Allocution du Ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, et Ministre par intérim de la Culture, Hassane Rabehi. à l'ouverture de la 9e édition du Festival des Villes anciennes de Chinguetti (Mauritanie)

 

Le Ministre de la Communication, Porte Parole du Gouvernement , et Ministre de la Culture par Intérim Hassane Rabehi, inaugure le 24e salon international du livre d'Alger.

Le Ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement et Ministre de la Culture par intérim, Hassane Rabehi, a inauguré mercredi après-midi au Palais des expositions (Pins maritimes, Alger) le 24e Salon International du Livre d'Alger (SILA).

Accompagné du ministre de la Culture et de la Communication sénégalais Abdoulaye Diop et de membres du gouvernement algériens, M. Rabehi a visité le stand de l'invité d'honneur de cette édition, le Sénégal, où des explications lui ont été données sur la littérature et l'histoire de ce pays.

Des membres du gouvernement dont les ministres des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tayeb Bouzid, de l'Environnement et des Energies renouvelables, Fatma -Zahra Zerouati, du Tourisme et de l'Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, des Affaires religieuses, Youcef Belmehdi ont accompagné le ministre lors de cette cérémonie d'inauguration.

Le ministre a également visité les stands d'institutions publiques comme celui du ministère de la Culture qui abrite le Centre national de recherche en préhistoire anthropologie et histoire (Cnrpah) où il s'est entretenu avec le directeur du centre Farid Kherbouche.

Au stand de l'Office des publications universitaires (Opu), M. Rabehi a insisté sur la "nécessité pour l'université algérienne de s'ouvrir sur le monde à travers les échanges entre le universités dans le domaine des sciences, notamment".

Dans ce même espace, le ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a rappelé "le besoin de développer le livre numérique pour s'adapter aux changements technologiques".

lire aussi : Sila 2019: un millier d'éditeurs pour le plus attendu des rendez-vous culturels de l'année

La délégation a également visité les stands réservés aux instituts culturels étrangers dont le Goethe Institut où Hassan Rabehi s'est entretenu avec son représentant avant de poursuivre sa tournée des stands des éditeurs dont ceux de l'Anep, l'Enag ou encore El Hikma

Le 24e Sila, qui ouvre ses portes au public jeudi, accueille plus d'un millier d'exposants proposant de 183 000 titres.

Le Sénégal, invité d'honneur de cette édition, est représenté par une délégation d'auteurs, parmi eux Khallil Diallo, Rahmatou Seck Samb, ou encore Abdoulaye Racine Senghor.

Des rencontres et conférences sur l’histoire, la littérature, le théâtre, la poésie populaire algérienne dite "Melhoun" et la bande dessinée sont également au programme de cette édition en plus de la commémoration du cinquantenaire du Festival culturel panafricain d'Alger de 1969, organisée à l'espace "Esprit Panaf".

Sur le thème de la "citoyenneté active", le 24ème Sila devra abriter les 11èmes Rencontres euromaghrébines des écrivains organisées par la délégation de l'UE en Algérie.

Une quarantaine de pays participent au 24ème Sila qui s'ouvre au public jeudi.

Jusqu'au 9 novembre, le salon accueillera les visiteurs tous les jours de 10h00 à 19h00

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Patrimoine subaquatique:

Des experts et contrôleurs internationaux ont pris part, lundi à Alger, à une conférence extraordinaire du Conseil consultatif scientifique et technique (STAB) relevant de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), avec pour thème la valorisation de la convention de l'UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique, adoptée en 2001.

La convention de l'UNESCO de 2001, signée, jusqu'à ce jour, par 62 pays dont l'Algérie, vise la valorisation et le sauvegarde du patrimoine culturel mondial subaquatique.

Le STAB regroupe 14 pays membres dont l'Argentine, l'Afrique du Sud, le Maroc, la Slovénie, le Mexique et l'Algérie.

Les intervenants à cette conférence, organisée pour la 1ère fois en dehors du siège de l'Unesco, ont présenté leur évaluation sur la convention depuis son adoption, les entraves auxquelles elle se heurte sur le terrain, et les initiatives de certains pays dans le cadre du STAB visant à valoriser et sauvegarder leur patrimoine englouti, à l'instar des vestiges du lac "Atitlan" de Guatemala (civilisation Maya).

Monsieur Hassane Rabehi, Ministre de la Communication Porte –parole du Gouvernement et Ministre de la Culture par intérim a, dans une allocution lue en son nom par le chef de Cabinet Nourredine Atmani souligné notamment "Le choix de l'Algérie à ce Conseil en 2017, puis sa présidence par ce même pays en 2019, ouvre de grandes perspectives de coopération dans le domaine du patrimoine subaquatique".

Il a ajouté également que le ministère, représenté par le CNRA, accordait "un intérêt particulier" à ce patrimoine dans ses programmes de recherche.

Indiquant que cette rencontre constituait une occasion pour les experts algériens de bénéficier de l'expérience des pays participants en matière de préservation et de valorisation du patrimoine algérien subaquatique, Mr ATMANI a déploré, en revanche, "l'absence, à ce jour, d'une évaluation scientifique et archéologique, sérieuse et méthodique" de ce patrimoine subaquatique algérien.


A ce titre, l'intervenant a rappelé l'ouverture par son centre d'un atelier en 2017 en vue d'élaborer une cartographie du patrimoine englouti sur le littoral algérien et préparer une stratégie pour sa préservation, avec la participation d'un groupe de chercheurs relevant du centre.

L'Algérie regorge de plusieurs vestiges subaquatiques tout au long de ses côtes méditerranéennes qui restent, dans leur ensemble, non valorisées, précisent les experts.

Pour sa part, le Musée public national maritime avait annoncé en début 2019 la découverte de 23 canons de l'époque ottomane immergés par les eaux du site le Rocher blanc, à Cherchell (Tipaza).

Monsieur Hassane RABEHI, Ministre de la Communication Porte-Parole du Gouvernement et Ministre de la Culture par intérim a reçu, en date du 31 du octobre 2019, l’Ambassadeur de la République de Cuba, Madame Clara Margurita PULIDO ESCANDELL venue lui rendre une visite d’adieu à l’issue de la fin de sa mission en Algérie.

 Madame l’Ambassadeur a tenu à exprimer sa satisfaction de l’état des relations bilatérales dans tous les domaines et de la constance de la coopération culturelle entre les deux pays.

 Monsieur le Ministre a, pour sa part, salué les acquis de la coopération entre les deux pays et réitéré la volonté de les promouvoir davantage et de les élargir à d’autres domaines notamment ceux de la formation, de l’enseignement et des sports.


 

Allocution de Monsieur le Ministre de la Communication, Porte-Parole du Gouvernement et Ministre de la Culture par intérim à l'ouverture de la conférence extraordinaire du Conseil consultatif de l'UNESCO le 28 octobre 2019 à Alger, lue au nom du Ministre par Monsieur Atmani Nourredine Chef de Cabinet au Ministère de la Culture

Monsieur Lazare ELOUNDOU ASSOMO, Directeur, Culture et urgences du Secteur de la culture de l'UNESCO, Secrétaire de la Convention Unesco 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique,


Honorable assistance ;

Je saisis cette belle opportunité qui vous réunit autour d’une thématique importante ; celle de la recherche, de la préservation et de la valorisation du patrimoine culturel subaquatique, pour vous dire l’intérêt que nous accordons à la recherche et à la valorisation du patrimoine culturel.

Centre incontesté de la civilisation humaine, parcours privilégié du négoce et lieu de cristallisations et d’interactions des civilisations successives, le bassin méditerranéen fut le carrefour d’échanges et une passerelle de rapprochement entre les peuples. Sur ses rivages des ports ont été édifiés, des portes ont été ouvertes à l’autre, des embarcations avaient échoué, des villes ont été englouties ou submergées et bien d’autres faits de l’histoire se sont produits.

Il n’y a pas mieux que la recherche archéologique subaquatique pour déterrer cette histoire. L’exploration des rivages, des ports anciens et de toute parcelle du littoral permettrait de renouer avec des éléments méconnus de la mémoire collective, d’écrire notre histoire et en tirer les enseignements qui nous permettraient d’appréhender l’avenir pour que le bassin méditerranéen soit réellement un havre de paix et d’entente entre les peuples.

L’Algérie regorge de biens culturels inestimables qui gisent au fond de l’eau et on recense 27 ports antiques qui n’ont pas encore révélé leurs secrets. Au temps de la régence d’Alger, les navires de guerre étaient souvent engagés dans des batailles maritimes. On peut citer une des batailles les plus connues sur la baie d’Alger et qui a coûté une grande perte à Charles Quint en 1541 car plus de 200 navires sont échoués après une bataille farouche aux portes d’Alger ce qui nous laisse croire que la côte algéroise regorge de vestiges et bien d’autres épaves et objets.

N’oublions pas le nombre important d’échanges commerciaux, depuis la plus haute antiquité, sur tout le bassin méditerranéen. Là encore, la côte algérienne avec toute son étendue et ses ports, ne peuvent que témoigner d’une activité commerciale très intensive. Tous ces évènements, et tellement d’autres qu’on n’a pas cité, nous présagent de la présence d’un potentiel considérable en terme de vestiges archéologiques engloutis sous les eaux.


Mesdames et Messieurs.

La ratification par l’Algérie de la Convention de l’Unesco de 2001 sur la protection du patrimoine subaquatique engage notre pays à l’application de son contenu et dans la connaissance et la préservation de cet héritage culturel de l’Humanité.

L’élection de l’Algérie en 2017 en tant que membre du Conseil Consultatif Scientifique et Technique (STAB) de la convention de 2001, puis l’élection en 2019 de son représentant pour la présidence du dit Conseil à l’unanimité de ses membres lors de la 7ème Conférence des États parties ouvre des perspectives favorables de coopération dans le domaine du subaquatique, que le Ministère de la Culture, à travers le CNRA, a inscrit parmi les activités prioritaires dans ses programmes de recherche.

C’est à ce titre que le Centre National de Recherche en Archéologie (CNRA), s’engage dans un projet fort intéressant ; celui de l’inventaire du patrimoine culturel subaquatique et d'assurer efficacement sa protection, sa préservation et sa mise en valeur.

Un projet est dores déjà inscrit dans le cadre du développement de la recherche en archéologie sous-marine et du littoral ayant pour objectifs notamment :
• L’étude des sites archéologiques partiellement et complètement submergés ;
• Dresser un inventaire patrimonial de tout le potentiel existant sur la côte sous-marine ;
• Une cartographie générale des sites archéologiques côtiers et maritimes ;
• Elargir la connaissance de la constitution des paysages côtiers et littoraux et leur évolution à travers l’histoire .

Le CNRA, a déjà tracé depuis 2017, une feuille de route au profit des chercheurs en archéologie subaquatique et des doctorants d’universités algériennes. Des ateliers de formation en architecture navale, en relevés photogrammétriques en milieu marin et d’archéologie côtière avec Aix-Marseille Université sont organisés cycliquement.

Cette rencontre est l’occasion pour vous de débattre du sujet dans le but de promouvoir la coopération entre les spécialistes et entre les centres de recherches ; bref, de promouvoir une coopération fructueuse qui permettrait aux générations futures de comprendre le passé pour mieux appréhender les défis de l’avenir et ceux de l’espace qui nous rassemble.

Je vous remercie pour votre attention.


Alger, le 28 octobre 2019

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