La sauvegarde du patrimoine culturel maghrébin renforce la sécurité nationale de ses peuples

CHINGUETTI (MAURITANIE) - La sauvegarde du patrimoine culturel, matériel et immatériel, du Maghreb arabe est à même de consolider l'immunité de ses peuples, raffermir leur cohésion sociale et renforcer leur sécurité nationale, a affirmé, en Mauritanie, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, et ministre par intérim de la Culture, Hassane Rabehi.

Dans une allocution à l'ouverture de la 9e édition du Festival des Villes anciennes de Chinguetti (Mauritanie), dont l'Algérie est l'invité d'honneur, M. Rabehi a exprimé sa conviction que l'avenir des peuples de la région "est tributaire de la préservation de notre identité et de nos constantes puisées dans notre culture, patrimoine et mémoire".

A ce propos, le ministre a mis en avant le patrimoine "séculaire, pluriel et diversifié" de l'Algérie et des pays du Maghreb arabe, qui se partagent, "une histoire millénaire" qui leur a permis de contribuer à la fondation et l'édification des civilisations méditerranéennes, islamiques et africaines, a-t-il dit.

M. Rabehi a évoqué, dans ce sens, le riche patrimoine architectural des pays de la région "l'instar des Ksour et des Casbahs classés, que nous nous attelons à valoriser dans le cadre du développement durable".

La protection et le sauvegarde de ce patrimoine architectural pour sa transmission aux générations futures ont impliqué leur classement en secteurs sauvegardés conformément aux recommandations de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Un encadrement juridique à la faveur duquel ces villes antiques sont soumises aux règles de préservation du patrimoine culturel afin de garantir "la protection globale de leur tissu urbain et de ses espaces tels les bâtisses, les sites, les ruelles et les Souk".

Il a rappelé, dans ce sens, la création, à ce jour, de 22 secteurs sauvegardés alliant patrimoine culturel matériel et immatériel, car se sont des villes archéologiques peuplées, "perpétuant le patrimoine matériel par leurs murs, murailles et ruelles et le patrimoine immatériel par les traditions, les us et les coutumes, qui font leur particularité et sous tendent leur identité singulière".

Pour M. Rabehi, "la réhabilitation des villes anciennes et leur exploitation dans le cadre du développement socioéconomique est "un choix optimal pour nos pays qui aspirent au développement durable", ajoutant que l'investissement dans le patrimoine culturel est un axe important auquel il convient de réfléchir.

"Combien même les facteurs du temps impactent-ils les villes anciennes, leur âme continuera à vivre tant que leur culture et leur patrimoine continuent à battre dans le coeur de leurs habitants", a-t-il poursuivi, précisant que "leur réhabilitation ne peut se limiter à leur restauration et rénovation, mais nécessité également la revalorisation de leur patrimoine immatériel".

Evoquant le Festival des Villes anciennes à Chinguetti, le ministre par intérim de la Culture a estimé que l'institution de cette manifestation témoigne de l'importance qu'accorde la Mauritanie au patrimoine culturel architectural dans la préservation de la mémoire, soulignant que ces civilisations et legs "nous ont façonné en tant que pays maghrébins et africains et en tant que peuples profondément ancrés dans l'histoire des cultures humaines".

Dans ce cadre, M. Rabehi a salué la préservation par la ville antique de Chinguetti de son legs, qui lui a permis de demeurer "un phare et un lien sacré de par les œuvres de ses Oulémas à travers l'histoire".

Cette ville, qui a toujours été un haut lieu de rayonnement des zaouïas, qui ont laissé leur empreinte dans l'histoire de la région grâce à leurs apports à travers les siècles et l'établissement d'une relation interactive étroite avec les autres civilisations", a-t-il dit citant particulièrement Tlemcen, Adrar, Touat, Biskra, Bejaïa et Tihert en Algérie.

Le ministre a rappelé en outre que Chinguetti a été un lieu de rencontre avec les Oulémas d'Algérie, notamment le Cheikh Abdelkrim El Meghili, qui a eu un rôle prépondérant dans la diffusion de la science et du message de l'Islam en Afrique".

M. Rabehi a tenu à exprimer la considération que voue l'Algérie à la Mauritanie, pays frère pour "ses efforts visant à assurer la prospérité de ses enfants, consolider les liens entre les deux peuples afin de hisser la coopération bilatérale au service de la complémentarité escomptée dans divers domaines".

S'adressant au président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Ahmed Ghazouani, M. Rabehi s'est réjouit du choix de l'Algérie en tant qu'invité d'honneur du Festival des Villes anciennes de Chinguetti, félicitant le peuple mauritanien qui s'apprête à célébrer le 59e anniversaire de son indépendance.


APS

Allocution du Ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, et Ministre par intérim de la Culture, Hassane Rabehi. à l'ouverture de la 9e édition du Festival des Villes anciennes de Chinguetti (Mauritanie)

 

Monsieur Hassane RABEHI, Ministre de la Communication Porte-Parole du Gouvernement et Ministre de la Culture par intérim a reçu, en date du 31 du octobre 2019, l’Ambassadeur de la République de Cuba, Madame Clara Margurita PULIDO ESCANDELL venue lui rendre une visite d’adieu à l’issue de la fin de sa mission en Algérie.

 Madame l’Ambassadeur a tenu à exprimer sa satisfaction de l’état des relations bilatérales dans tous les domaines et de la constance de la coopération culturelle entre les deux pays.

 Monsieur le Ministre a, pour sa part, salué les acquis de la coopération entre les deux pays et réitéré la volonté de les promouvoir davantage et de les élargir à d’autres domaines notamment ceux de la formation, de l’enseignement et des sports.


 

Le Ministre de la Communication, Porte Parole du Gouvernement , et Ministre de la Culture par Intérim Hassane Rabehi, inaugure le 24e salon international du livre d'Alger.

Le Ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement et Ministre de la Culture par intérim, Hassane Rabehi, a inauguré mercredi après-midi au Palais des expositions (Pins maritimes, Alger) le 24e Salon International du Livre d'Alger (SILA).

Accompagné du ministre de la Culture et de la Communication sénégalais Abdoulaye Diop et de membres du gouvernement algériens, M. Rabehi a visité le stand de l'invité d'honneur de cette édition, le Sénégal, où des explications lui ont été données sur la littérature et l'histoire de ce pays.

Des membres du gouvernement dont les ministres des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tayeb Bouzid, de l'Environnement et des Energies renouvelables, Fatma -Zahra Zerouati, du Tourisme et de l'Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, des Affaires religieuses, Youcef Belmehdi ont accompagné le ministre lors de cette cérémonie d'inauguration.

Le ministre a également visité les stands d'institutions publiques comme celui du ministère de la Culture qui abrite le Centre national de recherche en préhistoire anthropologie et histoire (Cnrpah) où il s'est entretenu avec le directeur du centre Farid Kherbouche.

Au stand de l'Office des publications universitaires (Opu), M. Rabehi a insisté sur la "nécessité pour l'université algérienne de s'ouvrir sur le monde à travers les échanges entre le universités dans le domaine des sciences, notamment".

Dans ce même espace, le ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a rappelé "le besoin de développer le livre numérique pour s'adapter aux changements technologiques".

lire aussi : Sila 2019: un millier d'éditeurs pour le plus attendu des rendez-vous culturels de l'année

La délégation a également visité les stands réservés aux instituts culturels étrangers dont le Goethe Institut où Hassan Rabehi s'est entretenu avec son représentant avant de poursuivre sa tournée des stands des éditeurs dont ceux de l'Anep, l'Enag ou encore El Hikma

Le 24e Sila, qui ouvre ses portes au public jeudi, accueille plus d'un millier d'exposants proposant de 183 000 titres.

Le Sénégal, invité d'honneur de cette édition, est représenté par une délégation d'auteurs, parmi eux Khallil Diallo, Rahmatou Seck Samb, ou encore Abdoulaye Racine Senghor.

Des rencontres et conférences sur l’histoire, la littérature, le théâtre, la poésie populaire algérienne dite "Melhoun" et la bande dessinée sont également au programme de cette édition en plus de la commémoration du cinquantenaire du Festival culturel panafricain d'Alger de 1969, organisée à l'espace "Esprit Panaf".

Sur le thème de la "citoyenneté active", le 24ème Sila devra abriter les 11èmes Rencontres euromaghrébines des écrivains organisées par la délégation de l'UE en Algérie.

Une quarantaine de pays participent au 24ème Sila qui s'ouvre au public jeudi.

Jusqu'au 9 novembre, le salon accueillera les visiteurs tous les jours de 10h00 à 19h00

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Patrimoine subaquatique:

Des experts et contrôleurs internationaux ont pris part, lundi à Alger, à une conférence extraordinaire du Conseil consultatif scientifique et technique (STAB) relevant de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), avec pour thème la valorisation de la convention de l'UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique, adoptée en 2001.

La convention de l'UNESCO de 2001, signée, jusqu'à ce jour, par 62 pays dont l'Algérie, vise la valorisation et le sauvegarde du patrimoine culturel mondial subaquatique.

Le STAB regroupe 14 pays membres dont l'Argentine, l'Afrique du Sud, le Maroc, la Slovénie, le Mexique et l'Algérie.

Les intervenants à cette conférence, organisée pour la 1ère fois en dehors du siège de l'Unesco, ont présenté leur évaluation sur la convention depuis son adoption, les entraves auxquelles elle se heurte sur le terrain, et les initiatives de certains pays dans le cadre du STAB visant à valoriser et sauvegarder leur patrimoine englouti, à l'instar des vestiges du lac "Atitlan" de Guatemala (civilisation Maya).

Monsieur Hassane Rabehi, Ministre de la Communication Porte –parole du Gouvernement et Ministre de la Culture par intérim a, dans une allocution lue en son nom par le chef de Cabinet Nourredine Atmani souligné notamment "Le choix de l'Algérie à ce Conseil en 2017, puis sa présidence par ce même pays en 2019, ouvre de grandes perspectives de coopération dans le domaine du patrimoine subaquatique".

Il a ajouté également que le ministère, représenté par le CNRA, accordait "un intérêt particulier" à ce patrimoine dans ses programmes de recherche.

Indiquant que cette rencontre constituait une occasion pour les experts algériens de bénéficier de l'expérience des pays participants en matière de préservation et de valorisation du patrimoine algérien subaquatique, Mr ATMANI a déploré, en revanche, "l'absence, à ce jour, d'une évaluation scientifique et archéologique, sérieuse et méthodique" de ce patrimoine subaquatique algérien.


A ce titre, l'intervenant a rappelé l'ouverture par son centre d'un atelier en 2017 en vue d'élaborer une cartographie du patrimoine englouti sur le littoral algérien et préparer une stratégie pour sa préservation, avec la participation d'un groupe de chercheurs relevant du centre.

L'Algérie regorge de plusieurs vestiges subaquatiques tout au long de ses côtes méditerranéennes qui restent, dans leur ensemble, non valorisées, précisent les experts.

Pour sa part, le Musée public national maritime avait annoncé en début 2019 la découverte de 23 canons de l'époque ottomane immergés par les eaux du site le Rocher blanc, à Cherchell (Tipaza).

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