animal et qui permet de faire percuter les mains. Le cylindre de bois comporte de très petites cymbales qui permettent "le remplissage" des vides et bien sur l'harmonisation des mélodies. Certains musicologues le comparent au Charleston d'une batterie.

 

LE BENDIR

 

 

 

Tambour sur cadre rond constitué d'un corps en bois d'environ quarante centimètres de diamètre sur lequel est tendue une peau de chèvre. Il ne comporte qu'une seule face de percussion et possède, tendus sur la peau, deux ou trois fils pincés qui augmentent sa sonorité et lui donnent un timbre particulier.

LES NAGHARETTES

 

 

 

 

Dans le malouf, c'est un instrument de percussion de soutien à la derbouka. Elles sont constituées de deux pots en terre cuite de diamètres différents. Fermées d'un coté et recouvertes d'une peau de chèvre de l'autre, elles sont fixées l'une à l'autre par des lanières de cuir et reposent sur un socle métallique. On en joue avec des petites baguettes de bois appelées
"AOUED = PLURIEL DE OUD" et qui veulent dire tout simplement: bâtons.....

 

LA ZORNA

La zorna est un instrument à vent à anche double. Son nom vient du persan zur: fête et ney: roseau). Plus connue sous le nom de "GHAITA" au maghreb, elle est utilisée dans toutes les fêtes (mariage,circoncision, spectacles de rue en duo avec le tambour, etc....).
En général, elle est fabriquée en bois dur. Elle se joue debout avec la technique du souffle continu. La justesse du jeu dépend de la dextérité du musicien qu'on appele "Zarnadji".
Dans le malouf, elle est généralement utilisée dans les "Ensraf" et les "Khlass" (le final). On l'utilise aussi dans une variante appelée "Zendali" pour danser.

Khenchela

La musique folklorique est l’un des éléments de notre patrimoine culturel
immatériel que nous devons préserver et promouvoir et transmettre aux générations futures sous un meilleur aspect.
Le recensement des instruments de musique traditionnelle est un moyen de faire connaître au grand publique ces moyens simples, mais ancestraux et spécifiques à la région des Aures en général et à Khenchela de façon particulière.
Les différents instruments de musique traditionnelle de la région de Khenchela sont :


La Gasba
Instrument de forme cylindrique, réalisé à base de la canne à sucre ( barbihe) d’une longueur de 60 à 80 cm et de 02 cm de diamètre le nombre des trous sur la tige , varient de 07 à 09 cm de haut en bas.
La musique à base de la gasba débute par un prêt de accompagnée par la suite du bendir .
Cet instrument est la base de la musique traditionnelle de Khenchela et qui a accompagné de grands artistes tel que Aissa El Djermouni , Ali Khenchli, et de nos jours abade Hamid Bouzaher .

La Zorna

Le son de la zorna est complètement différent de celui de la gasba , cet instrument est réalisé à base d’un bois tendre d’une longueur de 30 à 40 cm .
La tige est trouée de 7 trous six (06) dans la partie supérieure et le septième trou à la base. Cet instrument est utilisé généralement dans la cérémonie de mariage.

Le Bendir

Cet instrument est réalisé à base de bois et de peaux d’animaux.
Un cadre en bois cylindrique avec un diamètre de 50 a 70 centimètres selon les régions. Le cadre est perforé d’un trou qui servira au musicien de support de l’instrument. Le cadre est recouvert d’une peau de chèvre.
Le musicien introduit son pouce dans le trou dans le cadre du bois et
à l’aide des autres doigts des deux mains il tape sur la peau pour suivre le rythme de la musique .